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Corruption en Algérie : Farid Bedjaoui condamné à cinq ans de prison

Poursuivi pour avoir versé plusieurs millions de pots-de-vin, l’homme d’affaires algérien a été condamné à cinq ans et cinq mois de prison par le tribunal de Milan. La sentence a été prononcée par contumace.   

Melissa NAIT ALI

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Le verdict est tombé cette après-midi. Après des années d’instruction, l’affaire Saïpem-Sonatrach a été enfin jugée en Italie et les condamnations tombent contre les principaux mis en cause, dont l’un des proches de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, Farid Bedjaoui.

Poursuivi pour avoir versé plusieurs millions de pots-de-vin, l’homme d’affaires algérien a été condamné à cinq ans et cinq mois de prison par le tribunal de Milan. La sentence a été prononcée par contumace.

Ses deux complices, Samyr Ouraied et Omar Habour, quant à eux, ils ont écopé de quatre ans et un mois de prison ferme. En revanche, le tribunal de Milan a décidé d’acquitter le groupe pétrolier italien ENI et son ex-patron Paolo Scaroni. Pourtant, ils étaient les premiers concernés par l’accusation de corruption internationale en Algérie.

Farid Bedjaoui, 48 ans, selon plusieurs sources médiatiques, a été condamné pour son rôle d’intermédiaire ou de facilitateur dans le cadre de sept contrats obtenus par la firme italienne Saipem auprès du groupe pétrolier algérien Sonatrach.

Le montant de la transaction remonte, rappelons-le, à 8 milliards d’euros. Le tribunal de Milan a ordonné la confiscation des 197 millions d’euros versés par Saipem à Farid Bedjaoui en échange de ses interventions dans ces contrats.

Pour rappel, Farid Bedjaoui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en 2014 par les procureurs du tribunal de Milan. Selon les mêmes sources, le procureur Fabio de Pasquale Giordano Baggio accuse l’ancien proche de Chakib Khelil d’avoir versé plusieurs millions d’euros de pots-de-vin et des rétrocommissions à des responsables italiens et algériens, prélevés sur les 197,9 millions d’euros obtenus via sa société écran Pearl Partners basée à Hong Kong, pour avoir joué les intermédiaires entre Saipem et Sonatrach.

 

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