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Communiqué du Conseil des ministres (Texte intégral)

Le Président de la République, Chef suprême des forces armées, Ministre de la Défense nationale, M. Abdelmadjid Tebboune, a présidé dimanche une réunion du Conseil des ministres, indique un communiqué de la Présidence de la République, dont voici le texte intégral:

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“Le Président de la République, Chef suprême des forces armées, Ministre de la Défense nationale, M. Abdelmadjid Tebboune, a présidé ce jour dimanche 09 Djoumada El Oula 1441 correspondant au 05 janvier 2020 une réunion du Conseil des ministres.

Avant l’entame des travaux et l’officialisation de l’installation du Gouvernement, le Président de la République a invité les présents à observer une minute de silence à la mémoire du défunt Général de corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, ex-chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP).   

Par la suite, le Président de la République a prononcé une allocution qu’il a entamé en adressant ses félicitations au peuple algérien et à l’ensemble des membres du Gouvernement à l’occasion de la nouvelle année, espérant qu’elle soit de bonne augure pour la nation algérienne et le début d’un chapitre prospère de son histoire contemporaine.

Après avoir rappelé les axes essentiels de son programme et ses 54 engagements ayant recueilli le cautionnement du peuple lors de l’élection du 12 décembre 2019, le Président de la République a donné des orientations concernant l’élaboration du Plan d’action du Gouvernement et a fixé la feuille de route de chaque ministre.

Concernant la mise en œuvre du programme présidentiel, le Président Tebboune a insisté sur l’importance qu’il accorde aux volets politique, institutionnel, socioéconomique et culturel visant tous à l’édification d’une nouvelle République répondant aux aspirations de notre peuple.      

A cet effet, le Président de la République a instruit les membres du Gouvernement d’être à l’écoute des préoccupations et besoins des citoyens en adoptant le dialogue et la concertation et de veiller scrupuleusement à demeurer au service de l’Etat et du peuple, d’où l’impératif de faire montre du comportement exemplaire requis et de la profonde foi en le devoir de préservation du denier public, de la lutte contre les comportements bureaucratiques et du respect des engagements de l’Etat.

Il s’agit de redresser la situation générale du pays à travers le rétablissement de l’autorité de l’Etat et le recouvrement de la confiance des citoyens, a affirmé le Président Tebboune.   

L’édification de l’Algérie à laquelle aspirent les citoyens et citoyennes implique la reconsidération du système de gouvernance à travers un profond amendement de la Constitution, pierre angulaire de l’édification de la nouvelle République, ainsi que de certains textes de loi importants, à l’instar de la loi organique relative au régime électoral.

Cette entreprise requiert, par ailleurs, la moralisation de la vie politique par la consécration de la séparation entre l’argent et la politique et la lutte contre la médiocrité dans la gestion. La nouvelle République doit focaliser sur l’instauration de l’Etat de droit qui garantit l’indépendance de la justice et la promotion de la véritable démocratie participative, favorisant l’épanouissement social et politique de tous. 

Au plan économique, le Président de la République a évoqué l’impératif d’appliquer un modèle économique solide basé sur la diversification. Un modèle économique affranchi des entraves bureaucratiques, qui génère la richesse et absorbe le chômage, notamment parmi les jeunes et qui soit à même de garantir la sécurité alimentaire pour mettre les Algériens à l’abri de la dépendance de l’extérieur.

Ce modèle doit permettra à l’économie nationale de se libérer de la dépendance aux hydrocarbures, essentiellement à travers l’encouragement des énergies alternatives et renouvelables avec pour objectif l’exportation, la consolidation de la présence sur le marché énergétique et la relance des mégas projets d’exportation de l’énergie renouvelable.

Le chef de l’Etat a souligné parallèlement la nécessité d’un plan d’urgence pour le développement de l’agriculture, notamment saharienne, de l’industrie agroalimentaire et de la pêche outre la relance du secteur du tourisme, tous sources de richesse pour peu que l’appui nécessaire leur soit accordé.

