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Economie

Coronavirus : Cevital affirme que ses produits seront disponibles, sans augmentation des prix

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | le groupe cevital rassure que ses produits seront disponibles

Flambée des prix, forte demande et grande affluence sur les produits alimentaires, face à ses agitations que connait le marché à cause de la propagation du coronavirus, Cevital a rassuré ses consommateurs que ses produits seront disponibles et sans aucune augmentation.

“Dans le contexte de la crise du coronavirus que traverse l’Algérie, nous tenons à rassurer l’ensemble de nos concitoyens de la disponibilités en quantités suffisantes de nos différents produits, notamment les huiles et le sucre, sans aucune augmentation de prix”, rassur le groupe Cevital dans un communiqué.

“En n plus des stocks importants réservés aux cas de fortes demandes, notre usine de Bejaia continue à fonctionner à pleine capacité. Sa production à elle seule couvre les besoins du marché algérien à 200% . Cela sans compter les volumes produits par les trois autres opérateurs qui permettent de couvrir 100% des besoins de notre marché”, poursuit le communiqué.

Concernant la distribution de leurs produits alimentaire sur le territoire national, Cevital assure que “tous nos moyens logistiques sont déployés pour assurer l’acheminement de nos produits à travers le tout territoire algérien”.

“A l’instar de toutes les forces vives de la nation, nous sommes pleinement mobilisés pour aider notre pays à surmonter cette épreuve et en sortir victorieux” affirme le groupe.

Dans le même contexte, le Président du Groupe Cevital, Issad Rebreb,  s’est dit disponible à apporter sa contribution dans la lutte contre la crise provoquée par la propagation du  Covid-19, dans le pays.

«L’Algérie traverse des moments difficiles en raison de l’épidémie du Covid-19. Le Groupe Cevital est prêt à apporter sa contribution aux efforts consacrés à la lutte contre cette crise que connaît notre pays», a indiqué le président du groupe Isaad Rebreb, dans un post diffusé sur les réseaux sociaux hier, 18 mars.

Economie

Des documents hyper confidentiels de Sonatrach dérobés par des hackers

Bouzid ICHALALENE

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© DR | Siège de la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach

L’entreprise nationale des hydrocarbures, Sonatrach, et son partenaires américain Anadarko étaient victimes d’une attaque informatique par le ransomware Maze le 1 avril passé. Les pirates ont dérobé toutes les informations contenues dans la base de données. Plus de 500 méga-octets de documents contenant les stratégies, les budgets, quantités de production ainsi que d’autres informations très sensibles sont mis en ligne. Maze est connu pour ses pratiques de chantage.

Désormais, des informations sensées être très confidentielles comme le prix de revient du baril de pétrole au groupement Berkine, les objectifs fixés pour l’an 2020, et les budgets alloués aux différentes missions des deux compagnies ainsi que les listes des salariés, leurs contacts et même les documents de voyages de certains d’entre-eux sont disponibles au téléchargement ! Comment-est-ce-possible ?

Tout a commencé le premier Avril dernier lorsque le ransomware Maze, devenu l’un des groupes de pirates les plus redoutés au monde entier, annonce sur son compte twitter que la base de données du groupement Berkine appartenant à Sonatrach a été piratée.

Au départ, cela ressemblait à une Fake ! comment la première société en Afrique peut subir une telle attaque ? n’a-t-elle pas les moyens de se payer la meilleure sécurité qui existe au monde ? Pourquoi attaquer précisément le site ou l’américaine Anadarko est présent ? qui sont ces Hackers ?

© INTERLIGNES | Capture d’écran d’un document de la commission des marchés de la compagnie

Selon l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’informations française (ANSSI) qui a travaillé sur le groupe des Hackers après une attaque qui a visé la filiale de construction de l’opérateur Bouygues en fin janvier 2020, soit deux mois avant l’attaque qui a visé Sonatrach, « le rançongiciel Maze a été découvert en mai 2019. Il est principalement connu pour être associé à des divulgations sur Internet d’informations présentées comme issues des systèmes d’information compromis ».

