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Cinq candidats en campagne pour une élection rejetée

Au troisième jour de la campagne électorale, les cinq candidats en lice vont s’essayer à l’exercice tant laborieux de convaincre les citoyens d’aller voter le 12 décembre prochain. Les destinations des candidats sont différentes, mais l’objectif reste le même, à savoir vendre les bienfaits d’une présidentielle comme unique solution à la crise politique que traverse le pays.

Achour Nait Tahar

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©DR|photos des détenus à la place des candidats.

Les candidats à la présidentielle entament cette nouvelle journée de campagne par des sorties sur le terrain où il devront animer des meetings pour expliquer leurs programmes aux citoyens. Ainsi, Azzedine Mihoubi se rendra à Médéa où il animera un meeting populaire. Pour sa part, Abdelmadjid Tebboune, sera à Béchar puis à Naâma dans l’après-midi. L’ancien premier ministre tentera de gagner la confiance des citoyens du Sud.

Le candidat du Front Al Moustakbel, Abdelaziz Belaid, quant à lui, se rendra à Relizane pour y animer un meeting dans l’après midi après un début de campagne timide.

De son coté, le candidat de Talaie El Houriyet, Ali Benflis, après avoir été malmené lors de son premier jour de campagne à Tlemcen à l’extrême ouest du pays, a pris le cap pour l’extrême est du pays pour essayer de redorer son image. Il a déjà animé un meeting à El Oued avant de rejoindre la ville des roses pour un deuxième meeting à Blida.

Abdelkader Bengrina, le candidat du Mouvement El-Binaa, se rendra à Boumerdès, où il animera un meeting. Ce dernier a eu d’énorme difficultés lors de son premier jour de campagne qui a vu son QG “attaqué” par des citoyens en colère et hostiles à la présidentielle.

Les candidats à la présidentielle, fortement décriés par le peuple, continuent d’être vilipendés par les manifestants qui ont pris part aux marches des étudiants organisées dans différentes villes du pays.

Dans plusieurs wilayas du pays et sur les panneaux dédiés aux affiches de campagne, des citoyens ont collé les photos des détenus du Hirak avant même que celles des candidats ne soient affichées, exprimant ainsi leur rejet des élections présidentielles que les tenants du pouvoir imposent envers et contre tous.

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Algérie : Liste des 29 walis et walis délégués nommés par Tebboune

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© DR | Mouvement partiel dans le corps des walis

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé samedi à un remaniement partiel dans le corps des walis et des walis délégués.

« Conformément aux dispositions de l’article 92 de la Constitution, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, Président de la République, a signé, ce Jour, un décret portant mouvement partiel dans le corps des walis et des walis délégués », indique un communiqué de la Présidence de la République.

A ce titre, sont nommés wali Messieurs :

ADRAR : BAHLOUL Larbi

CHLEF : DJARI Messaoud

OUM-EL-BOUAGHI : TIBOURTINE Zine Eddine

BATNA : MEZHOUD Toufik

BISKRA : ABINOUAR Abdallah

BLIDA : NOUICER Kamel

BOUIRA : LAKEHAL AYAT Abdessalem

TLEMCEN : MERMOURI Amoumène

TIARET : DERAMCHI Mohamed Amine

ALGER : CHERFA Youcef

DJELFA : BENAMAR Mohamed

JIJEL : KELKAL Abdelkader

SAIDA : SAAYOUD Saïd

SIDI BEL ABBES : LIMANI Mustapha

CONSTANTINE : SACI Ahmed Abdelhafidh

MOSTAGANEM : SAIDOUN Abdelsamai

MASCARA : SEYOUDA Abdelkhalek

BORDJ BOU ARRERIDJ : BENMALEK Mohamed

TINDOUF : MAHIOUT Youcef

TISSEMSSILT : ZEKRIFA Mahfoud

KHENCHELA : BOUZIDI Ali

TIPAZA : HADJ MOUSSA Omar

MILA : MOULAY Abdelwahab

AIN DEFLA : EL BAR Mbarek

NAAMA : MEDEBDED Idir

Par ailleurs, sont nommés wali délégué Madame et Messieurs :

DRARIA (w. d’Alger) : ZERROUKI Ahmed

MENEA (w. Ghardaïa) : AISSAT Aïssa

DRAA ERRICH (w. Annaba): BOUCHACHI Ouassila

DJANET (w. Illizi) : CHELLALI Boualem ».

Par ailleurs, le président de la République a mis fin aux fonctions des walis et walis délégués suivants :

– Bekkouche Hamou (Adrar)

– Sadek Mustapha (Chlef)

– Hadjas Messaoud (Oum El Bouaghi)

– Mohamedi Farid (Batna)

– Kerroum Ali (Biskra)

– Bouaiche Ali (Tlemcen)

– Ben Touati Abdeslem (Tiaret)

– Dif Tewfik (Djelfa)

– Far Bachir (Jijel)

– Louh Seif El Islam (Saida)

– Rabhi Mohamed Abdenour (Mostaganem)

– Delfouf Hadjri (Mascara)

– Belhadjaz El Ghali (Bordj Bou-Arreridj)

– El Afani Salah (Tissemsilt)

– Bouchama Mohamed (Tipaza)

– Amiar Mohamed (M’sila)

– Benyouce Aziz (Ain Defla)

– Hadjar Mohamed (Naâma)

– Mechri Azzedine (Ghardaïa)

*Walis délégués :

– Elgoussem Ammar (Draria – w. Alger)

– Habita Mohamed (Draâ Errich – w. Annaba)

– Dahmani Ahmed (Menea – w. Ghardaïa).

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Visite d’Erdogan en Algérie : la crise libyenne et les investissements au centre des discussions

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Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, entame dimanche une visite d’amitié et de travail de deux jours en Algérie, à l’invitation du président de la République Abdelmadjid Tebboune, qui sera axée sur l’examen des voies et moyens de renforcer les liens de coopération bilatérale algéro-turque et de se concerter sur les questions internationales d’intérêt commun.

Lors de cette visite, “les deux présidents auront des échanges sur les moyens et voies de renforcer des liens unissant les deux pays frères, l’élargissement des domaines de coopération bilatérale et de la concertation sur les questions internationales d’intérêt commun”, a indiqué un communiqué de la présidence.

A l’ordre du jour des discussions algéro-turques: les relations bilatérales. Les deux Etats envisagent, selon des sources diplomatiques et médiatiques, de créer une instance qui aura pour mission de définir et de gérer ce qui devrait être un “partenariat d’exception”: le Haut conseil de coopération stratégique algéro-turc.

“Nos pays doivent renforcer leurs relations sur tous les plans, et pas uniquement en matière économique et culturelle. Ce sera le rôle du Haut conseil de coopération stratégique algéro-turc qui devrait prendre forme dans le cadre d’un protocole d’accord que les deux Présidents signeront durant cette visite”, a indiqué un diplomate turc à la veille de la visite du président Erdogan à Alger.

La dernière visite du président Erdogan effectuée en février 2018 à Alger, augure selon la même source, d’une nouvelle phase dans les relations entre l’Algérie et la Turquie, à commencer par la promptitude de Recep Tayyip Erdogan à répondre à l’invitation officielle de son homologue algérien, transmise il y a moins de trois semaines, lors d’une rencontre avec le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu.

Le président turque sera, de surcroît, le premier chef d’Etat a effectuer une visite en Algérie après l’élection du président de la République Abdelmadjid Tebboune.

La visite du président Erdogan à Alger intervient dans le sillage de la Conférence internationale sur la Libye, qui s’est tenue le 19 janvier Berlin, à laquelle les deux présidents Abdelmadjid Tebboune et Erdogan ont participé.

La visite intervient aussi  après la réunion sur la Libye, qui s’est tenue jeudi à Alger. Les ministres des Affaires étrangères de pays voisins de la Libye, ont exhorté les belligérants libyens à s’inscrire dans le processus de dialogue politique, sous les auspices des Nations-Unies, avec le concours de l’Union Africaine (UA) et des pays voisins de la Libye, en vue de parvenir à un règlement global de la crise loin de toute ingérence étrangère

Booster l’économie et discuter des questions d’intérêt commun

La visite du président Erdogan à Alger, sera selon toute vraisemblance, l’occasion de booster encore plus l’économie et le volume des investissements et discuter des questions internationales d’intérêt commun.

Au plan économique, plusieurs centaines de sociétés turques sont déjà présentes en Algérie, notamment dans la construction, les services et le commerce. En février 2018, lors de la visite de Recep Tayyip Erdogan à Alger, les deux pays avaient signé des accords de partenariat et de coopération ainsi que des mémorandums d’entente dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, du tourisme, de l’enseignement supérieur, de la culture et de la diplomatie.

