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Politique

Conseil des ministres : Un rendez-vous raté pour Abdelmadjid Tebboune

Melissa NAIT ALI

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Abdelmadjid Teboune, Candidat à la présidentielle du 12 décembre
© DR | Le président de la république Abdelmadjid Teboune.

Premier Conseil des ministres et grand ratage. Le président Abdelmadjid Tebboune déçoit pour sa première sortie officielle après son investiture et la nomination de son gouvernement. Il passe complètement à côté, à l’occasion de sa rencontre, hier dimanche, avec les membres de l’exécutif.

Alors que l’opinion s’attendait à de grandes annonces, il s’est contenté, finalement, d’un simple rappel du contenu de son discours d’investiture. Il n’y a point de nouveauté. Ni fixation d’une échéance pour la révision de la constitution, ni évocation de la crise politique et ni présentation d’une esquisse de sa vision économique…

En effet, son discours devant les membres du gouvernement, repris dans le communiqué de la présidence, ressemble plutôt à une prose, tant le chef de l’État n’a fait que rappeler des généralités, tout en donnant des conseils de bonne conduite au staff d’Abdelaziz Djerad. « L’édification de l’Algérie à laquelle aspirent les citoyens et citoyennes implique la reconsidération du système de gouvernance à travers un profond amendement de la Constitution, pierre angulaire de l’édification de la nouvelle République, ainsi que certains textes de loi importants, à l’instar de la loi organique relative au régime électoral », lit-on dans le même communiqué.

“L’État de droit qui garantit l’indépendance de la justice

Sur ce plan, Abdelmadjid Tebboune qui avait promis une révision de la Constitution, « dans les prochaines semaines », n’a fixé aucun deadline pour procéder à l’ouverture de ce chantier. Toujours sur le plan politique, il a étalé d’autres vœux concernant, particulièrement, «la moralisation de la vie politique à travers la consécration de la séparation de l’argent et de la politique, outre la lutte contre la médiocrité dans la gestion ». «La nouvelle République doit focaliser sur l’instauration de l’État de droit qui garantit l’indépendance de la justice et la promotion de la véritable démocratie participative, favorisant l’épanouissement social et politique », ajoute-t-on dans le même document.

Abdelmadjid Tebboune, selon le même communiqué, instruit les membres du Gouvernement d’être à l’écoute « des préoccupations et besoins des citoyens en adoptant le dialogue et la concertation, et de veiller scrupuleusement à demeurer au service de l’État et du peuple ». Pour le secteur de la presse, il n’y a rien de nouveau aussi. Que des promesses, similaires à celles faites déjà dans un passé très récent. « Le président a enjoint le Gouvernement de réunir toutes les conditions adéquates au renforcement du professionnalisme des médias et des journalistes. Et cela en garantissant le soutien et l’encouragement nécessaires et indispensables à une pratique médiatique responsable dans le cadre de la liberté, une liberté qui n’a de limites que la loi, l’éthique et la morale, outre la consolidation de la liberté de la presse, de la créativité et du rôle de la presse électronique », précise-t-on dans le même communiqué.

“Révision du système éducatif

 En tout, ceux qui s’attendaient à connaitre les grandes orientations politiques et économiques du nouveau président, doivent attendre une nouvelle occasion. M. Abdelmadjid Tebboune, a mis en avant dimanche « l’impérative révision du système éducatif dans son volet pédagogique avec un allègement des programmes scolaires, tout en accordant une place importante aux activités sportives et culturelles ».

Le chef de l’État a, en outre, souligné l’importance d’établir un lien entre l’université et le monde du travail afin qu’elle soit « la locomotive de l’édification d’une économie nationale solide, qu’il s’agisse de l’économie traditionnelle ou du savoir, et ce à travers la création de pôles d’excellence universitaires ».

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Recensement général de la population au deuxième semestre de 2020

Achour Nait Tahar

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© DR | Recensement général de la population au 2e semestre 2020

Un recensement général de la population sera effectué au deuxième semestre de l’année en 2020, c’est ce qu’a annoncé dimanche 16 février, le ministre des finances, Abderrahmane Raouya.

Intervenant lors de la réunion du gouvernement et les walis, le ministre précise que cette opération aura lieu pour la sixième fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Raouya souligne l’importance que revêt cette opération, considérée comme un outil principal de prise de décisions pour les pouvoir publics que se soit au niveau central où local.

Ce recensement permettra également, ajoute le ministre, de répondre aux impératifs de planification et de conception des programmes de développement et de renforcement des outils d’analyse et de recherche.

S’agissant de la contribution des dépenses publiques au financement des programmes de développement, le ministre a souligné que le mode des dépenses employé auparavant ne peut être conservé compte tenu de la situation économique actuelle, qui “nécessite plusieurs réformes de la fiscalité locale”.

