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Politique

Confusion entre Paris et Alger sur le nombre des clandestins algériens à expulser de France

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Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a maintenu ce lundi 11 octobre, le nombre de clandestins algériens qui se trouvent en France. Des chiffres complétement niés par le Président Abdelmadjid Tebboune qui les a qualifiés de « mensonge« .

D’après l’Agence France Presse (AFP), en réponse aux déclarations faites hier par le chef d’État algérien, le responsable français persiste et assure que « quelque 7 730 obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont été prononcées depuis janvier contre des ressortissants algériens ».

Cependant, le Président Abdelmadjid Tebboune a pour sa part nié ces chiffres affirmant que « Moussa Darmanin a bâti un gros mensonge ». Notons que Moussa est le deuxième prénom du ministre français, en hommage à son grand-père, « un tirailleur algérien de la deuxième guerre mondiale », selon l’AFP.

« Il n’y a jamais eu 7 000 (clandestins algériens), c’est complètement faux », avait déclaré Abdelmadjid Tebboune lors de la rencontre périodique avec la presse nationale assurant que « la liste qui nous est parvenue en 2020 et les trois listes en 2021 comptaient 94 cas parmi lesquels 21 ont été acceptés et 16 autres rejetés ».

Et d’ajouter: « Ils ne vont pas rentrer (en Algérie) car ils sont liés au terrorisme. Ils sont venus de Syrie (…) Il y a des binationaux qui n’ont pas de famille ici« .

Citant l’entourage du ministre français, l’AFP a expliqué que « la liste à laquelle le président Tebboune fait référence aux profils ultra-prioritaires, ceux fichés pour radicalisation et qu’on considère comme les plus dangereux, qu’on veut renvoyer au plus vite ».

Il est à rappeler que ces chiffres ont été révélés en premier par le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, le 28 septembre lors de l’annonce de la décision de la réduction du quota de visas à délivrer aux magrébins, notamment les algériens avec une réduction de 50%. D’après le porte parole, cette décision a été motivée par « le refus des autorités des pays du Maghréb de reprendre leurs ressortissants illégaux qui font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) ».

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