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Politique

Communiqué en réponse au ministre de la communication

Bouzid ICHALALENE

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© DR | ministre de la Communication Ammar Belhimer

Monsieur le ministre ;

Nous n’avons pas l’habitude de polémiquer avec des officiels. Nos valeurs et notre professionnalisme ne nous permettent pas de le faire. Mais cette fois-ci, nous sommes obligés de réagir. Nous avons décidé de le faire, non pas pour vous répondre, mais tout simplement pour rétablir les faits et donner des éclairages à nos lecteurs et à l’opinion publique.

Vous avez cité, aujourd’hui, notre jeune journal, bloqué depuis quelques jours, non pas pour expliquer les raisons de cette censure, mais pour nous attaquer gratuitement. En tant que premier responsable du secteur de la communication, et au moment où le discours officiel porte sur la lutte contre « la diffamation », « l’insulte » et « les fake-news », vous avez tenu des propos diffamatoires à l’égard de notre journal Interlignes Algérie.

C’est pourquoi nous avons décidé, en premier lieu, de vous rappeler que la crédibilité et l’audimat de notre média n’ont pas été achetés dans un marché.

Ils ont plutôt acquis grâce au sacrifice de toute une équipe de jeunes journalistes soucieux du respect de l’éthique et la déontologie régissant ce noble métier.

Nous sommes très déçus par vos déclarations. Vous « supposez » que INTERLIGNES est bloqué par son équipe pour bénéficier « d’une opération marketing » ! Nous vous rappelons monsieur le ministre que cela ne fait pas partie de nos valeurs. Si c’était le cas, l’accès à notre site ne serait pas possible avec l’application VPN. Donc, de ce fait, cet argument est évidement faux, et INTERLIGNES est bien censuré.

Nous vous rappelons aussi, dans ce sens, que ce n’est pas INTERLIGNES qui contrôle l’accès à Internet en Algérie. Malheureusement, au lieu d’expliquer les raisons ayant conduit les autorités à censurer des médias électroniques, dont notre journal, vous avez choisi de nous accuser « d’avoir nous-mêmes fermé notre site afin de nous faire de la publicité ».

Vous avez aussi, dans une volonté de noyer la problématique de la censure, préférez parler de la publicité de l’Agence Nationale d’Edition et de Publicité (ANEP) et de la distribution de cette manne aux médias. À ce sujet, permettez-nous de vous informer que nous n’attendons aucune aide de la part de l’ANEP.

A propos de « cette stratégie d’association qui avait pour seul but de faire profiter la marque “Interlignes” d’une grande “exposition médiatique dans les parutions de presse et sur les réseaux sociaux », nous vous rappelons que nous n’avons pas besoin de ça.

Car, deux ans seulement après notre création, notre audience dépasse largement celle de nombreux médias, plus anciens que nous et qui disposent de moyens colossaux. Et si les plus grands médias au monde ont repris notre communiqué, c’est parce qu’ils connaissent la qualité de notre travail journalistique qui fait honneur à la presse nationale en particulier et au pays en général.

Mais la censure des médias et l’emprisonnement des journalistes risquent de noircir encore davantage l’image de notre pays, déjà en bas de l’échelle en matière de la liberté de la presse.

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3 Comments

3 Comments

  1. Avatar

    Touati

    24 avril 2020 at 02:33

    Bonjour,
    Je ne connaissais pas votre journal, mais grâce à ce ministre véreux maintenant oui, donc ne croyez pas que c’est une mauvaise chose, c’est de la bonne publicité.

    Bonne continuation

  2. Avatar

    samir

    24 avril 2020 at 02:50

    Cette mise au point est bienvenue , mais sachez que les citoyens s’étaient déjà fait leur idée sur cette lamentable affaire.
    Rarement lettre ouverte ministérielle n’a été aussi ridicule et aussi grotesque.
    Les reflexes de l’ex journaliste d’El Moudjahid resurgissent au galop.
    Écrite dans le pur style langue de bois à la soviétique, les gens de RSF doivent être morts de rire.
    D’ailleurs; leur réponse prochaine promet d’être particulièrement suave.
    PS: Vous faites un travail de qualité, et vous avez tout mon soutien

