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Constantine : le ministre de l’Enseignement supérieur, Tayeb Bouzid, persona-non-grata à l’université

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique du gouvernement Bédoui a été  contraint d’écourter sa visite des institutions du secteur, prévue aujourd’hui, à Constantine.

 

Des enseignants et étudiants de la coordination des Universités pour le Hirak l’ont attendu de pied-ferme au niveau de la faculté des sciences de la terre, affiliée à l’université Mentouri pour “protester contre sa venue et ses décisions à l’emporte-pièce”.

La veille, des universitaires ont appelé, sur les forums, à tenir des rassemblements de protestation à chaque étape de son déplacement. Sur le campus Zouaghi, la communauté a brandi des pancartes désavouant le ministre et son gouvernement. “Gouvernement illégitime, ministre illégitime”, peut-on lire sur certaines pancartes.

Tayeb Bouzid qui devait faire un détour par l’université Salah Boubnider (Constantine 3), n’a pu aller au bout de son agenda. Le noyau de contestation qui l’attendait au niveau de ce pôle universitaire l’en a dissuadé.

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48e mardi : Les étudiants dénoncent le forcing du pouvoir

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© INTERLIGNES Media| 48e mardi des étudiants à Alger

La mobilisation ne fléchit pas. Malgré la répression qui marque ostensiblement sa présence dans le Hirak, les étudiants ne jurent que par la poursuite de la révolution du sourire. La détermination, l’intransigeance et le refus demeurent les maîtres-mots du mouvement populaire. Ce mardi, les jeunes militants du Hirak estudiantin battent le pavé dans différentes régions du pays et confirment une nouvelle fois qu’ils continueront de faire de la résistance face à un pouvoir toujours inflexible et “sourd”.

Peu avant 11h à la place des Martyrs, les étudiants organisent le traditionnel débat pour discuter de la situation politique dans le pays et des perspectives du Hirak. Des citoyens de tous bords, dont les pancartes commencent à se dresser au dessus des têtes, n’ont pas hésité à prendre part au débat. La détermination et la résistance ont dépeint une nouvelle fois la marche.

“Silmiya, Silmiya, nos revendications sont légitimes”, “restons pacifiques et unis, on battra les corrompus”, “revenons à l’histoire, c’est vous (les tenants du pouvoir) qui avez trahi la révolution”, “Nous resterons toujours debout !”. Ces slogans ont rythmé le début de la marche affichant la conscience politique chez ces jeunes étudiants qui ne cessent de s’affûter.

Dénonçant la répression et l’usage de la force pour disperser les rassemblements, les étudiants chargent violemment le pouvoir. “Vous avez piétiné la Constitution ! Nous vous avons demandé d’appliquer la loi. Nous avons tout le droit de manifester et le droit de s’exprimer librement”, scandent à gorges déployées les marcheurs.

© Interlignes

Marchant dans les principales artères de la Capitale, les manifestants ont réitéré l’une des principales revendications populaires à savoir un véritable changement dans le pays. “Tant que cette revendication n’a toujours pas été satisfaite, le Hirak se poursuivra. Nous rentrons chez nous dès qu’on verra le départ de ce régime qui a tout fait pour se faire une nouvelle peau”, fustige une étudiante avant d’ajouter : “Le Hirak bouclera demain son 11e mois et le pouvoir est toujours là. Mais je refuse d’abdiquer car le maintien de la mobilisation est plus que vital pour aboutir à un véritable changement, tant exigé par la plupart des Algériens”.

Les marcheurs ont également exigé la libération des manifestants toujours en détention, parmi lesquels l’étudiante Nour El Houda Oggadi qui a été placée en détention depuis un mois.

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Le ministère de l’Enseignement supérieur dément l’augmentation de la bourse estudiantine

Achour Nait Tahar

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Le conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a appelé à une conférence nationale avant le mois de mars prochain « en vue d'élaborer un plan clair et précis devant mettre fin à ce phénomène" de violence après l’assassinat d’un étudiant dans sa chambre universitaire à Ben Aknoun, il y a deux jours.
© DR | Ministère de l'Enseignement supérieur

Un document portant le sceau et l’entête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, faisant état d’une augmentation de la bourse estudiantine, est largement relayé sur les réseaux sociaux, ce jeudi 16 janvier. En effet, ce document s’avère être un faux, c’est ce qu’a annoncé un communiqué du ministère parvenu à notre rédaction.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique informe que ce qui a été colporté sur les réseaux sociaux et attribué au Pr Chems Eddine Chitour, portant sur l’augmentation du montant de la bourse, n’a aucun fondement et dément catégoriquement ces rumeurs. Le montant des bourses n’a connu aucun changement“, précise le communiqué.


