Suivez-nous

Economie

Commerce extérieur, grandes surfaces commerciales, importation anarchique : le grand chantier qui attend Rezig

Avatar

Publié

le

Lancement de grandes surfaces commerciales, problématique du prix du lait ou encore commerce extérieur, le ministre du Commerce nouvellement installé a du pain sur la planche.

Le ministre du commerce, Kamel Rezig a dévoilé, lors d’une journée d’étude sur la loi de finances 2020 tenue hier mardi à Blida, son plan d’action qui consiste, entre autres, à booster l’exportation hors hydrocarbures et à réguler les prix des produits nationaux, et ce, à travers le lancement des surfaces commerciales.

Lancement de grandes surfaces commerciales en vue de réguler des prix

Kamel Rezig a annoncé le lancement de grandes surfaces commerciales, durant cette année 2020, en vue de la régulation des prix de différents produits nationaux notamment.

“Cette année 2020 verra le lancement de grandes surfaces commerciales dédiées à la promotion du produit local et la régulation de ses prix” , a-t-il indiqué

Le succès de ce projet sera, selon lui, du “ressort des entreprises privées qui, à leur tour, seront accompagnées par l’Etat“.

Problématique du prix du lait en sachet

Le ministre du cCommerce a souligné l’impératif de mettre fin à la problématique du prix du lait. “Nous accordons un intérêt suprême à l’élimination du problème de spéculation sur le prix du lait en sachet, soutenu par l’Etat, dont la note est payée par le citoyen modeste“, a-t-il soutenu.

“Dans une première étape, nous avons préféré adopter la méthode de sensibilisation envers certains commerçants qui procèdent délibérément au relèvement du prix du sachet de lait dont le prix est soutenu (par l’Etat)”, a précisé le ministre, assurant que des “instructions ont été données à tous les directeurs du commerce des wilayas en vue d’appliquer les sanctions à l’encontre des contrevenants, dans la 2ème étape de l’opération”, a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre “nous ne tolérerons aucune infraction au prix du lait pasteurisé en sachet dont le prix est fixé à 25 DA le litre, à partir de la semaine prochaine”, a averti le ministre du Commerce appelant, dans la foulée, les citoyens à dénoncer “tout commerçant vendant le lait en sachet à un prix au dessus de 25 DA ».

Le ministère du Commerce met en avant l’intensification des patrouilles de contrôle aux premières heures de la matinée, en vue de constater de visu les « dépassements de certains commerçants », considérés, selon le ministre, « comme des victimes de certains distributeurs », a-t-il estimé.

Par ailleurs, le ministre du Commerce a assuré que “les quantités de lait produites actuellement couvrent les besoins nationaux », selon les informations parvenues à ses services, a-t-il dit, affirmant, néanmoins, que son département ministériel « n’hésitera pas, en coordination avec le ministère de l’Agriculture, à la prise des mesures nécessaires pour le relèvement du volume de production actuelle, si un manque est enregistré », a-t-il souligné.

Les industriels appelés à affecter une part de leurs produits à l’exportation

Les industriels sont tenus, à l’avenir, (de manière indirecte) à affecter un taux entre 20 à 30% du volume de leur production à l’exportation vers les marchés extérieurs », a indiqué le ministre.

M. Rezig a souligné que son département ministériel s’attelle actuellement à « formuler des concepts régissant le domaine de l’exportation avec l’élaboration du plan national d’exportation, en collaboration avec les opérateurs économiques qui bénéficieront du soutien et de l’accompagnement de l’Etat ».

« Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a veillé à la création d’un ministère délégué chargé du Commerce extérieur dans l’objectif d’accompagner les investisseurs et leur permettre d’accéder aux marchés extérieurs », a-t-il dit.

Accompagner les exportateurs

Abordant longuement la question inhérente à la promotion des exportations hors hydrocarbures, le ministre s’est également engagé à « soutenir et à accompagner les exportateurs » à qui il a recommandé de « ne plus se justifier par des problèmes d’entraves et de contraintes qui font désormais partie du passé, dans la nouvelle Algérie », a-t-il estimé.

M. Rezig a affirmé, en outre, que les portes de son département ministériel « sont ouvertes à tous, y compris aux citoyens et aux hommes d’affaires, en vue d’examiner toutes les doléances et d’œuvrer à trouver les solutions idoines ».

Le ministre du Commerce a précisé, à ce propos, que « des préparatifs sont en cours en vue de la tenue de rencontres et consultations avec les opérateurs économiques, exportateurs et importateurs, dans les jours à venir, pour s’entretenir notamment de sujets relatifs aux factures gonflées et aux importations anarchiques » et ce, a-t-il dit, suite à l’adoption du programme du Gouvernement par les deux chambres du Parlement.

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig a annoncé, mardi à Blida, que des préparatifs étaient cours, en vue de l’élaboration d’un fichier national des produits fabriqués en Algérie, en perspective de la mise au point d’une liste des produits autorisés à l’importation.