L’agence précise que certains de ses opérateurs ont en effet « choisi d’exercer ce moyen de pression supplémentaire à l’encontre des victimes qui ne payent pas rapidement la rançon demandée. Dans ce cadre, les données sont publiées sur internet ». Le ransomware Maze, variante de ChaCha, ainsi nommé car il utilise l’algorithme cryptographique ChaCha20 est le plus redouté au monde ces dernières années vu qu’ils utilisent une messagerie cryptée.

Ce groupe cybercriminel spécialisé dans le Big Game Hunting, probablement le groupe cybercriminel identifié par Proofpoint sous le nom de TA2101. Pour l’ANSSI, « ce groupe pourrait notamment être responsable des campagnes d’attaques d’octobre 2019 et ainsi cibler les secteurs de la santé, de la construction et de l’IT. Les attaques de ce groupe sont associées à des rançons de plusieurs millions de dollars ».

« les pirates sont soutenus et protégés par leurs gouvernements »

Par exemple, l’attaque contre l’entreprise américaine Southwire en décembre 2019 a été assortie d’une rançon de 850 BTC (Bitcoin est une cryptomonnaie autrement appelée monnaie cryptographique), soit environ 6 millions de dollars.

Devant le refus de payer de la société, les attaquants ont divulgué 14Gb de données présentées comme internes à la société. La ville américaine de Pensacola, également victime de Maze en décembre 2019, s’est vu demander l’équivalent d’un million de dollars contre le déchiffrement de ses fichiers.

Il est intéressant de noter que dans un cas, les attaquants ont déclaré qu’une partie de la rançon permettait d’obtenir l’outil de déchiffrement tandis que l’autre partie permettait d’assurer que les données ne soient pas divulguées. Selon l’l’ANSSI, « au-delà de la pression supplémentaire exercée sur la victime par ces divulgations, il semble ainsi qu’il y ait aussi une volonté de monétiser les données exfiltrées » précise l’agence.

Selon une enquête du New York Times, « le département de la justice Américain a localisé ces pirates en Russie, Iran et Korée du Nord ». La même source précise que, « toutes les demandes d’extradition auprès de ces états ont échoué ». Pour les américains,
Beaucoup de criminels opèrent à partir de pays hors de portée de la loi américaine.

D’ailleurs, le ministère de la Justice a inculpé des pirates informatiques en Iran, en Corée du Nord et en Russie, mais aucun ne semble menacé d’extradition. Les autorités américaines ont soupçonné les pirates d’être soutenus et protégés par les gouvernements des trois pays cités, et en contrepartie, « ils leurs transmettent les fichiers piratés ».

La sécurité des systèmes de Sonatrach ne sont pas fiables ?

Selon des sources auprès de la société nationale, des moyens énormes sont déployés par la société afin d’assurer la sécurité informatique. « Le personnel bénéficie régulièrement de formations, et les fournisseurs de matériels et de solutions Softwares sont les plus fiables au monde » nous a confié une source sûre auprès de la compagnie.

Mais la faille peut venir d’ailleurs. En 2019, la direction des opérations informatique a validé une opération à laquelle se sont opposés plusieurs ingénieurs spécialisés dans la sécurité. « Les services d’Algérie Télécom sont venus à Hassi Messouad, et ils ont recensé tous les ports des connexions, numéro de séries, certificats de connexions et les protocoles des équipements de sécurité ainsi que la stratégie mise en place ».

À l’époque, « la hiérarchie a été interpellée sur la sensibilité de ces données, mais la direction a ordonné la mise à disposition de toutes les informations demandées » regrette la même source qui dénonce la méthode « bureaucratique » de la gestion de la sécurité de la première société nationale. « Il suffit que ces informations tombent entre les mains d’un pirate et tout devient facile. C’est comme avoir les clefs d’ouverture de la porte blindée la plus solide au monde, n’importe qui peut l’ouvrir » nous explique-t-on.

Contrat entre Sonatrach et l’ENGTP

“Ce genre d’informations très sensibles doit rester uniquement au service IT, c’est une arme d’autodestruction” nous ajoute notre source, qui précise qu’il n’est pas entrain d’accuser Algérie Télécom, “mais ce genre d’information doit rester uniquement au département de sécurité de Sonatrach”.