Dans ce contexte, Raouya a révélé que la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) représente environ 48% du total des recettes fiscales des collectivités locales. Le montant de la recette est de l’ordre de 221,5 milliards de dinars, sur un total de 463,3 milliards de dinars obtenus par les collectivités locales en 2019.

Il a ajouté que les collectivités locales “ne font pas d’efforts suffisants pour recouvrir leurs propres ressources financières“, soulignant la préparation de “nouvelles réformes” qui prévoit la suppression de la TAP. Les collectivités locales doivent se baser sur d’autres ressources fiscales.

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Rencontre Gouvernement-walis : Vers la criminalisation de l’évasion fiscale

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Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a annoncé, dimanche à Alger, la préparation d’une loi criminalisant le non-paiement des impôts.

“Une loi criminalisant le non-paiement des impôts est prévue, à l’instar de ce qui est vigueur dans plusieurs pays à travers le monde, dont les Etats-Unis où le non-paiement des impôts est considéré comme étant un crime économique”, a déclaré le Président Tebboune à l’ouverture de la rencontre Gouvernement-walis.

“Certains prétendent être parmi les plus riches de ce pays, alors qu’ils figurent en bas du classement des contribuables, tandis que le fonctionnaire, lui, s’acquitte de ses impôts par retenue sur salaire”, a soutenu le Président. .

Par ailleurs, M. Tebboune a évoqué les créances bancaires de certains investisseurs, ayant dépassé 1.000 milliards DA en janvier 2020.     

“En janvier dernier, certains investisseurs devaient un montant de 1216 milliards DA aux banques”, a-t-il dit.

“Le passé récent tragique a provoqué une hémorragie des fonds de l’Etat, en devise et en dinar, c’est pourquoi les citoyens s’interrogent aujourd’hui sur les méthodes à même de garantir les financements”, a ajouté le Président Tebboune.

“Le financement existe mais les remboursements ne sont pas effectués”, a affirmé le Président de la République

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Elle est le berceau du Hirak : Kherrata célèbre sa première année de révolution pacifique

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© Meriem Nait Lounis. Marche grandiose à l'occasion du premier anniversaire du Hirak

La ville historique de Kherrata située à 60 kilomètres à l’est de Béjaïa, a vibré ce dimanche 16 février au rythme d’une marche nationale qui a vu la participation de centaines de milliers de manifestants pour célébrer l’anniversaire de la première marche populaire contre  l’annonce de la candidature du Président déchu, Abdelaziz Bouteflika, à un 5e mandat. Une marche grandiose qui marque incontestablement le maintien de la mobilisation contre un régime despotique déterminé à rester au pouvoir par tous les moyens.

Ils étaient en effet, des centaines de milliers de manifestants à avoir pris part, sous un soleil printanier, à cette marche que l’a voulu majestueuse, organisée à l’occasion de la célébration de cette date mémorable du 16 février 2019, où des milliers de Kherratis sont sortis dans la rue pour dire : “Non au 5ème mandat!”. Cette manifestation fut ainsi l’étincelle qui déclencha, moins d’une semaine après, le mouvement de contestation nationale du 22 février 2019.

Une stèle commémorative érigée à l’endroit qui a constitué le point de départ de la marche historique du 16 février 2019, a été inaugurée aujourd’hui. Ce lieu est baptisé “place de la Liberté-16-Février-2019”.

Sillonnant les principales rues de la ville de Kherrata, drapeaux noirs en main, les manifestants, parmi eux le moudjahid Lakhdar Bouregaâ, le militant politique Samir Benlarbi, La famille de Karim Tabbou ainsi plusieurs autres acteurs du Hirak, ont réitéré leur principale revendication à savoir “le départ du système politique”.

Le portrait de Karim Tabbou, l’une des figures emblématiques du Hirak maintenu en détention depuis plusieurs mois, a été fièrement brandi lors de cette imposante marche.

Plusieurs slogans ont fusé aujourd’hui à Kherrata. Les hirakistes ont scandé haut fort des slogans dédiés à la  liberté et la fraternité des Algériens “Les Algériens khaoua, khaoua, chaâb twahed ya khaouana”, “Ma tkhawfounach bel ochria, wa hna rabatna lmisia”, “Manach Habssin lil houria metaâtchin”, “Kolna l’Issaba troh, ya hnaya, ya ntouma”.

C’est donc cette insurrection citoyenne du 16 février 2019, faut-il le rappeler, qui a donné naissance à la révolution pacifique du sourire, laquelle a permis le démantèlement du régime despotique instauré par Abdelaziz Bouteflika. Un pouvoir qui a permis toutes les dérives et mis le pays à terre.

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