Un fichier national des produits

S’agissant des produits algériens destinés à l’importation, le ministre du Commerce annoncé que des préparatifs sont en cours, en vue de l’élaboration d’un fichier national des produits fabriqués en Algérie, en perspective de la mise au point d’une liste des produits autorisés à l’importation.

Nous veillerons à l’élaboration, dans les plus brefs délais possibles, d’un fichier national de tous les produits, industriels, agricoles, artisanaux et de services, de fabrication algérienne, en vue de mettre un terme à l’importation anarchique“, a-t-il précisé

Il a signalé le “recensement, sur le marché national, de dizaines de milliers de produits de fabrication algérienne inconnus“, nécessitant, a-t-il ajouté, “l’élaboration d’une liste à leur sujet, avec l’implication des industriels et autres opérateurs économiques“.

Publicité
1 commentaire

1 commentaire

  1. Avatar

    Mohand TAMOURT

    24 janvier 2020 à 14:26

    LA PROMOTION AU RANG DE MINISTRE D’UN GOUVERNEMENT PROVISOIRE QUI SE VEUT ‘APAISANT’ DANS UN PAYS EN CRISE MULTIFORME, DE CE RACISTE PRIMAIRE LÉCHEUR DE BOTTES (VOIR SES DÉCLARATIONS ET SES PUBLICATIONS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX) EST UNE PROVOCATION A L’ÉGARD DE LA NATION. PEU IMPORTE CE QUE FERA CE SBIRE DANS SON ILLÉGITIMITÉ. AINSI, SES ACOLYTES ACTIVANT SOUS LE PARRAINAGE DE LA PROSTITUÉE PROTÉGÉE ET CONNUE DE TOUS ONT TOUTES LEURS CHANCES DE SE VOIR ‘RÉCOMPENSÉS’! ET L’ON SE DEMANDE POURQUOI LE HIRAK SE RADICALISE!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

En hausse de 34,81% : Le déficit de la balance commerciale se creuse davantage

Melissa NAIT ALI

Publié

le

Restrictions à l’import : le déficit commercial ne baisse que grâce au pétrole
© DR |Le déficit de la balance commerciale se creuse

Le déficit de la balance commerciale de l’Algérie continue de se creuser. Selon les statistiques, rendues publiques aujourd’hui par la direction générale des Douanes (DGD), il s’est établi, en 2019, à 6,11 milliards de dollars, contre un déficit de 4,53 milliards de dollars en 2018, soit une hausse annuelle de 34,81%.

Cela s’explique par la différence importante entre les revenus des exportations algériennes sur l’année précédente et le montant des importations durant la même période. Selon la DGD, les exportations algériennes ont atteint 35,82 milliards de dollars (mds usd) en 2019, contre 41,79 mds usd en 2018, enregistrant une baisse de 14,29%.

Certes, la facture des importations a sensiblement baissé, mais l’économie nationale souffre de sa dépendance des hydrocarbures, dont les prix ont connu une chute sensible. Les importations, explique la même source, ont, pour leur part, totalisé 41,93 mds usd, contre 46,33 mds usd, en baisse de 9,49%.

 En 2019, les exportations ont ainsi assuré la couverture des importations à hauteur de 85,43%, contre 90,22% en 2018. « Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des exportations algériennes l’année dernière, soit 92,80% du volume global des exportations, en   s’établissant ainsi à 33,24 mds usd, contre 38,87 mds usd, en 2018, enregistrant un recul de 14,48% », note encore la DGD.

Faible volume des exportations hors hydrocarbure

Parallèlement au recul des recettes des hydrocarbures, celles des exportations hors hydrocarbure ne décollent pas. Les revenus en dehors de l’Or noir restent toujours marginaux, avec 2,58 mds usd, ce qui représente 7,20% du volume global des exportations.

Ils ont même régressé de 11,80% par rapport à 2018, où ils étaient de 2,92 milliards de dollars. Les exportations hors hydrocarbures étaient composées des demi-produits,   avec 1,95 md usd contre 2,33 md usd, en baisse de (6,21%), des biens alimentaires avec 407,86 millions usd contre 373,77 millions usd (+9,12%) et des biens d’équipement industriels avec 82,97 millions usd contre 90,1   millions usd (-7,92%).

Pour combler ce déficit, l’Etat continue de puiser dans les réserves de change, dont le volume a aussi fondu. Cette situation augure, en tout cas, des lendemains sombres pour l’économie algérienne. L’on se demande d’ailleurs quelle sera la recette du gouvernement pour éviter un retour rapide à l’endettement extérieur à court terme.