Cela n’est qu’une piste parmi les centaines ou milliers d’hypothèses possibles, mais ce qui est sûr, Sonatrach n’a pas à faire à des pirates amateurs. La question qui se pose maintenant, est ce que Sonatrach a accès à ses données ou pas, car d’habitude, ce groupe de Hackers copie les données, et crypte celles laissées dans les serveurs de la société. Par la suite, Ils demandent une rançon afin de fournir le système de décryptage. Un chantage !

Nous avons essayé de contacter les chargés de communications du ministère de l’énergie et de la société Sonatrach, mais toutes nos tentatives sont restées sans suite.

Est-ce un moyen de pression sur le gouvernement qui s’oppose au rachat des actifs d’Anadarko par Total ?

Dans son historique, ransomware Maze avait l’habitude de s’attaquer principalement aux entreprises américaines, pour preuve, dans les documents révélés par les Hackers, la majorité des documents du personnel sont des américains. Est-ce un Hazard ou y’a-t-il un lien avec le rachat rejeté d’Anadako par Total ?

Selon un communiqué rendu public en décembre 2019, «Mohamed Arkab, ministre de l’Energie, s’est prononcé sur cette opération et a déclaré son incompatibilité avec le maintien d’Anadarko dans le contrat d’association sur le périmètre de Berkine». Le ministère explique qu’«Anadarko, partenaire de Sonatrach sur le périmètre de Berkine a sollicité, conformément à la loi sur les hydrocarbures, l’approbation du ministre de l’Énergie, pour le changement de contrôle d’Anadarko Algérie au profit de la compagnie Occidental ».

Il a rappelé que la demande reçue par les autorités algériennes fait « suite à l’opération de fusion/acquisition qui a été opérée, le 3 août 2019, entre les compagnies pétrolières américaines Anadarko et Occidental, dans le cadre de laquelle Occidental cédera l’ensemble de ses intérêts, nouvellement acquis en Afrique, au profit de Total».

Ces informations sont révélées au moment où le cours du prix du baril enregistre le plus bas niveau depuis 2002. Et pour faire face à cet effondrement du marché de l’Or noir, les Pays Opep+ (La Russie inclus), ont prévue de se réunir demain 6 avril, pour discuter d’une baisse sans précédent de l’offre mondiale de pétrole pour soutenir les cours, mais l’Opep et la Russie ont reporté pour jeudi 9 avril, sur fond de dispute entre la Russie et l’Arabie saoudite.

Cette attaque pourra, selon un ancien PDG du groupe que nous avons contacté, « affecter l’image de la société dans les marchés mondiaux, alors que la situation des marchés pétroliers se dégrade fortement ».

La société Sonatrach possède certainement une copie de ces données, mais comment va-t-on faire face à cette équipe de pirates qui ont fait chanté les plus grandes puissances au monde?

*Pour des raisons de sécurité et de garder le secret professionnel de la compagnie nationale, nous ne pouvons pas publier les documents.

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Economie

Prix du pétrole : Report de la réunion d’urgence Opep-Russie

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© DR | Report de la réunion d’urgence Opep-Russie

L’Opep et la Russie ont reporté une réunion prévue lundi pendant laquelle ils devaient discuter d’une baisse sans précédent de l’offre mondiale de pétrole pour soutenir les cours, indiquent samedi des sources proches de la réunion.

L’Opep et ses partenaires cherchent à conclure un accord sur une baisse de production équivalant à 10% de la demande globale, précise-t-on de source proche de l’Organisation.

Une réunion des pays membres de l’OPEP et d’autres grands producteurs, dont la Russie, était prévue lundi à ce sujet, mais Moscou et Ryad se rejettent la responsabilité de la chute des cours du brut.

Vladimir Poutine a accusé vendredi l’Arabie saoudite d’avoir déclenché la guerre des prix, ce qui a entraîné une vive réponse de Ryad samedi.

“Le ministre russe de l’Energie a été le premier à déclarer dans la presse que tous les membres (de l’Opep+) n’auraient plus à respecter leurs engagements (de baisse de la production) à partir du 1er avril, ce qui a incité ces pays à augmenter leur production”, a déclaré le ministre saoudien de l’Energie, le prince Abdoulaziz bin Salman, dans un communiqué diffusé par l’agence SPA.