Dans le même contexte, le Président de la République a insisté sur l’impératif d’une réforme profonde de notre système fiscal avec tout ce qui en découle en termes de réglementation des incitations fiscales au profit des entreprises, notamment des startup et PME, en veillant à l’allègement de l’imposition des entreprises créatrices d’emplois.

Le domaine social aura l’attention nécessaire, voire la priorité absolue afin de hisser le niveau de vie du citoyen algérien, a soutenu le Président de la République affirmant que l’Etat sera aux côtés des classes moyenne et vulnérable de la société pour leur offrir une vie décente et augmenter le pouvoir d’achat de tous les citoyens, avec suppression de l’imposition des faibles revenus.

Il a mis en avant, également, la nécessité d’un plan sanitaire intégré garantissant les soins adéquats aux citoyens avec l’examen de la manière d’augmenter la part du secteur de la santé dans le produit intérieur brut (PIB) en vue de construire des Centres hospitaliers et de nouveaux Centres hospitalo-universitaires répondant aux standards internationaux et d’améliorer les infrastructures existantes.

Parmi les orientations du Président de la République au Gouvernement, la nécessité d’établir un lien entre l’université et le monde du travail afin qu’elle soit la locomotive de l’édification d’une économie nationale solide, qu’il s’agisse de l’économie traditionnelle ou du savoir, à travers la création de pôles d’excellence universitaires.

En outre, le chef de l’Etat a insisté sur l’impérative révision du système éducatif dans son volet pédagogique, avec un allègement des programmes scolaires, tout en accordant une place importante aux activités sportives et culturelles.

Abordant l’élément culturel, le chef de l’Etat a estimé nécessaire de dédier aux artistes des espaces à même de valoriser la profession et promouvoir son rôle, en veillant au développement de l’industrie cinématographique afin de permettre l’émergence de leurs talents. De même qu’il a souligné l’importance d’une réflexion sur l’opportunité de promouvoir la formation artistique et culturelle afin d’encourager les talents, renouveler les élites artistique et d’accorder des avantages fiscaux pour le développement de la production culturelle, cinématographique et intellectuelle, outre la prise en charge de l’artiste au plan social.

Dans le domaine de l’information, le Président de la République a enjoint le Gouvernement de réunir toutes les conditions adéquates au renforcement du professionnalisme des médias et des journalistes, en garantissant le soutien et l’encouragement nécessaires et indispensables à une pratique médiatique responsable dans le cadre de la liberté, une liberté qui n’a de limites que la loi, l’éthique et la morale, outre la consolidation de la liberté de la presse, de la créativité et du rôle de la presse électronique.

Soulignant l’importance du secteur de la Jeunesse et des Sports, le Président Tebboune a mis l’accent sur l’impératif d’accorder un intérêt soutenu au sport depuis l’école, exhortant le Gouvernement à encourager le sport d’élite, toutes disciplines confondues, et à soutenir matériellement ses jeunes athlètes afin de leur permettre de se préparer dans des conditions optimales.           

Au plan extérieur, le Président de la République a évoqué l’environnement régional et international complexe, théâtre aujourd’hui de grandes manœuvres géopolitiques et terrain d’imbrication de facteurs de menace et d’instabilité.

Dans ce cadre, il a mis en avant l’importance de tirer les principaux enseignements, au plan stratégique, afin de mieux anticiper les répercussions de la détérioration de la situation sécuritaire dans la région sur notre sécurité nationale.

A ce propos, le Président de la République a soutenu que l’Algérie ne doit aucunement dévier de ses devoirs de solidarité et de bon voisinage, qu’elle continuera à promouvoir à travers une coopération visant la réalisation d’une complémentarité régionale au mieux des intérêts de toutes les parties.

