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Politique

Concert virtuel d’artistes pour soutenir les prisonniers du “Hirak”

Kenza Ait Bachir

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© INTERLIGNES. 47e mardi de mobilisation consécutif.

On ne s’arrêtera pas! On ne se taira pas!” Des artistes algériens se mobilisent samedi pour un concert de solidarité diffusé en ligne afin de soutenir les prisonniers du “Hirak”, le mouvement populaire antirégime, et défendre la liberté d’expression en Algérie.

Le concert –nommé “Songs of Freedom” (Chants de liberté)– est organisé par un regroupement de collectifs de la diaspora algérienne. Il sera diffusé samedi à partir de 20H00 GMT (21H00 à Alger) sur YouTube et plusieurs pages Facebook, à quelques heures de l’Aïd El-Fitr, la fête qui marque la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, selon les organisateurs.

L’idée du concert est née à l’initiative de Free Algeria, qui réunit des collectifs de la diaspora disséminés en France, aux Etats-Unis, en Suisse, en Belgique, en Italie ou encore en Autriche. Les organisateurs ont recueilli le soutien d’une quinzaine d’artistes algériens et de médias comme Radio Corona Internationale, Wesh Derna, Berbère TV et L’Avant-Garde, “site d’information des luttes progressistes”, récemment censuré en Algérie.

Parmi les artistes qui monteront virtuellement sur scène: le groupe algéro-québecois Labess, le rockeur gnawi Cheikh Sidi Bémol et la chanteuse de rock progressif Amel Zen. Ces derniers ont envoyé un clip vidéo avec un message adressé aux détenus du “Hirak” suivi de leur performance musicale, explique à l’AFP Faïza Menai, membre du collectif Debout l’Algérie et de Free Algeria, saluant le courage des artistes basés en Algérie qui participent à l’événement malgré le climat de répression.

La compilation des contributions aboutira à un concert d’un peu plus d’une heure. –

“Deux virus: corona et répression”

En dépit de l’arrêt forcé des manifestations du “Hirak” depuis la mi-mars, à cause de l’épidémie de Covid-19, la répression continue de s’abattre sur des opposants politiques, des journalistes, des médias indépendants et des internautes.

Quinze militants ont été condamnés cette semaine à des peines de prison ferme, dont trois pour leurs publications sur les réseaux sociaux. “Ce soir nous allons chanter pour les détenus d’opinion.

Nous allons veiller et penser à tous ces prisonniers politiques enfermés dans leur cellule, loin de leurs parents, de leur famille, de leurs enfants, de leurs amis”, a écrit Cheikh Sidi Bémol sur Facebook. “Je participe en solidarité avec les détenus. Il faut les libérer! Ce n’est pas normal de continuer à réprimer les libertés”, a déclaré Amel Zen à l’AFP.

“Nous avons deux virus: le corona et la répression.” Les noms d’une soixantaine de prisonniers du “Hirak” et les photos de quelques-uns d’entre eux figurent sur l’affiche du concert qui circule sur les réseaux sociaux. Parmi les slogans en arabe et en français qui apparaissent sur l’affiche: “On ne s’arrêtera pas! On ne se taira pas! Pour un Etat de droit! Pour une liberté d’expression!”. Selon le groupe Labess, “la liberté d’expression et le respect des droits de l’Homme sont en danger en Algérie”.

“Les médias sont muselés, des jeunes sont arrêtés pour de simples publications sur les réseaux sociaux. Nous devons les soutenir, montrer qu’ils sont toujours dans nos pensées”, a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Né en février 2019 d’un immense ras-le-bol des Algériens, le “Hirak” réclame un changement du “système” en place depuis l’indépendance du pays en 1962. En vain, jusqu’à présent, même s’il a obtenu en avril 2019 la tête du président Abdelaziz Bouteflika après 20 ans de règne.

Vous pouvez vous inscrire à l’événement avant même son lancement pour recevoir une alerte et ne rien manquer.

Avec AFP

Politique

L’Union européenne “préoccupée” par la condamnation du journaliste Khaled Drareni

Yasmine Marouf-Araibi

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L’Union européenne suit avec “préoccupation” la situation du journaliste Khaled Drareni qui a été condamné le 10 août à trois ans de prison ferme, a déclaré vendredi une porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, assurant que l’UE appelle l’Algérie à “œuvrer à l’apaisement et au dialogue”.

“Nous suivons avec préoccupation la situation du journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme pour “incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale”, a déclaré la porte-parole Nabila Massrali.

“Nous traitons des cas individuels et des questions relatives aux droit de l’Homme à différents niveaux dans le cadre du dialogue entre l’UE et l’Algérie”, a-t-elle assuré, ajoutant que l’UE appelle l’Algérie à “œuvrer à l’apaisement et au dialogue”.

Arrêté le 07 mars dernier alors qu’il couvrait une manifestation populaire à Alger-centre, le journaliste Khaled Drareni est en détention depuis le 29 mars pour “incitation pour attroupement non armé” et “atteinte à l’unité nationale”.

