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Politique

Condamnation de Karim Tabbou : vague d’indignation face à un « scandale judiciaire »

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© Ferhat Bouda pour INTERLIGNES & Agence Vu | Karim Tabou près de sa demeure à Douera
© Ferhat Bouda pour INTERLIGNES & Agence Vu | Karim Tabou près de sa demeure à Douera

« Procès arbitraire », « un scandale judiciaire », une « grave atteinte aux droits »… Les réactions face à l’alourdissement de la condamnation du détenu politique, Karim Tabbou, prononcé, en début de matinée d’aujourd’hui, par le juge près la cours d’Alger se multiplient.

Des avocats, des défenseurs des droits de l’homme et des partis politiques n’ont pas tardé à réagir à ce jugement « indigne ». Dans un communiqué rendu public, le vice-président de la LADDH (aile Zehouane), Saïd Salhi, dénonce une volonté d’empêcher Karim Tabbou de quitter la prison « à travers la programmation de ce procès en deuxième instance ».

« Ce qui s’est passé à la cour de Ruisseau est un précédent grave, qui s’ajoute à tous les disfonctionnements et égarements du système judiciaire Algérien, qui visiblement n’arrive pas à se libérer de l’emprise du pouvoir exécutif », lit-on dans un communiqué de l’organisation, qui appelle à la libération de tous les détenus d’opinion.

Pour sa part, le président de l’autre aile de l’organisation, Nourredine Benissad, parle « d’une grave atteinte aux droits de la défense vient de se produire à la cour d’Alger ». « Karim Tabbou vient d’être condamné en appel à une année de prison ferme sans qu’il puisse avoir droit à une défense conformément aux dispositions de la constitution et du pacte international sur les droits civils et politiques ratifié par l’Algérie », affirme-t-il, précisant que Karim Tabbou, victime d’un malaise en pleine audience, « n’a pas eu droit à un procès équitable conformes aux standards internationaux ».

« La LADDH exige une enquête indépendante et impartiale pour lettre la lumière sur les tenants et les aboutissants de cette affaire », lit-on dans le même communiqué. Le collectif des avocats qui s’est précipité à la dernière minute à la Cour d’Alger qui a programmé ce procès « en catimini », en l’occurrence Mustafa Bouchachi, Abdelghani Badi, Zoubida Assoul et d’autres, dénoncent « un scandale judiciaire » et « un procès honteux ». « Nous n’allons pas nous taire face à cette dérive », lancent-ils.

Réagissant également, le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) qualifie ce verdict « de fait plus que gravissime, produit d’une entorse inqualifiable aux droits élémentaires de la défense et aux droits fondamentaux du prévenu ».

« Cela nous renseigne une fois de plus sur l’instrumentalisation éhontée de la justice ; profitant de plus de la grave situation sanitaire que vit le pays actuellement. Le RCD condamne avec force une dérive effroyable et inédite d’un système pourtant déjà largement condamné par l’histoire. Il exige que les auteurs de ce crime contre le peuple et l’Algérie soient poursuivis », lit-on dans un communiqué du parti.

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