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Politique

Conseil des droits de l’Homme : Aicha Zinai démissionne et dénonce

Melissa NAIT ALI

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© DR | Aicha Zinai démissionne du CNDH

Le conseil national des droits de l’homme (CNDH) enregistre une première défection. Un de ses membres annonce son retrait et dénonce « l’incapacité de cette institution d’assumer ses missions » et « l’emprise de l’administration sur cette instance». Il s’agit d’Aicha Zinai qui vient de rendre publique sa décision dans un post publié sur sa page Facebook.

Cette membre du CNDH bien avant la nomination de Bouzid Lezhari à sa tête, révèle un mode de fonctionnement tout à fait dépendant de cette institution. Elle affirme ainsi que son retrait « intervient après la ferme conviction que cette institution ne peut pas accomplir ses missions constitutionnelles et légales dans sa configuration actuelle ».

« Malheureusement, cela se produit à l’ombre du Hirak qui s’est soulevé contre les pratiques contraire à l’Etat de Droit. Il est aussi regrettable que cela se produise sous l’ère du président Tebboune qui n’a pas cessé d’insister, dans ses discours, sur le respect des droits de l’homme », explique-t-elle.

Aicha Zinai soutient que le CNDH demeure « sous l’emprise de l’administration, dont la mission devrait seulement se limiter à la gestion administrative et financière ». Cette démission intervient au lendemain de la publication, par Bouzid Lezhari, d’un communiqué dans lequel il défend le parquet près la Cour d’Alger dans l’affaire Karim Tabbou, condamné lors d’un simulacre de procès en appel à 1 an de prison ferme.

Au lieu d’enquêter sur ce scandale judiciaire, dénoncé au niveau international, le président du CNDH n’a rien trouvé que de reprendre, avec pratiquement les mêmes mots, le communiqué du parquet en dépit des affirmations erronées qu’il contenait.

« Le refus du report du procès de Karim Tabbou par la Cour d’Alger relève légalement du ressort exclusif de cette juridiction. Il n’existe pas sur le plan international ce qui oblige la justice à approuver les demandes de report de toutes les parties à la cause », estime l’institution, présidée par Bouzid Lezhari.

Ce dernier est allé jusqu’à démentir les affirmations des avocats concernant l’Etat de santé de Karim Tabbou. « Il a subi des examens médicaux effectués en premier lieu par le médecin de l’infirmerie de la Cour, puis par un groupe de spécialistes qui ont été chargés par la Direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion. Ces spécialistes ont unanimement affirmé que l’intéressé ne souffre d’aucune maladie pouvant entraver sa comparution au procès, notamment les symptômes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) », argue-t-il.

Cette réaction du CNDH a été largement condamné par les organisations des droits de l’homme et par l’ordre des avocats.

La démission d’Aicha Zinai pourrait avoir un lien avec cette scandaleuse prise de position, même si elle ne l’évoque pas dans son communiqué.

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1 Comment

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  1. Avatar

    Caton l'ancien

    29 mars 2020 at 20:20

    Mieux vaut tard que jamais.
    Bienvenue Madame au “village gaulois” (je fais allusion au village rebelle à la Rome des Césars), le régime a toujours malheureusement trouvé des individus peut-être un peu idéalistes et naïfs sur les bords pour se jouer de la volonté populaire et les utiliser comme cheval de Troie pour infiltrer la partie éveillée de la nation pour l’endormir ou la réprimer s’il ne le peut.
    Je ne parle pas des “harkis du système” qui, eux, sont bien conscients et volontaires pour le servir en contrepartie de miettes et prébendes.
    Donc bienvenue, Madame, auprès de votre peuple, le vrai.

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Politique

Le journaliste Sofiane Merakchi quitte la prison

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Le journaliste Sofiane Merakchi

Le journaliste Sofiane Merakchi a quitté la prison d’El Harrach ce mardi 26 mai après avoir purgé sa peine de huit mois de prison ferme.

Le journaliste a été condamné à huit mois de prison ferme le 5 avril dernier. Le parquet près le tribunal dudit tribunal avait requis, le 29 mars, deux ans de prison ferme assortis d’une amende “de cinq fois le coût” de son matériel saisi.

Le journaliste et correspondent de la chaîne libanaise “Al mayadeen” a été placé en détention préventive le 26 septembre 2019 pour avoir fourni des images des manifestations populaires à des médias étrangers notamment à la chaîne télévisée Al Jazeera

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Politique

Le Président Tebboune présente ses voeux aux éléments de l’ANP et des travailleurs du corps médical à l’occasion de Aid El Fitr

Bouzid ICHALALENE

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© DR | Le président Abdelmadjid Tebboune en compagnie de feu Ahmed Gaid Salah
© DR | Le président Abdelmadjid Tebboune en compagnie de feu Ahmed Gaid Salah

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présenté dimanche, à l’occasion de Aid El Fitr, ses vœux aux éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) et des corps de sécurité, ainsi qu’au travailleurs du corps médical et paramédical.