Lors du procès qui s’est déroulé le 03 août, le procureur de la république a requis une peine de quatre ans d’emprisonnement, 100.000 DA d’amende et une privation des droits civiques pendant quatre ans contre le journaliste et ses co-accusés: les activistes Samir Belarbi et Slimane Hamitoche.

Le 10 août, le tribunal de Sidi M’hamed rend son verdict condamnant le journaliste à trois ans de prison ferme et 50.000 DA d’amende. Les deux activistes, placés sous mandat de dépôt le 10 mars et libérés le 02 juillet, ont été condamnés à deux ans de prison dont quatre mois ferme.

La condamnation du journaliste Khaled Drareni a généré une large campagne de solidarité en Algérie comme à l’étranger où plusieurs ONG et associations ont réclamé sa libération. Ses avocats, qui ont dénoncé un “procès politique”, ont fait appel du verdict.

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Politique

Pétrole: Le Brent à 44,57 dollars le baril

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Les cours du pétrole étaient en baisse vendredi, dans le sillage de la veille, lestés par les perspectives moroses de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à propos de la demande mondiale de pétrole pour 2020 et 2021.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 44,57 dollars à Londres, en recul de 0,87% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre lâchait 0,88% à 41,87 dollars.

“La hausse déclenchée par les données sur les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis mercredi s’est éteinte aussi vite qu’elle avait commencé”, ont constaté des analystes de Oanda.

“Les prix ont subi des pertes en raison de l’inquiétude renouvelée (des investisseurs) concernant l’évolution de la demande de pétrole dans le monde”, ont-ils expliqué, faisant référence aux données publiées la veille par l’AIE.

L’AIE prévoit que la demande de brut chute cette année à 91,9 millions de barils par jour (mbj), soit 140.000 de moins que prévu jusqu’alors, avant de rebondir à 97,1 mbj en 2021, soit 240.000 de moins que prévu.

Elle impute ce repli à la faiblesse persistante du secteur des transports, notamment aérien, avec la crise sanitaire.

Mercredi, c’est l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui avait déjà légèrement abaissé son estimation de la demande mondiale de pétrole en 2020.

Par ailleurs, la Chine, qui est restée un moteur pour les marchés pétroliers pendant la pandémie, pourrait bientôt ralentir ses importations car les stocks continuent d’augmenter à des niveaux records, prévoient des observateurs du marché.

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Politique

Condamnation de Khaled Drareni : L’étrange réaction de Belhimer

Melissa NAIT ALI

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© DR | Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme

Le ministre de la communication Ammar Belhimer contenue son acharnement contre le journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme. Alors que les réactions condamnant la lourde peine infligé au directeur du site Casbah Tribune, le porte-parole du gouvernement, tente de le charger à nouveau arguant qu’il n’est pas en possession de la carte du journaliste professionnel.


« Drareni n’a jamais été détenteur de la carte de presse professionnelle prévue par l’article 76 de la loi organique 12-05 relative à l’information du 12 janvier 2012», lance-t-il, dans un communiqué diffusé intégralement par l’agence APS.

Selon lui, « aucune demande n’est parvenue à cet effet aux services compétents du ministère de la part de Khaled Drareni ». Drôle de justification. Khaled Drareni qui a commencé sa carrière de de journaliste au quotidien La Tribune, a fait un passage à la radio chaîne III, avant de travailler pour les chaînes privées, Dzair TV et Echourouk. Tous des médias algérien.

A-t-il besoin d’avoir une carte provisoire du journaliste professionnel pour être reconnu comme tel ? Pourtant, de nombreux journalistes confirmés n’ont pas fait une demande pour l’obtention de ce sésame, qui, faut-il le souligner, a été accordé à des personnes n’ayant aucun lien avec la presse.

Ce qui est encore malheureux est qu’Amar Belhimer passe sous silence la décision de la justice. Bottant toujours en touche, le ministre de la communication revient à nouveau sur l’absence d’accréditation des correspondants des chaînes étrangères.

« Aucun organe ni institution indépendante ayant diffusé ses couvertures et commentaires n’a sollicité des autorités compétentes la délivrance de l’accréditation préalable requise à l’effet de l’employer, en application de l’article 81 de la loi organique (12-05)», dit-il.

Et d’ajouter : « Comme nous avons déjà eu l’occasion de le rappeler s’agissant de l’ambivalence de la relation de travail avec certains organes employeurs étrangers, certains journalistes s’installent comme « correspondants de fait » – non accrédités selon les procédures en vigueur – d’organes étrangers, et entretiennent une sorte de « loi du fait accompli » qui les expose à plusieurs risques dont le premier, et non des moindres, est qu’ils ne sont pas reconnus comme correspondants », explique-t-il.

Le ministre estime que « les journalistes en question doivent savoir que les pays des médias qui les emploient n’auraient jamais toléré de telles pratiques sur leurs sols respectifs », souligne-t-il.
« Les voies de recours, cadre idoine et exclusif d’un traitement juste du dossier, permettent à la défense de faire appel de la décision prononcée en première instance, loin de toute ingérence, de toute politisation et de toute manipulation d’une affaire qui, selon les qualifications retenues des faits, ne relève pas du libre exercice du métier de journaliste», soutient encore Amar Belhimer.

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