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Coup de force à l’APN : le bureau de l’APN constate « la vacance » du poste du président

Les députés frondeurs passent à une étape supérieure dans le bras de fer qui les oppose au président de l’APN, Saïd Bouhadja. Ils viennent d’imposer, à leur manière et loin et loin de toutes les règles législatives régissant le parlement et sa chambre basse, la vacance du poste du président.

Melissa NAIT ALI

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Les députés frondeurs passent à une étape supérieure dans le bras de fer qui les oppose au président de l’APN, Saïd Bouhadja. Ils viennent d’imposer, à leur manière et loin et loin de toutes les règles législatives régissant le parlement et sa chambre basse, la vacance du poste du président.

Effectivement, après avoir cadenassé, mardi dernier, les portes de l’Assemblée et mis sous scellés les bureaux du 5ème étages du bâtiment abritant l’APN pour empêcher Saïd Bouhadja, de travailler, les contestataires ont convoqué, aujourd’hui, une réunion extraordinaire du Bureau de l’APN pour achever leur action.

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Ils viennent juste d’annoncer la vacance de ce poste, alors que son président est encore vivant et refuse de démissionner. La réunion des membres du bureau, présidée par le député El Hadj Laïb, en sa qualité de doyen de l’Assemblée, a chargé la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés « d’élaborer un rapport constatant la vacance et le soumettre en séance plénière à l’adoption de la majorité des membres de l’APN ».

Le bureau de l’Assemblée affirme que la décision est prise en raison de « l’incapacité » de Saïd Bouhadja à assumer ses fonctions. Les agissements des députés de la majorité ont suscité la colère et l’indignation des élus de l’opposition.

 Putsch !

C’est le cas du président du RCD, Mohcine Belabbas, qui a condamné « une dérive ». « Des députés s’apprêtent à commettre un coup d’Etat à l’Assemblée nationale sous couvert de l’annonce d’une vacance du poste de président. S’il venait à être toléré voire validé, ce renversement du président de l’Assemblée nationale de façon illégale par des individus hors la loi et sans aucune autorité, marquera une nouvelle étape de la dérive autoritaire des clans dominant à l’intérieur du système », écrit Mohcine Belabbas sur sa page Facebook.

Et d’ajouter : « Aucun citoyen ne peut accepter une telle dérive et aucune raison ne peut justifier un tel acte parce qu’un coup d’État est un coup d’État ». Pour sa part, le parti d’Abderrazak Makri a vigoureusement le cirque politique qui se déroule depuis deux jours.

Dans un communiqué rendu public, le président du MSP qualifie d’ «immoral et d’illégal» le comportement des députés de la majorité qui réclament la tête du président de l’APN.

 

 

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Boudjemaa Talaï devant la Cour suprême ce lundi

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L’ancien ministre des transports et des travaux publics, Boudjemaa Talaï, comparait ce lundi, devant le juge enquêteur près la Cour suprême pour être entendu sur des affaires liées à la corruption.

 

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Boudjmaa Talaï qui est cité dans des affaires de malversation enregistrées dans le secteur des travaux publics, doit répondre aux chefs d’accusation d’octroi d’indus avantages dans les marchés et contrats publics, de dilapidation de deniers publics, d’abus de fonction et conflit d’intérêt et corruption dans l’octroi des marchés publics.

Pour rappel,  le ministère de la Justice avait demandé, en juin dernier, la levée de son immunité parlementaire.

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Béjaïa : Les citoyens empêchent une conférence soupçonnée d’être en faveur de l’Instance de dialogue

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Le Panel de Karim Younes continue à s’attirer les foudres des citoyens. Après avoir subi le rejet populaire à Oran, Chlef et Boumerdes, voila qu’il vient d’être une nouvelle fois récusé par les habitants de Béjaia.

 

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Ce mardi matin, de nombreux citoyens se sont rassemblés devant la bibliothèque principale de la lecture publique de la wilaya pour empêcher la tenue d’une conférence organisée par l’Association pour la renaissance de la medersa El Kheldounia de Bejaia, sur la crise politique que connait le pays depuis plus de six mois.

Selon la page Facebook Bejaia sois l’observateur, les manifestants soupçonnent ces conférences d’être en faveur de l’Instance de dialogue de Karim Younes surtout que celles-ci devaient être animées par Salah Derradji, ex-sénateur FLN, Mustapha Mekideche, vice-président du CNES et Walid Laggoune, professeur en droit institutionnel.

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28e mardi. Les étudiants répondent à Gaid Salah: « Il n’y aura pas de vote avec la bande au pouvoir »

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Les indomptables parmi la communauté ont réinvesti les rues d’Alger pour le 28e mardi contre le pouvoir en place. Les étudiants, dont la mobilisation reprend de plus belle, n’entendent pas céder notamment avec le dernier discours du chef d’état-major qui a suggéré lundi la convocation du corps électoral le 15 septembre.

 

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Leur voix vibrent une nouvelle fois, ce mardi 3 septembre, pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’entêtement du pouvoir à imposer sa feuille de route quand bien même récusée par les manifestants. Aujourd’hui, les étudiants promettent une mobilisation de force aussi longtemps que leur voix peine à trouver oreille attentive.

Comme les mardis derniers,  les jeunes hirakistes décident encore une fois d’investir la rue pour porter à bras-le-corps les revendication populaires, qui sont aussi les leurs et auxquelles le chef de corps d’armée vient d’opposer « une fin de non-recevoir ». « Dawla madania, machi askaria », « Les généraux à la poubelle, et l’Algérie accèdera à l’indépendance ! », a-t-on scandé en guise de réponse à Gaïd Salah qui, pour démontrer sa volonté à imposer sa feuille de route allant à contre sens des aspirations des Algériens, souhaite la convocation le corps électoral le 15 du mois en cours. Mais les étudiants, appuyés par la participation des têtes grisonnantes, ont donné leur réponse « makanch intikhabat m3a l’issabat » (pas d’élections avec la bande),  « les généraux lazam ytirou », crient à gorges-déployées les manifestants.

Force est de souligner que la plupart des manifestants sont des non-étudiants qui ont décidé de participer à la marche pour réaffirmer leur soutien à la contestation estudiantine, considérée comme le fer de lance du hirak. « Nous les soutenons (étudiants) chaque mardi pour donner force à leur mouvement. Ce sont nos enfants, nous restons toujours à leur côtés. Il s’agit de leur avenir et l’avenir de notre maison commune, l’Algérie. Les Algériens doivent rester mobilisés, la bande au pouvoir est très difficile à manier et a montré son mépris aux aspirations populaire. Maintenant c’est eux ou nous. Mais nous aurons, si dieu le veut, notre indépendance », témoigne un sexagénaire les yeux embués par la confiance et la colère.

Cependant, les manifestants doivent également faire face à la machine répressive que le pouvoir ne semble pas vouloir l’arrêter afin de fragiliser le hirak et étouffer les voix discordantes. Ce mardi, des policiers en civil déployés en force dans les rues d’Alger, ont arraché des pancartes aux manifestants à la place des martyrs. Imperturbables, les hirakistes ne cédent pas à la provocation et poursuivent pacifiquement leur mouvement, selon des témoins sur place.

Aujourd’hui, les étudiants ont répondu clairement aux tenants du pouvoir. « Il n y’aura pas de vote tant que les symboles du régime en l’occurence, Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui sont toujours au sommet de l’Etat ». « Nous allons poursuivre les marches et nous jurons que nul ne peut nous arrêter », scandent les voix vibrantes et harmonieuses à Alger et dans les autres villes du pays.

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