  3. Avatar

    Thamourth

    26 avril 2020 at 20:33

    La liberté d’expression et d’information est gravement menacée dans notre pays. Depuis le début du mouvement de contestation populaire en février 2019, une vague d’abus, de persécutions et d’arrestations sans précédent a ciblé des militants pacifistes, des porteurs d’emblèmes culturels amazighs, des militants politiques connus et reconnus. Des journalistes sont arrêtés pour des articles dénonçant des abus, mais jugés diffamatoires…ce qui explique la 146 éme place occupée par l’Algérie au Classement mondial de la liberté de la presse 2020. CE QUI EST FRAPPANT DANS CETTE CAMPAGNE DE CENSURES TOUS-AZIMUTS, AU DELÀ DU MOTIF FALLACIEUX, C’EST CETTE DISCRIMINATION QUI SEMBLE CIBLER ESSENTIELLEMENT DES SITES WEB JUGÉS ‘REBELLES A L’ORDRE ÉTABLI'(RADIO M-MAGHREB ÉMERGENT-TSA-INTERLIGNES-DZDIV pour ne citer que les plus récents censurés) DONT LES GÉRANTS ONT TOUS LA PARTICULARITÉ D’ÊTRE NÉS EN…KABYLIE ! N’Y-A-T-IL PAS ANGUILLES SOUS ROCHE ?

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Culture

Plus de 100 artistes et travailleurs de la Culture apportent leur soutien au journaliste Khaled Drareni

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Le journaliste Khaled Drareni

Plus de 100 artistes et travailleurs de la Culture, dont des écrivains, des chanteurs, des acteurs et des scénaristes, ont apporté leur soutien au journaliste Khaled Drareni condamné, le 10 août, à trois ans de prison ferme.

Ces travailleurs du secteur culturel considèrent ce verdict comme étant “une atteinte et une violence faites à la liberté́ d’expression qui est, comme pour la presse, la condition de notre existence en tant que travailleurs de la culture”, ont-ils indiqué dans leur communiqué.

“Après ce verdict du 10 août 2020, ne nous sentons plus en sécurité dans notre pays en tant que citoyens”, ont-ils ajouté.

Communiqué

Nous artistes et acteurs actifs de la culture avons appris avec consternation le verdict condamnant Khaled Drareni à trois (3) années de prison ferme. Nous considérons ce verdict comme une atteinte et une violence faites à la liberté́ d’expression qui est, comme pour la presse, la condition de notre existence en tant que travailleurs de la culture.

Nous artistes, femmes et hommes de culture, après ce verdict du 10 août 2020, ne nous sentons plus en sécurité dans notre pays en tant que citoyens. Ce procès arbitraire nous montre que nous ne pouvons plus jouir de nos droits et de notre liberté d’expression et d’opinion garanties par la Constitution. Aujourd’hui, c’est aussi notre existence même, en tant qu’artistes, qui est directement menacée, mais ce sont surtout, les valeurs fondamentales de l’Algérie qui sont gravement atteintes.

L’issue de ce procès, nous l’avions espérée libératrice. Nous espérions enfin voir une justice impartiale et affranchie telle que promise par le Chef de l’Etat. La justice est l’institution la plus fondamentale de notre pays, et ce verdict arbitraire ébranle l’institution même. Le procès du 3 août a révélé un dossier vide et des chefs d’accusation infondés. Un tel verdict ne peut être rendu au nom du peuple, en notre nom, puisqu’il est contre nous tous et contre nos droits et nos libertés fondamentales.

Ce verdict est contre notre droit et notre devoir d’informer et d’être informés, notre droit et notre devoir de débattre, notre droit d’exprimer notre opinion et nos points de vue, notre droit de créer, notre droit d’exercer dignement nos métiers.

Nous retenons la date du 10 août comme un jour de deuil. Nous voulons que cette date soit oubliée par la libération inconditionnelle de Khaled Drareni et de tous les détenus d’opinions. Nous voulons vivre en sécurité et libres dans notre pays, dans un État de droit fort et pérenne.
Nous appelons à la raison, nous appelons au droit.

