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Monde

Chloroquine : Remède contre le Coronavirus ou “faux espoirs” ?

Bouzid ICHALALENE

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© DR | Marseille (Bouches-du-Rhône), le 26 février. L’IHU Méditerranée Infection teste l’effet de la chloroquine, un antipaludéen, contre le Covid-19
© DR | Marseille (Bouches-du-Rhône), le 26 février. L’IHU Méditerranée Infection teste l’effet de la chloroquine, un antipaludéen, contre le Covid-19

Depuis plusieurs semaines, Didier Raoult, infectiologue de renommé mondiale et professeur de microbiologie français, aussi directeur de l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille (IHU) a annoncé qu’un traitement à l’hydroxychloroquine associée à un antibiotique est très efficace contre le Covid-19. Depuis ce temps-là, personne ne voulait le croire en France. Ni le gouvernement, qui a classé sa vidéo en “Fake News” et ni la communauté scientifique ne voulait le suivre. Il s’avère qu’il a longtemps été en conflit avec Yves Lévy, époux d’Agnès Buzyn, ancienne ministre de la santé qui a démissionné le 16 février dernier. est-il victime des «lobby pharmaceutique», comme at-t-il déclaré ? Le traitement à base de Chloroquine est-il vraiment efficace ?

Alors que le Coronavirus continue de ravager le monde avec près de 5000 morts, et un arrêt presque complet de l’économie mondiale, Le professeur dédier Raoul va-t-il enfin trouver une oreille attentive? «Il ne faut plus tarder mais agir» a-t-il déclaré hier 23 mars.

Si certains continuent à douter de l’efficacité de la chloroquine, traitement que d’habitude prennent même les voyageurs en partance vers certains pays africains contre le paludisme avec très peu des effets secondaires, devant l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée de