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Politique

Coronavirus : Abdelmadjid Tebboune se renseigne sur la situation sanitaire en Mauritanie

Yasmine Marouf-Araibi

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Abdelmadjid Tebboune s’est entretenu par téléphone avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani afin de se renseigner sur la situation sanitaire en Mauritanie et ce suite à la propagation du coronavirus, a indiqué un communiqué de la présidence rapporté par l’APS.

“Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est entretenu par téléphone, mercredi après-midi, son frère M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, président de la République islamique de Mauritanie, pour s’enquérir de la situation sanitaire dans ce pays frère, suite à la propagation de l’épidémie du nouveau coronavirus (Covid-19) à travers le monde”, précise le communiqué.

“Au cours de l’entretien téléphonique, le Président Tebboune a exprimé la solidarité de l’Algérie et sa disponibilité constante à aider les Mauritaniens, en toutes circonstances”, ajoute la même source.

“Se disant ému par l’initiative fraternelle du président de la République, le Président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani lui a exprimé sa gratitude pour cette position en ces moments difficiles. Il a également assuré que la situation était sous contrôle et que toutes les mesures de précaution avaient été prises pour parer à tout imprévu”, conclut le communiqué.

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2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Avatar

    Caton l'ancien

    26 mars 2020 à 13:16

    Il devrait avant tout s’inquiéter et s’enquérir de l’état de santé de la Justice algérienne, celle du pays qu’il gouverne malgré le non-consentement du peuple, tombée entre les mains les plus criminelles et mafieuses qui soient, à moins qu’il ne soit de connivence avec elles.
    Il est grand temps qu’il clarifie sa position, ses décisions et montre la force de son autorité s’il veut gagner un peu de crédibilité pour atténuer son illégitimité.

  2. Avatar

    Medag

    26 mars 2020 à 13:53

    Opportunisme malvenu et débilité politique de Tebboune il ferait mieux de s’occuper de nos services catastrophiques de santé au lieu de jouer le puissant dans la région.
    Tebboune est il patriote?
    Il roule pour qui?
    L’armée regrettera amèrement son choix hasardeux et ses effectifs seront aussi atteints du corona virus tout comme la police ..deja l’Égypte à quatre généraux infectés au suivant.
    Une insolence et une arrogance que Tebboune payera avec ceux qui l’ont intronisé de force.
    La courbe exponentielle du corona en Algérie débutera cette fin de semaine au 15 avril prochain le cauchemar s’installera chez nous et ce ne sont pas les jeux stupides du pouvoir qui changera quoi que ce soit.
    Warnings l’explosion épidémique en Algérie est prévue et les pouvoirs algériens le savent.
    Qu’attend Tebboune pour mettre l’armée en déploiement sanitaire regarder le Maroc l’Espagne la France toute leurs armées se déploient depuis une semaine avec des hôpitaux militaires mobiles partout sur leurs territoires respectifs.
    Quoi serions plus puissants qu’eux ?
    Un crime de Tebboune en premier et une complicité des généraux le conseil national de sécurité est il vraiment opérationnel ou râpé à l’oeil simplement?
    Le système de santé actuel s’effondrer au delà de la mi avril et l’armée devrait anticiper l’anarchie gouvernementale et ses mensonges au plan statistiques que disent les renseignements militaires ya si changriha,
    Perdez du temps est mortel
    Envoyez Tebboune ambassadeur en Mauritanie ou en lubie pour régler les problèmes de ces deux pays.
    L’Algérie dieu l’aidera.

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Politique

RSF : Le régime profite du Coronavirus pour régler ses comptes avec le journalisme indépendant

Achour Nait Tahar

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© DR | Khaled Drareni placé sous mandat de dépôt

L’organisation non gouvernementale Reporter Sans Frontière (RSF) a exprimé sa protestation et indignation suite à l’incarcération du journaliste Khaled Drareni. L’ONG estime que le régime algérien profite du Coronavirus pour régler ses comptes avec le journalisme indépendant.

L’acharnement contre Khaled est une menace contre les derniers médias libres en Algérie. Les détenteurs du pouvoir à Alger, qui tirent les ficelles de la justice, ne se rendent manifestement pas compte que le monde et plus encore la société algérienne ont changé“, écrit RSF dans son communiqué.

Alors que l’épidémie de Coronavirus menace le monde en général et l’Algérie en particulier, la justice algérienne n’a eu rien de mieux à faire que d’incarcérer notre confrère, collègue et ami, le 29 mars, en application d’un mandat de dépôt délivré quelques jours plut tôt. Cette détention provisoire survient après sa mise en examen pour “incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale”“, le 10 mars, déplore l’ONG.

Les rédacteurs du document louent les qualités de reporter du journaliste incarcéré, notamment par ses couvertures distinguées du ‘’Hirak’’ qui “secoue l’Algérie depuis un peu plus d’une année. Il est cité comme une source d’information neutre et fiable par les principaux médias dans la région et au-delà“, précise la même source.