Les signataires

1 Yanis Koussim, scénariste, réalisateur
2 Sofia Djama, scénariste réalisatrice
3 Adila Bendimerad, actrice, scénariste, productrice
4 Nabil Asli, acteur, dramatuge, scénariste
5 Karim moussaoui, scénariste, réalisateur
6 Amina Menia, artiste plasticienne
7 Wassyla Tamzali, écrivaine, fondatrices des Ateliers Sauvages
8 Ghouli Ahmed Djamil (Djam) auteur, compositeur, interprète
9 Nadir Moknèche, réalisateur
10 Hassen Ferhani,réalisateur
11 Maïssa Bey, écrivaine
12 Hamida Ait Elhadj, metteur en scène, maître de conférence à l’ISMAS
13 Lina Soualem, réalisatrice
14 Yacine Bouaziz, producteur
15 Nadia Kaci, actrice
16 Sid Ahmed Sémiane, auteur, réalisateur
17 Tarik Bouarrara, acteur, danseur, professeur d’art dramatique
18 Leila Touchi, actrice, metteur en scène
19 Ahmed Zitouni, acteur
20 Shirine Boutella, actrice
21 Sabrine Draoui, réalisatrice
22 Damien Ounouri, réalisateur, producteur
23 Feriel Gasmi Issiakhem, architecte, designer, directrice artistique cinéma
24 Zahra Harket, actrice, productrice
25 Amel Zen, Chanteuse
26 Mourad Krinah, artiste plasticien
27 Zahra Doumanji, actrice, docteure en biologie
28 Farah Abada, journaliste, réalisatrice
29 Mourad Benacer, comédien, humouriste
30 Lafifi Mehdi, producteur, manager
31 Sarah El Hamed, artiste, performeuse, art manger
32 Amel Kateb, comédienne, réalisatrice
33 Kheireddine Lardjem, metteur en scène
34 Myriam Ait Elhadj, actrice

35 Ager Ouaslati, réalisatrice, journaliste
36 Boualem Ziani, réalisateur, producteur
37 Ahmed Ait Issaad, photographe
38 Salima Abada, actrice, réalisatrice
39 Omar Ayachi, auteur compositeur
40 Yasmine Trabelsi, technicienne cinéma
41 Aziz Hamdi, activiste culturel
42 Rym Lili Laredj, réalisatrice
43 Mouffok Mokhtar, technicien éclairagiste
44 Benadouda Samar, danseuse, chorégraphe
45 Akram El Kebir, écrivain
46 Fella Tamzali Tahari, artiste peintre
47 Samir Toumi, écrivain
48 Aboubakr Maatallah, musicien compositeur
49 Meriem Medjkane, actrice
50 Mohamed Elkeurti, activiste culturel
51 Aziz Boukrouni, acteur
52 Salah Fayçal, réalisateur, journaliste
53 Fouzi Benbrahim, metteur en scène
54 Karim Bengana, réalisateur
55 El Moustache, dessinateur
56 Yasmina Soltani, comédienne
57 Khaled Bouzidi, acteur culturel
58 Khaled Benaïssa, réalisateur, acteur
59 Nadjib Stambouli, écrivain
60 Lazhari Labter, écrivain
61 Slimène Benouari, acteur
62 Mira Gassem, créatrice de contenus historiques et culturels
63 Nadjib Lamraoui, ingénieur du son, réalisateur
64 Massilya Aït Ali, comédienne
65 Randa Elkolli, auteure, dramaturge
66 Hadjer benmansour, comédienne
67 Nadja Saîdi Makhlouf, artiste photographe
68 Amine Chibane, artiste interprète, auteur compositeur
69 Mohcen Hamadou, assistant réalisateur
70 Ryad Nabet, comédien
71 Wafa Bouraoui, make-up artiste et créatrice de contenu
72 Amine kabbess, assistant réalisateur
73 Taos Boumaza, intervenante théâtre, podcasteuse
74 Samia Meziane, actrice
75 Anya Louanchi, actrice
76 Hania Zazoua, artiste designer, entrepreneur culturel
77 Amine hattou, réalisateur
78 Asma Guenifi, écrivaine féministe, psychologue
79 Mouna Bennami, artiste plasticienne
80 Medrar Sallem-Ati, ciné-club, festival de la paix
81 Yacine Brahimi, comédien
82 Ghiles Mokrani, technicien, ciné-club
83 Abdenour Hochiche, programmateur cinéma, ex-directeur des RCB
84 Sami Loucif, scénariste
85 Fares Haned, chef coiffeur cinéma et spectacle vivant
86 Fares Idir, conteur
87 Hadda Djaber, metteure en scène
88 Amine Bentameur, producteur
89 Massinissa Selmani, artiste
90 Bilel Boudjelouli, journaliste culturel
91 D’zart, artiste illustrateur
92 Djebbara Mhand
93 Youcef Habouche, comédien
94 Khaled Berrazeg, photographe
95 Rym Mokhtari, enseignate à L’ESBA
96 Manel Gougam, comédienne
97 Thilleli Rahmoun, artiste plasticienne
98 Mounia Lazali, artiste peintre designer
99 Menad Embarek,, comédien
100 Mourad Louanchi, monteur son
101 Mehdi Ramdani, acteur
102 Amel Bedani, scénariste
103 Mustapha Benfodil, dramaturge, écrivain
104 C.A.L.O, acteur, rappeur
105 Anouar Benmalek, écrivain
106 Nasser Daghiche, Chanteur
107 Yacine Bentaher, comédien