L’Algérie qui se refuse toute immixtion dans les affaires des autres pays s’oppose fermement à toute tentative d’ingérence dans ses affaires nationales, des principes qui sous-tendent ses engagements en faveur de la paix et de la sécurité dans notre région, le Maghreb arabe, l’Afrique et à travers le Monde, a ajouté le chef de l’Etat, qui a réitéré en outre le soutien constant de l’Algérie aux causes justes, notamment la cause palestinienne et la question du Sahara Occidental.

En sus des objectifs stratégiques, notre politique extérieure doit désormais s’adapter aux nouvelles priorités du pays, notamment économiques, par le redéploiement de son potentiel en s’appuyant à des cadres de compétence et d’engagement avérés.

Notre diplomatie doit montrer au Monde l’image de la nouvelle Algérie, une Algérie confiante en elle, en ses capacités et en son avenir, une Algérie fière de son passé et de ses réalisations et consciente des difficultés auxquelles elle est confrontée et déterminée à les surmonter. Une Algérie attachée à ses principes et décidée à recouvrer la place qui lui sied dans la région et dans le Monde, a soutenu le chef de l’Etat.

D’autre part, le Président de la République a mis l’accent sur l’obligation pour l’action diplomatique de mettre notre communauté à l’étranger au cœur de ses préoccupations, en s’attelant à lui garantir la meilleure protection consacrée par les lois nationales et les législations des pays d’accueil.

Soulignant l’impératif de respecter ces législations, le chef de l’Etat a préconisé la recherche de mécanismes appropriés permettant à notre communauté nationale établie à l’étranger de contribuer efficacement au développement national et à la modernisation de l’économie nationale”.

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Activistes du hirak : « nous voulons aller vers une conférence unitaire »

Melissa NAIT ALI

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© DR | Conférence de presse des activistes de la société civile

Plusieurs collectifs de la société civile, regroupant aussi des activistes présents dans le hirak, veulent aller vers une « conférence nationale unitaire », ouverte à tous les acteurs politiques et sociaux engagés avec le mouvement populaire. C’est ce qu’ils ont expliqué les initiateurs de cette nouvelle démarche, lors d’une conférence de presse, tenue finalement au siège de l’association SOS disparus, après avoir été empêchés, dans la matinée, de l’organiser au niveau de l’hôtel d’El Biar.

En effet, des acteurs du “Hirak” d’au moins 21 wilayas ainsi que de la diaspora, devront prendre part, selon eux, « à la conférence prévue jeudi prochain à la salle Harcha d’Alger ». Une conférence qui devra, expliquent-ils, adopter une « Proclamation du 22 février », en référence à la date des premières grandes manifestations contre la candidature à un cinquième mandat du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

« La Proclamation du 22 février est un texte consensuel qui sera présenté lors de cette conférence. Le document s’inspire des revendications du Hirak et de ses slogans », précise Saïd Salhi, membre du collectif de la société civile pour le changement et vice-président de la LADDH. Selon lui, « Yetnahaw Ga3 » (Qu’ils dégagent tous, ndlr), l’une des revendications phares de la contestation, traduit un fort désir de rupture et d’un nouveau système ».

Refusant de se présenter comme des représentants du Hirak, les initiateurs affirment que leur but est de donner « une alternative politique au mouvement ». « Nous sommes partie prenante du hirak. Nous sommes un prolongement de ce qui s’est passé aujourd’hui à Kherata (marche de célébration du 1er anniversaire du hirak) et on s’inscrit totalement dans le hirak », souligne d’emblée Saïd Salhi. Selon lui, le hirak a sécrété différentes sensibilité et il est temps « d’aller vers une conférence unitaire.

La deuxième année du Hirak doit être celle de l’organisation ». « Le but est de réunir l’ensemble des sensibilités autour d’une charte unique. Un document qui sera rendu public à l’issue de la conférence », indique pour sa part, Abdelhafid Tamert. La conférence de jeudi reste, cependant, tributaire de l’autorisation des services de la DRAG de la wilaya d’Alger.

