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Politique

Coronavirus : Fermeture des espaces publics et réduction des activités des tribunaux

Melissa NAIT ALI

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© DR | Coronavirus
© DR | Coronavirus

Les mesures de prévention contre la propagation du coronavirus se multiplient. Après la fermeture des écoles, des universités, des crèches et des centres de formation, les autorités prennent aussi, depuis hier dimanche 15 mars, d’autres mesures préventives visant à garantir la santé des citoyens.

En effet, le ministère de la jeunesse et des sports avait annoncé la suspension de toutes les compétitions sportives et la fermeture des stades. Pour sa part, le ministère du commerce a demandé la fermeture des salles de cinéma, des salles de fêtes et des bains maures.

Dans certain wilayas, il a été décidé aussi, à partir d’aujourd’hui, la fermeture des jardins et des espaces publics qui accueillent, habituellement, des foules nombreuses. C’est le cas à Alger et dans la wilaya de Blida.     

 D’autres localités pourront suivre dans les prochains jours. Il faut dire qu’au niveau de la population, la prise de conscience du danger que représente cette pandémie est palpable. Mais la psychose risque de gagner la population. Depuis samedi, des commerces sont pris d’assaut par les citoyens qui commencent à stocker la nourriture de peur d’une éventuelle mesure de confinement.

Pénurie des masques et de gel hydro-alcoolique

Les premières conséquences de cette peur qui s’installe dans la société sont déjà visibles à travers la pénurie des masques de protection et des gels hydro-alcoolique dans les pharmacies. Mais curieusement, ces deux produits dont les prix ont flambé sur le marché, sont disponibles chez les vendeurs à la sauvette qui les vendent d’ailleurs à des prix exorbitant.

Ainsi, les petits flacons du gel hydro-alcoolique vendu entre 120 et 150 DA avant l’épidémie sont cédés, depuis quelques jours, entre 250 et 300 DA. De même pour les masques qui coûtait 10 DA l’unité qui sont vendu actuellement à 100 DA/unité. 

Les activités de tribunaux réduites au strict minimum

 Parmi les mesures de prévention annoncée aussi, il y a celle prise, cet après-midi, par le ministère de la Justice. Ce dernier vient de rendre publique une série de mesures, réduisant l’activité au niveau des juridictions au strict minimum.

Selon le communiqué du ministère, il a été décidé de suspendre les audiences du tribunal criminel, en première instance et en appel, ainsi que les audiences correctionnelles, que ce soit au niveau des tribunaux ou des Cours, à l’exception de celles déjà enrôlées, qui se dérouleront en la présence exclusive des parties, sans le public.

Le ministère prévoit le recours aux procédures du jugement à distance, dans la mesure du possible. Selon le même document, a été aussi décidé de suspendre la sortie des détenus des prisons à la demande du juge d’instruction, sauf en cas de nécessité absolue liée à la détention provisoire, ainsi que la rationalisation du recours à la citation directe par les procureurs de la République.

Pour les présentations, elles se limiteront désormais aux seules personnes placées en garde à vue. De même que sera suspendue l’exécution des peines privatives de liberté pour les personnes non détenues.  Les audiences civiles sont suspendues au niveau des tribunaux. Elles pourront se tenir au niveau des cours, mais seront ouvertes uniquement aux avocats, sans les parties.

Concernant les établissements pénitentiaires, les visites aux détenus sont suspendues, tout en garantissant l’information à leurs familles, au moment où les visites des avocats se feront au parloir, avec un écran séparateur. Enfin les régimes de semi-liberté sont aussi suspendus, tels que les ateliers externes et les permissions de sortie.

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