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Politique

Projets en Zones d’ombre : fin de fonction des chefs de Daïras et suspension des P/APC

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© DR | Abdelmadjid Tebboune ait état mardi soir d’une aide sans intérêts de 130 millions USD proposé par la BM et le FMI

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a signé des décrets portant fin de fonctions de plusieurs de chefs de Daïras et suspension pour enquête de nombre de présidents d’Assemblée populaire communale (P/APC) pour non réalisation de projets tracés en Zones d’ombre, a rapporté mardi soir la Télévision algérienne.

Le Président de la République a signé le 08 août courant des décrets portant fin aux fonctions de plusieurs chefs de Daïras.

Il d’agit de : “Nadia Nabi, chef de la Daïra d’Ouled Ben Abdelkader (Chlef), Mahmoud Gherib, chef la Daïra de Feidh El Botma (Djelfa), Redha Khidher, chef de la Daïra d’Es-Senia (Oran), Fethi Belmostafa, chef de la Daïra de Remka (Relizane)”.

La décision de suspension concerne les P/APC suivants : “le P/APC de Sidi Chahmi (Daïra d’Es-Senia,Wilaya d’Oran), le P/APC de Souk El Had (Daïra de Ramka, Wilaya de Relizane, le P/APC de Ouled Ben Abdelkader (Wilaya de Chlef) et le P/APC de Oum Laadham (Daïra de Feidh El Botma, Wilaya de Djelfa).

Les P/APC en question seront soumis à enquêtes pour ces agissements nuisant portant tort aux citoyens et non réalisation de projets tracés en faveur de Zones d’ombre, a précisé le même source.

Dans le même sillage, il a été mis fin aux fonctions des responsables des subdivisions de l’Habitat et des Travaux publics dans les Daïras de Ouled Ben Abdelkader (Chlef), Feidh El Botma (Djelfa) et Ouled Derradj (M’sila).

De même qu’il a été mis fin aux fonctions du premier responsable de la subdivision des Ressources en eau dans la Daïra de Ramka (Relizane), ajoute la même source.

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Politique

Déconfinement : les bains maures et les piscines non concernés par l’ouverture

Melissa NAIT ALI

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© DR | Les piscines et hammams non concernés par la réouverture


Les hammams (bains maures) et les piscines ne sont pas concernés par la réouverture décidée par le gouvernement pour le 15 août prochain. C’est ce qu’a annoncé, aujourd’hui, le premier ministère dans un communiqué rendu public.


Selon la même source, toutes les piscines, y compris celles des hôtels, resteront fermées jusqu’à nouvelle ordre. Le gouvernement rappelle, dans son communiqué, la nécessité de respecter les protocoles sanitaires et les mesures de préventions à l’occasion de la reprise des activités de l’hôtellerie, de la restauration, des cafés et des espaces de loisir.

Pour rappel, le gouvernement a annoncé, au début de la semaine en cours, un retour à la normal avec la réouverture des cafés, des hôtels, des plages et des lieux de détentes et de récréation.

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