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Politique

Coronavirus: Les dernières mesures adoptées

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | les dernières mesures adoptées

L’adoption des mesures préventives pour contrer la propagation du coronavirus se poursuit. Plusieurs instructions ont été données aux différentes autorités régionales dans l’espoir de stopper la contamination du virus.

Suspension des liaisons maritimes et aériennes avec l’Europe. Fermeture des espaces publiques dont les jardins, les sites culturels et les centres commerciaux. L’arrêt immédiat des activités des salles des fêtes et lieux de loisirs. Ce sont entre autres, les mesures préventives adoptées .

Liaisons aériennes et maritimes

“Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a instruit le ministre des Travaux publics et des transports de suspendre temporairement les dessertes de voyageurs aériennes et maritimes à destination ou en provenance de l’Europe à compter de jeudi 19 mars”, indique un communiqué rapporté par l’APS.

Selon la même source “cette suspension exceptionnelle, recommandée par les autorités sanitaires nationales, sera accompagnée par un dispositif de rapatriement de nos citoyens voyageant actuellement dans les pays concernés selon les conditions et modalités qui seront fixées par les compagnies de transport aériennes et maritimes” .

Fermeture des espaces publiques

Les espaces publiques et culturels qui témoignent habituellement d’une grande affluence citoyenne ont été fermés jusqu’à nouvel ordre, notamment le jardin d’essai d’El Hamma à Alger, le site archéologique et le musée de “Cuicul” dans la ville de Djemila à Sétif. La décision de fermeture a également touché les deux plus grands centres commerciaux la capitale et d’Oran.

“Chers visiteurs nous vous informons que le Jardin d’Essai du Hamma est fermé jusqu’à nouvel ordre suite aux directives données par le Wali d’Alger” a annoncé la direction du jardin sur Facebook.

La fermeture du site archéologique intervient quant à elle dans le même cadre des mesures prises pour empêcher la propagation du coronavirus et en application des directives émises par le ministère de tutelle”, comme l’a précisé le directeur local de la culture, Samir El Taâlabi à l’APS.

En ce qui concerne la fermeture des deux centres commerciaux de Bab Ezzouar d’Alger et Es-Senia à Oran, celle-ci interviendra à compter de ce lundi à 20h.

“La direction de la société des centres commerciaux d’Algérie informe l’ensemble de ses locataires de sa décision de fermeture momentanée de ses centres commerciaux et de loisirs”, indique-t-on dans un communiqué.

L’arrêt immédiat de l’activité des salles des fêtes et lieux de loisirs

Hier, la direction du Commerce de la wilaya d’Alger a instruit l’arrêt immédiat des activités des salles des fêtes, des bains maures (hammam), lieux de loisirs et de divertissement et des salons périodiques, et ce dans le cadre des mesures préventives pour la lutte contre la propagation du coronavirus.

Report des examens de rattrapage universitaires

A Laghouat, les examens de rattrapage du premier semestre à l’Université Amar Thelidji de Laghouat ont été reportés à une date ultérieure à titre préventif contre le coronavirus , a annoncé lundi le recteur à l’APS.

Report des manifestations sportives

Toujours dans le cadre de la prévention, le ministère de la Jeunesse et des Sports a annoncé dimanche le report, à compter de ce lundi 16 mars, de toutes les manifestations sportives (championnats et coupes), toutes disciplines confondues, jusqu’au 5 avril.

Dans un déclaration accordé ce lundi à la radio algérienne, le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid, a indiqué que d’autres mesures “seront prises au fur et à mesure de l’évolution de la situation” affirmant que “toutes les possibilités de riposte” peuvent être envisagées.

L’adoption et le respect des mesures préventives deviennent nécessaire face à la progression du coronavirus en Algérie. Depuis le début de l’épidémie, le pays a recensé 54 cas confirmés dont quatre morts.




Politique

Interdiction d’une réunion du RCD: La wilaya d’Alger s’explique

Yasmine Marouf-Araibi

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La wilaya d’Alger a répondu ce vendredi au parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) dont la session ordinaire du conseil national, qui devait se tenir ce vendredi, a été empêchée. La wilaya d’Alger justifie le refus de la demande du RCD par la conjecture sanitaire liée à la pandémie de coronavirus.

“En réponse au communiqué du 23 septembre 2020 diffusé par le parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie à travers lequel il dénonce à l’opinion publique le refus de la wilaya d’Alger quant à sa demande d’organiser une session ordinaire du Conseil nationale le 25 septembre à l’hôtel Erriadh à Staoueli . La wilaya d’Alger informe que les rassemblements publics dans la conjecture actuelle sont soumis à des mesures préventives et un protocole sanitaire spécial qui garantit la protection des participants du risque d’une contamination par le coronavirus”, indique le communiqué diffusé ce matin par la wilaya d’Alger.

