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Culture

Commentaire: Le fou qui cache le responsable

Ali Ajennadh

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L’image a choqué le pays. Un nervi, barbus et qamis de rigueur, s’est attaqué à une stèle. La « dame » qui orne la ville de Sétif ; dont la source abreuve des bouches assoiffées venues de tous les coins et recoins du pays, a été « humiliée », violée au vu et au su de tout le monde. Et l’homme qui a commis l’acte a bien « visé » : il a attaqué la statue dans ce qu’elle de féminin ; à savoir les seins et le visage.

Les seules informations officielles disponibles évoquent un acte commis par un fou. Un fou de Dieu, diront les plus téméraires des Algériens. Mais il se trouve qu’à chaque fois qu’un « crime » est commis, on désigne vite un coupable presque imaginaire : c’est un fou. C’est comme cela que Boumaarafi, le présumé assassin du président Boudiaf a été présenté. C’est au nom de cette « folie » qu’une femme, qui a commis un infanticide à Draria, sur les hauteurs d’Alger, a également été présentée devant un juge d’instruction qui a prononcé la relaxe. La raison ? Un Jin a tué le petit bébé. Le juge a donc estimé que la dame était « irresponsable ». Ce qui lui a permis de tuer un deuxième enfant du couple, une fille.

L’histoire de ce « fou » de Sétif ressemble à toutes les autres : « Pour tuer son chien, il faut l’accuser de rage », indique le proverbe. Et le barbu de Sétif a été accusé de folie pour diluer la responsabilité collective, celle d’une mouvance islamiste qui veut tuer tout ce qui est beau, toute création et tout ce qui signifie la vie. C’est également une manière de dégager toute responsabilité sur un Etat –ou tout au moins une partie de celui-ci- qui laisse faire ces fous de Dieu.

Ce nouvel « attentat », cette atteinte à la pudeur de la Culture est donc un mauvais signe. Car, si les islamistes ont véritablement été battus militairement, ils ont pris le dessus sur le plan idéologique. La société est traversée par cette maladie du salafisme qui risque d’emporter le peu de raison qui reste encore à ce peuple!

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1 Comment

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    GHERAB Avdella

    19 décembre 2017 at 17:47

    Que ne nous aurions nous pas vu et entendue : ” Nacer Maaskri, qui l’a informé de l’arrestation de l’auteur et de sa présentation à la justice qui dévoilera les motifs qui l’ont poussé à commettre ces actes, jugés “honteux” et “condamnables” ….Comme si les motifs n’étaient pas évidents …Oui nous pouvons tremper ceux qui nous voient d’ailleurs ….??? Mais pensez vous que nous pouvons nous tremper entre nous …???
    N’avons nous pas vu mille et un chiens de la chienne de ces gens …Qu’est il advenu de la statut de Matoub à Tizi EL tlata (ouadhias) ,toujours la statut de Matoub à Waguenoun … pour ne citer que cela …et j’en passe et j’en passe …
    Qui ne sait que l’islam condamne le fétichisme et l’idolâtrie ,une statut pour ces gens est une atteinte à la religion et il a agit en conseiquence …c’est de toute évidence

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Culture

Décès de l’humoriste français Guy Bedos

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Le comédien et humoriste français Guy Bedos, connu sur les planches du théâtre et dans le septième art, mais aussi pour son engagement et ses positions humanistes anticolonialistes, est décédé à l’âge de 85 ans, a annoncé jeudi son fils sur les réseaux sociaux.

Né en 1934 à Alger, Guy Bedos s’est fait connaître grâce à des sketchs mordants au début des années 60 alors qu’il avait entamé une carrière de metteur en scène et de comédien sur les planches en 1951 aux côtés de Jean Paul Belmondo.

Il a également fait parler de lui au cinéma à partir de 1955 dans “Futures vedettes” du réalisateur Marc Allégret qui sera suivi d’une trentaine d’apparitions sur grand écran dans des oeuvres comme “Un éléphant ça trompe énormément” (1976), “Nous irons tous au paradis” (1977), “Contre l’oubli” (1991), “La jungle” (2006) ou encore “Et si on vivait tous ensemble?” (2012).

Il s’est également produit dans de nombreux spectacles comiques dont il est l’auteur, et a fait un passage très remarqué à Alger en 2018 pour la projection du documentaire “Guy Bedos: en toutes libertés”.

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Culture

Lancement ce mardi de la chaîne thématique “El Maarifa”

Yasmine Marouf-Araibi

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La nouvelle chaîne thématique “El Maarifa” sera lancée ce mardi, à l’occasion de la Journée nationale de l’étudiant célébrée le 19 mai de chaque année, a indiqué lundi un communiqué du ministère de la Communication.

“Cette chaîne vient s’ajouter au bouquet des chaînes de la Télévision algérienne, parallèlement à la période de confinement sanitaire que passent nos enfants chez eux”, note le communiqué du ministère.

La même source ajoute que cette nouvelle chaîne mettra à la disposition des élèves une série de cours dans toutes les disciplines des trois cycles d’éducation, notamment des classes d’examen et que ses programmes seront diffusés via le satellite algérien Alcomsat-1.

Le choix de la Journée de l’étudiant pour le lancement de la diffusion “est dû à la symbolique de cette date pour notre pays, car constituant une étape décisive dans l’histoire de la Glorieuse révolution de libération, pour laquelle toutes les franges de la société se sont mobilisées, notamment les étudiants et les lycéens, impliqués à l’intérieur et à l’extérieur du pays dans la lutte, tout en sacrifiant leur avenir académique et leurs ambitions scientifiques et en remplaçant leurs plumes en fusils face au colonialisme brutal”, précise le ministère.

En outre, le ministère a rappelé que “la décision de son lancement a été prise lors de la réunion du conseil des ministres du 10 mai dernier, sous la présidence du président de la République, en vue de lancer une chaîne thématique publique qui sera consacrée à l’enseignement à distance”.

Avec APS

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Culture

Le site satirique El Manchar “contraint” de suspendre son activité

Yasmine Marouf-Araibi

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Le site d’information de type satirique, El Manchar, a annoncé jeudi soir la suspension de son activité. Sur Facebook, la direction du journal s’est dite contrainte de suspendre sa parution sans pour autant révéler les raisons derrière cette décision.

“El Manchar, c’est fini. Nous vous remercions pour votre fidélité, votre engagement et votre complicité. Après 5 ans d’existence, nous sommes contraints de suspendre notre journal. On espère vous retrouver bientôt dans une Algérie meilleure”, ont écrit les responsables sur Facebook.

La décision soudaine de suspendre le journal a suscité l’incompréhension de ses lecteurs. Tandis que certains se sont contenté d’exprimer leur tristesse à l’annonce de cette nouvelle, d’autres se sont demandé s’il ne s’agissait pas d’une énième blague d’El Manchar.

La véracité de l’information a vite été confirmée quand le site, inaccessible, a été remplacé par ce message : “El Manchar, c’est fini. On se retrouve bientôt dans une Algérie meilleure. Ou pas”.

De son coté, le fondateur du site, Nazim Baya, s’est exprimé sur son compte personnel en écrivant qu’il “ne croyais pas créer une telle panique en annonçant la suspension d’El Manchar”, rassurant tous ceux qui se sont inquiété pour lui.

Et d’ajouter : “comme disait Baudelaire, tout être humain a au moins deux droits : celui de se contredire et celui de s’en aller. J’use du second, en mon âme et conscience. Respectez ce choix. Merci”.





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