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Economie

Conseil des ministres : Retour à l’importation des véhicules neufs

Melissa NAIT ALI

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© DR | Importation automobile

Est-ce la fin de l’industrie du montage automobile ? Décidément c’est le cas. Le conseil des ministres, réunis ce dimanche, a pris des mesures qui scelleront définitivement le sort des unités de production de véhicules qui ne sont pas encore fermées en raison de l’emprisonnement de leurs patrons et de la suspension des importations des kits de montage.


L’exécutif décide, en effet, de supprimer le régime préférentiel accordé pour l’importation des kits SKD-CKD pour le montage automobile. En parallèle, le gouvernement décide d’autoriser, à nouveau, des concessionnaires à importer des véhicules de tourisme neufs.

Cette activité a été suspendue depuis au moins 2017. Parmi les mesures prises aussi, il y a la révision de la règle 49/51 à l’exception des secteurs stratégiques et des activités d’achat et de vente de produits.

En vigueur depuis 2008, le droit de préemption sera aussi annulé. Il devra être remplacé par l’autorisation préalable des investissements étrangers. Selon le communiqué du conseil des ministres, l’obligation du financement de ces investissements à travers le recours exclusifs aux financements locaux sera aussi levée.

« A l’issue de cette présentation, le Président de la République a donné des instructions à l’effet de soumettre la règle 49/51 à des textes réglementaires transparents afin d’éviter toute mauvaise interprétation ou équivoque quant à la préservation des richesses nationales », lit-on dans le communiqué du conseil des ministres.

Et d’ajouter : « Il a également ordonné la prise d’une mesure similaire concernant le recours au droit de préemption, afin qu’il relève des attributions du Premier ministre après examen approfondi par des experts, de même que pour toute cession d’actions entre compagnies étrangères exerçant en Algérie ».

Le conseil des ministre a pris aussi d’autres mesures économique dont la révision à la hausse du taux de prélèvement à la source pour les sociétés étrangères exerçant dans le cadre de contrats de prestation de services en Algérie, de 24% à 30% pour les encourager à ouvrir des bureaux en Algérie.

A cela, il faut aussi ajouter l’exonération des taxes douanières et de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour une durée de deux ans renouvelables pour les composants acquis localement par les sous-traitants dans le secteur des industries mécanique, électrique et électronique et les pièces de rechange, et la création d’un régime préférentiel pour les activités de montag”

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