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Politique

Coronavirus : « le pire est à venir pour les pays les plus pauvres », prévoit la banque mondiale

Melissa NAIT ALI

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© DR | La banque mondiale prévoit le pire pour les pays les pauvres


La crise sanitaire engendrée par le coronavirus risque d’avoir encore des conséquences plus graves pour les pays pauvres. C’est du moins ce que prévoit la banque mondiale (BM) qui suit de très près les répercussions sociales et économiques qui devrait être « d’une ampleur inégalée ».


« Pour les pays les plus pauvres cependant, le pire est à venir. Car ils sont profondément défavorisés pour affronter la crise : leurs systèmes sanitaires sont fragiles et leur accès à des fournitures médicales indispensables précaire, tandis que leur économie est moins résiliente aux chocs et fortement tributaire des échanges commerciaux », selon la banque mondiale dans un communiqué rendu public sur son site internet.

Pour la BM, les pays les plus pauvres risquent d’être bientôt touchés sur tous les fronts. « Et la catastrophe économique et sociale qui les frappera aura des effets qui se propageront dans l’ensemble du monde, en favorisant la diffusion du virus et en mettant en péril le redressement de l’économie mondiale », explique la banque mondiale.

La coopération pour aider ces pays à éviter le pire, souligne la BM, n’est pas seulement un impératif moral. « Elle est dans l’intérêt de tous. Les choix que nous faisons aujourd’hui auront des effets durables sur la capacité des pays en développement à faire face à la crise sanitaire et économique ».

Selon la même source, « trop de pays prennent actuellement des mesures de nature à compromettre l’accès aux produits médicaux et à déstabiliser les marchés alimentaires ». « Pourtant, le passé récent nous a appris que ces politiques, outre le fait qu’elles sont inefficaces, ont en réalité pour effet d’aggraver le mal qu’elles prétendent combattre. Il serait au contraire plus judicieux d’adopter une approche coordonnée afin d’accroître la production et de répondre aux besoins des plus vulnérables », préconise la BM.

Vers l’aggravation de la crise sanitaire

Selon la BM, si la grande majorité des cas d’infections au coronavirus signalés jusqu’à présent ont concerné des pays développés, « le nombre de contaminations dans les pays en développement pourrait augmenter considérablement dans les prochains mois ».

« Quoi qu’il en soit, les ravages économiques de la pandémie se propagent déjà : les chocs d’offre et de demande se conjuguent et se répercutent d’un pays à l’autre à travers leurs effets sur les voyages, le commerce, la finance, les marchés des produits de base et la confiance des investisseurs », soutient la même source.

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