“A tous les vaillants éléments de l’ANP, officiers, sous-officiers et soldats, plus particulièrement, ceux qui sont déployés le long de nos frontières, je vous souhaite une heureuse fête de l’Aïd. Je prie Dieu le Tout puissant de guider nos pas au mieux des intérêts de notre chère patrie”, a écrit le Président de la République sur son compte Tweeter.

Adressant également les vœux à tous les éléments de la Gendarmerie nationale (GN), de la Police et de la Protection civile, le Président de la République a écrit : “Que votre Aïd soit béni et joyeux. Vous êtes la force de notre pays, puisse Dieu le préserver de tout malheur”.

Le Président de la République a souhaité “une joyeuse fête de l’Aïd à tous les médecins et paramédicaux et à tous ceux qui sont en premières lignes face à l’épidémie de Covid-19». Et d’ajouter : “Nous n’oublierons jamais vos sacrifices pour l’Algérie, que Dieu guide vos pas vers davantage de succès et préserve notre pays”.

Avec APS

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Politique

Concert virtuel d’artistes pour soutenir les prisonniers du “Hirak”

Kenza Ait Bachir

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© INTERLIGNES. 47e mardi de mobilisation consécutif.

On ne s’arrêtera pas! On ne se taira pas!” Des artistes algériens se mobilisent samedi pour un concert de solidarité diffusé en ligne afin de soutenir les prisonniers du “Hirak”, le mouvement populaire antirégime, et défendre la liberté d’expression en Algérie.

Le concert –nommé “Songs of Freedom” (Chants de liberté)– est organisé par un regroupement de collectifs de la diaspora algérienne. Il sera diffusé samedi à partir de 20H00 GMT (21H00 à Alger) sur YouTube et plusieurs pages Facebook, à quelques heures de l’Aïd El-Fitr, la fête qui marque la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, selon les organisateurs.

L’idée du concert est née à l’initiative de Free Algeria, qui réunit des collectifs de la diaspora disséminés en France, aux Etats-Unis, en Suisse, en Belgique, en Italie ou encore en Autriche. Les organisateurs ont recueilli le soutien d’une quinzaine d’artistes algériens et de médias comme Radio Corona Internationale, Wesh Derna, Berbère TV et L’Avant-Garde, “site d’information des luttes progressistes”, récemment censuré en Algérie.

Parmi les artistes qui monteront virtuellement sur scène: le groupe algéro-québecois Labess, le rockeur gnawi Cheikh Sidi Bémol et la chanteuse de rock progressif Amel Zen. Ces derniers ont envoyé un clip vidéo avec un message adressé aux détenus du “Hirak” suivi de leur performance musicale, explique à l’AFP Faïza Menai, membre du collectif Debout l’Algérie et de Free Algeria, saluant le courage des artistes basés en Algérie qui participent à l’événement malgré le climat de répression.

La compilation des contributions aboutira à un concert d’un peu plus d’une heure. –

“Deux virus: corona et répression”

En dépit de l’arrêt forcé des manifestations du “Hirak” depuis la mi-mars, à cause de l’épidémie de Covid-19, la répression continue de s’abattre sur des opposants politiques, des journalistes, des médias indépendants et des internautes.

Quinze militants ont été condamnés cette semaine à des peines de prison ferme, dont trois pour leurs publications sur les réseaux sociaux. “Ce soir nous allons chanter pour les détenus d’opinion.

Nous allons veiller et penser à tous ces prisonniers politiques enfermés dans leur cellule, loin de leurs parents, de leur famille, de leurs enfants, de leurs amis”, a écrit Cheikh Sidi Bémol sur Facebook. “Je participe en solidarité avec les détenus. Il faut les libérer! Ce n’est pas normal de continuer à réprimer les libertés”, a déclaré Amel Zen à l’AFP.

“Nous avons deux virus: le corona et la répression.” Les noms d’une soixantaine de prisonniers du “Hirak” et les photos de quelques-uns d’entre eux figurent sur l’affiche du concert qui circule sur les réseaux sociaux. Parmi les slogans en arabe et en français qui apparaissent sur l’affiche: “On ne s’arrêtera pas! On ne se taira pas! Pour un Etat de droit! Pour une liberté d’expression!”. Selon le groupe Labess, “la liberté d’expression et le respect des droits de l’Homme sont en danger en Algérie”.

“Les médias sont muselés, des jeunes sont arrêtés pour de simples publications sur les réseaux sociaux. Nous devons les soutenir, montrer qu’ils sont toujours dans nos pensées”, a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Né en février 2019 d’un immense ras-le-bol des Algériens, le “Hirak” réclame un changement du “système” en place depuis l’indépendance du pays en 1962. En vain, jusqu’à présent, même s’il a obtenu en avril 2019 la tête du président Abdelaziz Bouteflika après 20 ans de règne.

Vous pouvez vous inscrire à l’événement avant même son lancement pour recevoir une alerte et ne rien manquer.

Avec AFP

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