L’incertitude entourant l’attitude des Etats-Unis complique aussi la recherche d’un accord, les membres de l’Opep+ souhaitant que Washington contribue à la baisse de la production avec son pétrole de schiste.

Les deux contrats de référence sur le brut ont cependant connu jeudi leur plus forte hausse journalière jamais enregistrée après les déclarations du président américain, le Brent de la mer du Nord, le Brent prenant jusqu’à près de 50% en séance.

Et la hausse s’est poursuivie vendredi : le Brent se traitait en fin de journée à plus de 34,70 dollars, en hausse de 16%, et le WTI prenait près de 15% à 29 dollars.

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Economie

Près de 1,5 millions d’emplois déjà perdu en 2019 : Les PME algériennes menacées par la crise sanitaire

Melissa NAIT ALI

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© DR | Les PME menacées algériennes par la crise sanitaire


Que prévoit le gouvernement pour les entreprises en cette période de crise sanitaire ? Les PME algériennes vont-elles s’en sortir face à l’arrêt de l’économie provoquée par le coronavirus ? Les entrepreneurs, notamment les gérants des PME, retiennent en tout cas leur souffle.


Jusqu’à présent, aucune mesure concrète n’est prise par les autorités en vue de leur venir en aide. En effet, alors que plusieurs pays ont débloqué des budgets astronomiques pour soutenir les entreprises, en Algérie rien n’est fait.

Pourtant, les clignotons sont au rouge. En effet, le Cercle d’Action et de Réflexion autour de l’Entreprise (CARE) et le Centre des Jeunes Dirigeants Algériens (CJD) dresse un tableau sombre de la situation des PME depuis plusieurs mois.

Les deux organisations font état d’une « détérioration sans précédent de la situation économique a déjà conduit à une baisse de l’activité de 30% à 50% dans certaines filières ». « La faiblesse des recouvrements qui en a découlée a mis la trésorerie des entreprises dans un état catastrophique. En 2019, CARE et le CJD estiment les pertes potentielles d’emplois entre 714 000 et 1 490 000, essentiellement dans le secteur privé », soulignent les deux organisations dans un communiqué rendu public tout récemment.

Selon la même source, « l’absence de statistiques économiques officielles récentes accentue le sentiment d’insécurité des opérateurs et entretient les incertitudes ». En rappelant ce bilan, les entreprises en question ont élaboré un plaidoyer pour exhorter les pouvoirs publics à agir en urgence et sans attendre contre les effets dévastateurs de la crise sur les entreprises, sur l’emploi et sur le tissu économique.


Neuf propositions


Le CARE et le CJD vient, en effet, de rendre public leur plaidoyer en faveur des PME. Celui-ci porte, notamment, sur « la mise en place d’un moratoire fiscal et parafiscal pour les entreprises en difficulté », la « révision de la LF 2020 en introduisant divers aménagements en faveur de l’entreprise », et l’abrogation de l’article 23 de l’instruction no 74-94 du 29/11/1994 de la Banque d’Algérie, limitant les lignes de découverts bancaires à 15 jours de chiffre d’affaires du bénéficiaire.

La même source plaide aussi pour le « rééchelonnement des crédits par les banques (avec obligation de paiement des intérêts) » et l’obligation pour l’Etat et les Grandes Entreprises de régler les factures des PME dans un délai n’excédant pas 60 jours, voire 30 jours dans certains cas.

Dans un second temps, le plaidoyer propose des actions à moyen terme, le CARE et le CJD exige la mise en place effective de l’activité d’Affacturage/Factoring afin de permettre aux entreprises de se financer en cédant, sans recours, leurs créances à des banques ou à des organismes spécialisés.

Il réclame aussi la création d’un « Régime de sauvegarde des entreprises en difficulté », statut spécial à réserver aux entreprises traversant des difficultés temporaires, et la révision du dispositif CNAC par la mise en place d’un dispositif encadré de ” Chômage technique” accompagné d’un dispositif de formations qualifiantes.

Les deux organisations réclament aussi la création d’un statut d’Auto-Entrepreneur ou de Micro-Entreprise afin d’introduire une plus grande souplesse dans le marché de l’emploi et d’encourager la création de très petites entreprises formelles.

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