M. Erdogan sera accompagné, lors de sa visite dimanche, d’une importante délégation ministérielle dont feront partie des hommes d’affaires et patrons d’entreprise, indiquent les médias turcs, sachant déjà que les échanges commerciaux entre les deux pays, sur les onze derniers mois, s’élèvent à plus de 4 milliards de dollars. Les exportations sont de l’ordre de 2,015 milliards de dollars et les importations de 2,049 milliards de dollars.

Au total, près de 800 entreprises turques, qui emploient près de 30 000 personnes, activent actuellement à travers le territoire national. Une société mixte algéro-turque a été créée en 2016 en vertu d’un protocole d’accord signé entre l’Entreprise portuaire d’Arzew (EPA) et la société turque de sidérurgie “Tosialy”.

Les Turcs, dont le pays est lié par un traité d’amitié et de coopération avec l’Algérie depuis mai 2006, sont en outre intéressés par le marché algérien du textile. Le complexe intégré des métiers du textile (Tayal) de Relizane, implanté dans la zone de Sidi Khettab, et surtout connu pour la qualité et l’innovation, des facteurs importants pour la commercialisation des produits tant en Algérie qu’à l’international.

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Production et distribution du lait : Un système de traçabilité en cours de préparation

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© DR | Un système de traçabilité du lait en sachet, en cours de préparation
© DR | Un système de traçabilité du lait en sachet, en cours de préparation

Le ministère du Commerce s’attèle à l’élaboration d’un système de  traçabilité du lait subventionné, a annoncé samedi à Alger, le ministre du Commerce Kamel Rezig, affirmant que « la mafia du lait s’est incrustée dans marché de la distribution” et que “l’Etat est déterminé à lutter par tous les moyens pour la déloger ».

Lors d’une conférence de presse au siège de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX), en compagnie du ministère délégué au Commerce extérieur, Aissa Bekkai, au terme d’une rencontre nationale des cadres du ministère, M. Rezig s’est engagé à résoudre, « au cours des tous prochains jours » les problèmes du marché de lait, tant au niveau de la production que de la distribution. Il n’est pas logique que les 117 laiteries en activité à travers le territoire nationale produisent quelque 4,7 millions de sachets de lait/jour et que le citoyen ne trouve pas un seul sachet chez le commerçant de détail », a déploré M. Rezig.

Actuellement, les ministères du Commerce et de l’Agriculture ne disposent pas d’informations sur la traçabilité du lait subventionné, et c’est inconcevable, a-t-il poursuivi.

Soulignant que d’importantes quantités de la poudre de lait, distribuées par l’Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers (ONIL), ne sont pas destinées à la production du lait en sachet subventionné, le ministre a estimé impératif la traçabilité du lait, d’où la nécessité d’un système d’informations national englobant des statistiques précises sur les laiteries, les quantités réceptionnées de l’ONI et sur l’activité des distributeurs.

A la question de savoir si l’Etat comptait augmenter les quantités de la poudre de lait destinées à l’ONIL pour faire face au déficit dans l’approvisionnement du marché, M. Rezig a indiqué que la pénurie du lait en sachet subventionné n’est aucunement liée aux quotas de la poudre de lait, affirmant dans ce sens qu’une telle mesure n’était pas envisagée pour le moment car les quantités étaient suffisantes et que le problème résidait dans les pratiques de « la mafia qui s’est incrustée dans le marché de la production et de la distribution ».

Pour le ministre, recourir à cette mesure “c’est carrément ajouter de l’eau à la mer”.

Abordant la question du contrôle, M. Rezig a estimé que le nombre des agents de contrôle relevant du ministère du Commerce était suffisant mais que leur activité ne devrait pas être focalisée uniquement sur les petits commerçants (détaillants). Il a préconisé, dans ce contexte, de « s’attaquer aux grands bonnets qui s’adonnent à la spéculation pour s’enrichir au détriment du citoyen ».

A ce titre, M. Rezig a fait état de la détermination de son département à « ouvrir progressivement tous les dossiers épineux », à commencer par celui du lait, puis du pain, etc.

Il est temps de mettre un terme au phénomène de la surfacturation des importations

Concernant la non ouverture, à ce jour, de la voie aux particuliers pour bénéficier de la  mesure d’importation de véhicules de moins de 3 ans, prévue par la loi de Finances 2020, M. Rezig a expliqué qu’il faut du temps pour la mise en place des mesures techniques et réglementaires et que le ministère des Finances et celui de l’Industrie et des Mines s’y attèle.  