Interpellé à plusieurs reprises, harcelé par les services et insensible au chantage, Khaled est devenu la cible du régime“, souligne le communiqué. L’ONG indique également que ce dernier a préféré de ne pas communiquer sur ces intimidations et se mobiliser pour les confrères victimes du même traitement.

Le Covid-19 semble être considéré par un régime autoritaire réticent au pluralisme comme une aubaine. Les autorités algériennes profitent de la vacuité des rues pour remplir les prisons, ce qui relève d’un cynisme étrange“, s’indigne l’ONG qui estime qu’en cette période de crise sanitaire, où le rôle des journalistes est primordial dans la lutte contre la désinformation, cette incarcération est une atteinte aux droits fondamentaux doublée d’une mise en danger, estime-t-elle.

Par ailleurs, l’ONG s’appuie sur la constitution algérienne qui prévoit dans son article 50 “qu’aucune peine privative de liberté ne saurait être infligée pour un délit de presse“, précise RSF. Les rédacteurs indiquent également que le président Tebboune a été solliciter pour intervenir pour qu’il soit mis fin à des poursuites abusives, attentatoires à la liberté de la presse.

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Politique

Étrange transfert du journaliste Khaled Drareni à la prison de Koléa

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Khaled Drareni placé sous mandat de dépôt

Le journaliste Khaled Drareni, placé sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach, a été transféré, hier après-midi à la prison de Koléa, a alerté ce mardi 30 mars l’avocate Nassima Rezazgui.

C’est en allant lui rendre visite ce matin à la prison d’El Harrach que l’avocate a été notifiée du transfert de Khaled Drareni à la prison de Koléa. En demandant le motif de ce transfert, celle-ci a été informée que la décision est motivée par “le manque de place à la prison d’El Harrach”.

L’avocate a été informée que “Khaled Drareni est placé en cellule individuelle pour une durée de 14 jours, et ce en prévention contre la propagation du coronavirus”, pourtant, Khaled a dèja passé deux nuit à El Harrach !

Selon l’avocate, Khaled Drareni se pose des questions sur la décision de son transfert. “je n’ai pas pu lui répondre, car moi même je ne sais pas, pour le moment” nous a confié Me Razazgui avant d’ajouter qu’“on doit voir avec le juge d’instruction, le premier responsable de son dossier et essayer de comprendre pourquoi ils ordonné le transfert”.

Pour rappel, le placement sous mandat de dépôt du journaliste Khaled Drareni a été exécuté par la Cour d’Alger le dimanche 29 mars. Si les autorités se soucient de l’état de santé du journliste ainsi que les prisonnier, il aurait fallu suivre les recommandations de l’ONU et l’OMS qui ont appelé à la “libération des détenus afin d’éviter les ravages dans les prisons”.

C’est lors d’une marche populaire qui s’est déroulée le 07 mars dernier que Khaled Drareni a été arrêté alors qu’il exerçait son métier de journaliste. Depuis, il a été placé en garde-à-vue et présenté devant le procureur près le tribunal de Sidi M’hamed pendant trois jours consécutifs.

Au bout de la troisième présentation, soit le 10 mars, le juge d’instruction a ordonné le placement de Khaled Drareni sous contrôle judiciaire pour  «incitation à attroupement non armé» et «atteinte à l’intégrité nationale», chefs d’inculpations rejetés par le journaliste, ses avocats et toute la corporation.

Le mercredi  25 mars après un appel introduit par par le parquet, la chambre d’accusations près la Cour d’Alger a décidé, contre toute attente, de durcir la peine à l’encontre du journaliste en ordonnant la mise sous mandat dépôt, en annulant le contrôle judiciaire

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Politique

Covid-19 : Les mesures préventives du ministère de la Justice prolongées au 15 avril

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | ministère de la Justice

Le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati a décidé de prolonger la durée des mesures préventives décrétées le 16 mars jusqu’au 15 avril, et ce dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

Dans une note adressée aux différents établissements relevant de son secteur, à savoir les présidents des juridictions et des établissements pénitentiaires, le ministre de la Justice a informé de la prolongation de la durée des mesures préventives décidées le 16 mars.

Rappelons que le 16 mars dernier, Belkacem Zeghmati avait décidé de suspendre les audiences du tribunal criminel, en première instance et en appel, ainsi que les audiences correctionnelles, à tous les niveaux à l’exception de celles déjà engagées et qui concernent des personnes en détention préventive.

S’agissant des audiences civiles, celles-ci ont été ajournées au niveau des tribunaux, mais elles pourront se tenir au niveau des cours. Elles ne sont cependant ouvertes qu’aux avocats, sans les parties.

Les audiences en référé ainsi que les audiences administratives, elles, se tiendront mais encore une fois qu’en présence des avocats.

La réception du public au niveau des juridictions restera également suspendue jusqu’au 15 avril. Les visites des détenus, quant à elles, ne seront autorisées qu’aux avocats.

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