Durant toute la conférence, les différents intervenants sont restés prudents, en insistant sur leur qualité. Il ne s’agit pas de parler au nom du Hirak ou de se substituer à celui-ci. C’est une initiative parmi d’autres. Aujourd’hui, l’urgence est de permettre des jonctions et des connexions entre tout ce qui se fait comme propositions au sein du Hirak en vue d’aller vers des propositions unitaires et consensuelles.

Cela va permettre au Hirak de construire un rapport de force politique et traduire les revendications exprimées dans la rue de manière consensuelle en une plateforme unitaire », soutiennent-ils. Les initiateurs affichent aussi l’ambition de « rassembler tout le monde quelles que soient leurs différences idéologiques ». « Ce qui doit prévaloir c’est notre amour pour ce pays, l’unité nationale par l’acceptation de l’autre, et enfin notre engagement avec le Hirak et cette volonté populaire qui demande le changement », estime l’avocat Me Hafid Tamert.

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Recensement général de la population au deuxième semestre de 2020

Achour Nait Tahar

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© DR | Recensement général de la population au 2e semestre 2020

Un recensement général de la population sera effectué au deuxième semestre de l’année en 2020, c’est ce qu’a annoncé dimanche 16 février, le ministre des finances, Abderrahmane Raouya.

Intervenant lors de la réunion du gouvernement et les walis, le ministre précise que cette opération aura lieu pour la sixième fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante. Raouya souligne l’importance que revêt cette opération, considérée comme un outil principal de prise de décisions pour les pouvoir publics que se soit au niveau central où local.

Ce recensement permettra également, ajoute le ministre, de répondre aux impératifs de planification et de conception des programmes de développement et de renforcement des outils d’analyse et de recherche.

S’agissant de la contribution des dépenses publiques au financement des programmes de développement, le ministre a souligné que le mode des dépenses employé auparavant ne peut être conservé compte tenu de la situation économique actuelle, qui “nécessite plusieurs réformes de la fiscalité locale”.

Dans ce contexte, Raouya a révélé que la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) représente environ 48% du total des recettes fiscales des collectivités locales. Le montant de la recette est de l’ordre de 221,5 milliards de dinars, sur un total de 463,3 milliards de dinars obtenus par les collectivités locales en 2019.

Il a ajouté que les collectivités locales “ne font pas d’efforts suffisants pour recouvrir leurs propres ressources financières“, soulignant la préparation de “nouvelles réformes” qui prévoit la suppression de la TAP. Les collectivités locales doivent se baser sur d’autres ressources fiscales.

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Rencontre Gouvernement-walis : Vers la criminalisation de l’évasion fiscale

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Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a annoncé, dimanche à Alger, la préparation d’une loi criminalisant le non-paiement des impôts.

“Une loi criminalisant le non-paiement des impôts est prévue, à l’instar de ce qui est vigueur dans plusieurs pays à travers le monde, dont les Etats-Unis où le non-paiement des impôts est considéré comme étant un crime économique”, a déclaré le Président Tebboune à l’ouverture de la rencontre Gouvernement-walis.

“Certains prétendent être parmi les plus riches de ce pays, alors qu’ils figurent en bas du classement des contribuables, tandis que le fonctionnaire, lui, s’acquitte de ses impôts par retenue sur salaire”, a soutenu le Président. .

Par ailleurs, M. Tebboune a évoqué les créances bancaires de certains investisseurs, ayant dépassé 1.000 milliards DA en janvier 2020.     

“En janvier dernier, certains investisseurs devaient un montant de 1216 milliards DA aux banques”, a-t-il dit.

“Le passé récent tragique a provoqué une hémorragie des fonds de l’Etat, en devise et en dinar, c’est pourquoi les citoyens s’interrogent aujourd’hui sur les méthodes à même de garantir les financements”, a ajouté le Président Tebboune.

“Le financement existe mais les remboursements ne sont pas effectués”, a affirmé le Président de la République

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