« Je pense que ces mesures devaient être parachevées dans deux mois au plus tard (…). Il faut laisser la commission travailler dans le calme », a-t-il ajouté précisant que les mesures feront l’objet d’un décret interministériel fixant les modalités de contrôle de conformité des véhicules d’occasion qui seront importés.

Aux termes de l’article 110 de la loi de Finances 2020, sont, également, autorisés au dédouanement pour la mise à la consommation, avec paiement des droits et taxes relevant du régime de droit commun, les véhicules de tourisme de moins de trois (3) ans d’âge, importés par les particuliers résidents, une (1) fois tous les trois (3) ans, sur leurs devises propres, par débit d’un compte devises, ouvert en Algérie.

En matière d’importation toujours, le ministre du Commerce a affirmé que l’Algérie n’importera désormais que ce dont elle aura vraiment besoin.

« En interdisant l’importation, notre volonté n’est pas d’importuner les opérateurs ou d’exercer un monopole quelconque (…) Nous avons arrêter un cahier de charges fixant les conditions de fabrication des produits que l’Algérien n’importera pas », a-t-il tenu à dire. 

Il a cité parmi ces conditions, le prix du produit localement fabriqué qui doit rester stable par rapport à celui du produit étranger et les volumes qui doivent être équivalents à ceux disponibles avant l’interdiction de l’importation, en plus de la qualité.

En cas de non respect de ces conditions par les investisseurs désirant se lancer dans cette expérience, il seront soumis à la saisie de leurs produits et contraint à la restitution des avantages dont ils avaient bénéficié, a-t-il indiqué.

« Il faut arrêter avec les pratiques du passé et mettre un terme à l’importation aléatoire et anarchique. Le gouvernement a décidé de réduire la facture des importations et de booster le développement des activités d’exportation. Et cela ne pourrait être réalisé sans l’augmentation et le renforcement de la production nationale », a ajouté le ministre.  

Soulignant que l’activité de l’importation a été, jusqu’à récemment, un moyen de détournement de deniers publics à travers la surfacturation et qu’il était temps d’arrêter l’hémorragie, le ministre a affiché « sa détermination à œuvrer fermement à remettre le secteur du commerce sur les rails et à soutenir sa performance à tous les niveaux ».

A ce propos, il a fait état de l’élaboration en cours, par ses services, d’un fichier national en trois langues de tous les produits locaux et leurs volumes en vue d’établir le déficit sur le marché et pouvoir ainsi autoriser l’importation de la différence pour le combler.

Ce fichier, qui sera présenté en Conseil des ministres, « permettra d’évaluer nos capacités de production et les taux de couverture du marché national et d’étudier les possibilités d’importation des écarts », a-t-il précisé.

Concernant le contrôle des produits importés, M. Rezig s’est engagé à rendre obligatoire, dans un délai de cinq mois, le contrôle de conformité de toute marchandise importée.

Le ministre a rappelé, dans ce sens, l’existence de 45 laboratoires en plus du Laboratoire national d’essais (LNE), dont trois annexes sont prévues au centre, est et ouest du pays, ajoutant que « la lutte contre la contrefaçon est l’affaire de tous et nécessite la conjugaison de tous les efforts ».

Lors de la réunion avec les cadres du secteur, M. Rezig a indiqué que la stratégie du Ministère du Commerce et des secteurs concernés vise l’accès des produits algériens aux marchés voisins en utilisant les passages frontaliers, d’où l’impératif d’œuvrer davantage, a-t-il dit, à la concrétisation des programmes logistiques (transport, transit, stockage et refroidissement) afin de garantir le cadre logistique nécessaire.

« Dans un premier temps, nous allons commencer par équiper des bases logistiques intégrées au niveau de certaines wilayas frontalières », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le ministre a évoqué une concertation avec les cadres de son département pour la formulation de propositions en vue de « réactualiser de toutes les lois ayant un impact négatif sur la flexibilité des transactions commerciales, notamment dans le domaine de la consommation, la production et la l’exportation ».

En vue de s’enquérir des efforts consentis sur terrain pour la modernisation du secteur et l’accélération de l’ouverture économique, M. Rezig a annoncé « des visites sur terrain aux différentes régions du pays, durant les prochains jours ».

S’agissant des préparatifs en prévision du mois de Ramadan, il a fait état de plusieurs rencontres avec les représentants des secteurs partenaires et les associations professionnelles couronnées par la proposition d’un plan de travail visant la maitrise des prix et la lutte contre la spéculation durant le mois sacré.

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