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47e mardi : Même en période d’examens, les étudiants refusent de se rétracter

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© INTERLIGNES. 47e mardi de mobilisation consécutif.

Fidèles au rendez-vous, les étudiants soutenus comme chaque mardi de mobilisation contre le pouvoir en place par des citoyens de tous bords, ont investi la rue pour le 47e mardi consécutif. Affichant une détermination inébranlable à aller jusqu’au bout de leur engagement, la communauté universitaire continue d’entretenir la flamme de la résistance. La révolution pacifique a désormais fort à faire avec un régime résolu à maintenir le pouvoir, mais les étudiants confirment qu’ils ont toujours leur mot à dire : “on poursuivra notre marche”. 

Les étudiants ont entamé la manifestation, comme à l’accoutumée, à partir de la place des Martyrs en entonnant l’hymne national et en scandant les slogans pour l’instauration “d’un état civil pas militaire”. La marche a débuté dans une atmosphère calme, ce qui n’enlève rien à la ferveur des manifestants. La période d’examens n’a pas dissuadé les étudiants à sortir massivement dans la rue. Pour eux, le maintien de la mobilisation est plus que jamais indispensable pour faire aboutir les revendications que le peuple ne cesse d’exprimer depuis le début du Hirak.

Drapés de l’emblème national et brandissant des pancartes et des banderoles sur lesquelles sont transcrites les principales revendications populaires portées depuis près de onze mois de Hirak, les marcheurs ont donné le ton d’emblée :”assam3ou ya nas ! Abane khalla wssaya, dawla madaniya machi 3asskariya” (écoute ô peuple ! Abane a laissé un testament, Etat civil et non militaire), “Président illégitime, nous poursuivons la marche”. Ces slogans entonnés en boucle lors de la marche de ce mardi traduisent une volonté délibérée de poursuivre le combat “pacifique” malgré le fait accompli du pouvoir, qui a organisé son élection envers et contre tous.

© INTERLIGNES. Les étudiants réclament la libération des détenus du Hirak

Les étudiants ont également exigé la libération des manifestants toujours en détention, parmi lesquels l’étudiante Nour El Houda Oggadi qui a été placée en détention depuis un mois. Parmi les jeunes marcheurs, on note la participation de l’étudiante Nour El Houda Yasmine qui a quitté la prison après 2 mois d’incarcération. Cette brave militante du Hirak n’a pas froid aux yeux et décide de poursuivre son combat contre le régime politique en place. Aujourd’hui, elle brandit une pancarte pour exiger la libération de sa camarade.

© INTERLIGNES

“C’est mon premier mardi après ma sortie de prison. Je marche aujourd’hui particulièrement pour tous les détenus du Hirak. Je marche également pour mon ami Abdelouahab Fersaoui, président de l’association RAJ. Il faut continuer pacifiquement à revendiquer l’Etat civil. Je reste persuadé que nous y arriverons”, témoigne Hakim Addad militant de RAJ récemment libéré de prison également.

Par ailleurs, les manifestants ont chargé violemment la presse, particulièrement les chaînes de télévision publiques et privées qui continuent d’ignorer le Hirak, les accusant sans feinte d’être au côté du pouvoir pour essouffler le mouvement populaire. “Ya Sahafa ya chiyatine, ntouma sbabna ya lmedlouline“(Presse lèche-bottes, vous êtes la source de notre malheur bande de vauriens), ont scandé les étudiants.

Les marcheurs ont également exhorté les citoyens à faire face au régime et à poursuivre la révolution pacifique. “Toutes les personnes qui ont réussi dans leur vie ont eu, à un moment donné, un rêve” ou encore “ne laisse pas la tristesse de ton passé et la peur de ton futur gâcher le moment présent”, peut-on lire sur certaines affiches.

Même si la manifestation a maintenu son caractère pacifique, les forces de l’ordre ont tout de même usé de la force pour disperser les marcheurs. Décidés à poursuivre le Hirak et à maintenir la pression, les jeunes étudiants ont vivement scandé “Rendez-vous vendredi prochain”. 

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