Lire la suite

Economie

Filières de montage : Le premier ministre ordonne le dédouanement des Kits CKD/SKD

Achour Nait Tahar

Publié

le

La facture d'importation des collections CKD destinées à l'industrie de montage des véhicules de tourisme a atteint près de 3 milliards de dollars en 2018 contre 1,67 milliard de dollars en 2017, a appris l'APS auprès du Centre national des transmissions et du système d'information des Douanes (Cntsid).
Crédit photo: DR | Usine de montage de vopitures Algérie

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a instruit la direction générale des douanes de procéder au dédouanement, “à titre exceptionnel”, de l’ensemble des collections destinées aux industries de montage (véhicules de tourisme, véhicules utilitaires, électroménagers et téléphonie) se trouvant actuellement en souffrance au niveau des zones douanières, avec maintien du traitement fiscal préférentiel, instruit une note du Premier ministère datée du 11 février et adressée à la direction générale des douanes dont Algérie Eco détient une copie.

Les entreprises de montages de véhicules, électroménagers et téléphonie mobile connaitront un dénouement heureux à leur calvaire, et ce, suite à la décision du Premier ministre de dédouaner les Kits CKD/SKD destinés à ces industries.

La même source indique que les banques domiciliataires ont été également instruites de ne plus domicilier les factures d’importation de collections, destinées aux industries de montage et qui sont non couvertes par une décision d’évaluation technique en cours de validation ou pour lesquelles les montants plafonnés au titre de l’année 2020 n’ont pas encore été communiqués.

Pour rappel, plusieurs sociétés sont en difficulté à cause du blocage des Kit dans plusieurs ports du pays.

Lire la suite

Economie

Loi de Finances 2020 : « des dispositions fiscales injustes »

Avatar

Publié

le

APN
© DR / APN, séance plénière

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, qui présentait aujourd’hui devant les parlementaires le plan d’action du Gouvernement, à fait savoir qu’il compte « amender » la loi de finance 2020, adoptée par l’Assemblée populaire et le Conseil de la Nation en novembre dernier et ratifiée en décembre par l’ancien Chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah.

Qualifiant certaines dispositions fiscales de cette loi de finances 2020 « d’injustes », le Premier ministre a déclaré en marge de son intervention à l’APN « J’ai proposé au président de la République la préparation d’un projet de   loi de finances complémentaire en vue de traiter les dysfonctionnements contenus dans la LF2020 ».

Argumentant sa démarche, Abdelaziz Djerad explique que  « des dispositions fiscales injustes envers les salariés exerçant au Sud et certaines professions libérales seront annulées ».  Il affirme par ailleurs que ces dispositions prêtent à « à semer la confusion ».

Pour rappel, la loi de finances 2020 avait fixé le baril du pétrole au prix référentiel de 50 dollars. Il est nécessaire de rappeler que pour que la balance de paiement soit équilibrée, le baril doit s’établir à un prix beaucoup plus important que celui pris en référence. Hors, les cours actuels n’indiquent aucune remontée des cours du pétrole. Pis, la pandémie que connaît la Chine a fait reculer les cours du prix du pétrole et fait craindre le pire aux économies basées sur la rente de l’Or noir.

Quelques chiffres clés de la loi de finances 2020 :

-Un baril de pétrole à 50 dollars et un prix de marché à 60 dollars.

-Un taux de change de 123 DA/dollar

-Un taux d’inflation de 4,08 %.

-Un taux de croissance de 1,8% (contre 2,6% dans les prévisions de 2019).

Les Recettes :

– Les recettes budgétaires passent à 6.200,3 Mds de DA en 2020 (-7%).

– La fiscalité pétrolière budgétisée s’élève à 2.200,3 Mds de DA (contre 2.714 mds DA en 2019).

– Les recettes fiscales augmentent de 8,6%, passant à 3.029,9 Mds de DA (contre 2790,5 Mds de DA en 2019).

Les Dépenses :

– Les dépenses budgétaires se situent à 7773,1 Mds de DA (contre 8557,2 Mds de DA en 2019, en en baisse de 8,6%).

– Les dépenses de fonctionnement s’établissent à 4893,4 Mds de DA (- 1,2% par rapport à 2019).

– La loi prend en charge 33.179 postes budgétaires, dont 16.117 nouveaux postes, devant couvrir le fonctionnement de 1.353 établissements en voie de réception au profit des secteurs de la Santé, l’Education Nationale, l’Enseignement Supérieur et la Formation Professionnelle.

– Les transferts sociaux budgétisés ont été maintenus quasiment inchangés par rapport à 2019, s’établissant à 1.798,4 Mds de DA, soit 8,4% du PIB.

– Les dépenses d’équipement baissent de 20,1 en termes de crédits de paiement et de 39,7% en termes d’autorisation de programme.

– Les crédits de paiement se situent à 2879,7 Mds de DA (contre 3602,7 Mds de DA en 2019) Ils se répartissent en : · 2080,2 Mds de DA, pour le financement des programmes d’investissement (72,2%) · 799,5 Mds de DA pour les opérations en capital (27,8%).

(Source : Radio Algérienne)

Lire la suite

Tendances