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Comment nourrir 10 milliards d’humains en 2050 en préservant la planète

Mouloud Bouyahia

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C’est la préoccupation de la 50 eme session du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat –ONU) ouverte depuis vendredi 2 août à Genève où une centaine d’experts venant essentiellement des pays en voie de développement discutent la dernière évaluation du GIEC : le Rapport spécial portant sur l’avenir et le rôle des terres dans un contexte de changement climatique.

 

Il sera rendu public après approbation vendredi 8 août avec “une version résumée, approuvée par les représentants de 196 États qui sera adressée aux pouvoirs publics pour les guider dans leurs prochaines décisions” indique un communiqué de l’ONU sur son site.

Le document de 200 pages, qui examine l’impact de l’utilisation des terres sur le changement climatique, est très attendu par la communauté internationale car il indique comment l’utilisation des terres contribue aux changements climatiques et comment ces derniers affectent en retour nos terres.

Le titre complet du rapport est “Les changements climatiques et les terres : un rapport spécial du GIEC sur les changements climatiques, la désertification, la dégradation des terres, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres”. Pour faire simple il s’agit d’une réflexion à une gestion durable des terres dans l’objectif de nourrir 10 milliards d’humains d’ici 2050, tout en préservant la planète.

L’agriculture est tenue pour la première responsable de la déforestation et de la perte de biodiversité, elle représente un quart des émissions de gaz à effet de serre et consomme les trois-quarts des ressources en eau douce de la planète. Mais elle est également la première à subir les ouragans, inondations et canicules qui se sont multipliées avec la hausse des températures moyennes globales.

Pour nourrir 10 milliards de terriens en 20150, il faut tripler la production agricole actuelle. Un défi qu’on en pourra relever sans des changements profonds des pratiques agricoles actuelles.

Par exemple, avertissent les agronomes, “il convient de passer sans attendre d’une agriculture massivement chimique et mécanique à une agriculture agro-écologique, adaptée au changement climatique”. Il faut commencer par arrêter le labour suggèrent-ils. “En les labourant, les champs durcissent et restent nus la moitié de l’année, principalement l’été, réduisant ainsi la photosynthèse et l’absorption du carbone”.

“Une bonne gestion des terres contribue à la lutte contre le changement climatique et son lien avec la sécurité alimentaire” a déclaré à l’ouverture de la session le Président du GIEC Hoesung Lee.

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