« La demande faite par le RCD comprend la participation de près de 250 personnes, sans compter les personnes chargées de la couverture médiatiques, dans une salle dont la capacité ne dépasse les 200 places. Prenant en considération les mesures préventives à prendre pour éviter la propagation de la pandémie de coronavirus, nous n’avons pas délivré l’autorisation pour la tenue de cette réunion publique », explique la wilaya d’Alger.

Pour rappel, le RCD a dénoncé, le 23 septembre, le refus de la wilaya d’Alger de lui accorder l’autorisation pour tenir sa session ordinaire du conseil nationale. Pour le parti, cette décision est « une remise en cause du multipartisme ».

Notons, par ailleurs, que le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, a demandé jeudi la levée de l’immunité parlementaire du président du RCD, Mohcine Belabbas.

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Politique

Des médias francophones publics appellent à la libération du journaliste Khaled Drareni

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Des dirigeants des médias francophones publics ont réitéré jeudi leur appel à la libération du journaliste Khaled Drareni qui a été condamné, en appel, le 15 septembre à deux ans de prison ferme pour “atteinte à l’unité nationale” et “incitation à attroupement non armé”.

“Cette condamnation est une atteinte grave à la liberté de la presse que rien ne saurait justifier. Il est intolérable que des journalistes soient pris pour cible en raison de leur activité professionnelle”, ont dénoncé les signataires de l’appel, dont Sibyle Veil, PDG de Radio France et présidente de l’organisation Les médias publics, et Yves Bigot, le patron de la chaîne TV5 Monde, dont Khaled Drareni est le correspondant en Algérie.

Les signataires incluent également les dirigeants d’Arte France, de France Médias Monde (France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya), France Télévisions, TFO (Télévision française de l’Ontario), Radio-Canada, la RTBF (Belgique), la Radio Télévision Suisse, Télé-Québec et TV5 Québec Canada.

“Quel que soit le lieu d’exercice de leur profession, la sécurité et l’indépendance des journalistes doivent être assurées afin qu’ils puissent exercer librement leur profession. C’est la condition d’une information libre, impartiale et équilibrée”, ont-ils ajouté dans un communiqué publié jeudi et repris par l’AFP.

En août dernier, l’organisation Les Médias Francophones Publics (MFP), qui regroupe plusieurs diffuseurs dont TV5 Monde, ARTE, Radio Canada, Radio Télévision Suisse et Radio France, ont appelé à la libération de Khaled Drareni après sa condamnation à trois ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed.

Arrêté le 07 mars dernier alors qu’il couvrait une manifestation du Hirak à Alger, Khaled Drareni a été condamné en première instance, le 10 août dernier, à trois ans de prison ferme. Le 15 septembre, sa peine a été réduite, par la Cour d’appel d’Alger, à deux ans de prison ferme. Mais cela n’a pas absorbé la colère des partisans de la liberté d’expression qui considèrent que la condamnation du journaliste est “une atteinte flagrante” à la liberté de la presse en Algérie.



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Politique

Les raisons sont inconnues : le ministre de la justice demande la levée de l’immunité parlementaire de Mohcine Belabbas

Achour Nait Tahar

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©DR| Mohcine Belabbas, Président du RCD


Les pressions contre le RCD et son président, Mohcine Belabbas, s’accentuent visiblement. Au lendemain de l’interdiction de la réunion de la 6ème session ordinaire du conseil national du parti (elle se tiendra finalement ce vendredi au siège national de cette formation ndlr), on annonce que le ministère de la justice a demandé, aujourd’hui, la levée de l’immunité parlementaire de Mohcine Belabbas.

L’information est diffusée, en fin d’après-midi, par plusieurs sites qui rappellent que le département de Belkacem Zeghmati a également renouvelé sa demandé de la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien ministre des ressources en Eau et député du FLN, Abdelkader Ouali, impliqué dans des affaires dites de corruption.

Pour l’instant les raisons ayant amené le ministre de la justice à lever l’immunité du président du RCD demeurent inconnues. Mohcine Belabbas, rappelons-le, a été convoqué, il y a quelques semaines, par la gendarmerie nationale pour les besoins de la finalisation de l’enquête sur le décès d’un ressortissant marocain sur son chantier personnel. L’affaire remonte à deux ans.

Mohcine Belabbas, rappelons-le, a répondu à la convocation et il avait accepté, sans faire valoir son immunité, de répondre aux questions des gendarmes. Y-t-il une arrière-pensée derrière cette action du ministre de la justice ? Veut-on lui coller d’autres affaires ? Rien n’est moins sûr.

Mohcine Belabbas, rappelons-le, s’est montré sans concession avec le pouvoir en place. Durant le hirak, il prenait part à toutes les marches, et il chargeait à chaque fois les tenants du pouvoir, notamment l’ancien chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah.

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