CNAC: prolongation de l’âge des bénéficiaires à 55 ans

Lors de Forum national sur le phénomène des « Harraga » organisé par le ministère de l’intérieur, les intervenants ont remis en question le rôle des partis politiques «qui sont seulement attirés par le pouvoir », et d’attirer l’attention des autorités sur l’urgence « d’agir si l’on veut sauver notre jeunesse d’une mort inévitable»

Crédit photo: DR | Jeunes dans un quartier en Algérie

La limite d’âge fixée pour bénéficier des facilitations et avantages du dispositif de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC), sera prolongée et passera de 50 à 55 ans, a annoncé samedi à Alger, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali.

 

« Il a été décidé de prolonger l’âge fixé pour bénéficier du dispositif de la CNAC à 55 ans au lieu de 50 ans. Une proposition d’amendement des textes réglementaires régissant ce dispositif a été approuvée récemment, en attendant la publication du décret présidentiel dans le Journal officiel », a précisé le ministre.

S’exprimant à l’ouverture de la rencontre nationale des Directeurs de wilayas des dispositifs ANSEJ et CNAC, il a indiqué que cette nouvelle mesure permettra aux personnes de cette tranche d’âge (55 ans) de « bénéficier » des facilités et des avantages octroyés par la caisse, en mettant à profit leurs « expériences et compétences professionnelles » dans leurs propres micro-entreprises.

Il a convié, à ce propos, les responsables locaux en charge de la mise en œuvre des deux dispositifs à « informer » les jeunes et les chômeurs sur les récents amendements inhérents au fonctionnement de ces derniers, ainsi qu’à « renforcer » la collaboration entre ces mécanismes en vue d’ »unir leurs efforts » dans le sens d’une « utilisation rationnelle des moyens matériels et humains » mis à leur disposition.

En données chiffrées, le ministre a fait savoir que grâce au financement de 3.474 micro-entreprises en 2018, le dispositif de la CNAC a contribué à la création de 8.598 emplois directs, au lancement des projets, avec un taux de remboursement estimé à 62%.

Ces remboursements, s’est-il félicité, ont permis le financement de 40% des projets inscrits au titre de l’année écoulée, sachant que ceux relevant du secteur de l’agriculture sont passés de 3% en 2011 à 46.3% en 2017 puis à 51.8% en 2018, tandis que les activités liées à l’artisanat ont également connu une hausse, passant de 2.2% en 2011 à 21.2% en 2018.

En revanche, le nombre de projets créés dans les services (dont les transports) a connu une baisse, passant de 87.5% en 2011 à 13.2% en 2017 puis à 9.8% en 2018, a-t-il poursuivi.

S’agissant des montants des crédits octroyés dans le cadre de la CNAC, M. Zemali a fait savoir que 82.37 % des projets créés depuis le lancement de la caisse ont été financés à hauteur de moins de 5 millions DA.

Par ailleurs, 25.4% des projets ont été dotés de prêts allant de 1 à 2 millions DA, 24.99% entre 2 et 3 millions DA alors que 3% de la totalité des projets seulement ont bénéficié de crédits de plus de 9 millions DA, a-t-il avancé.

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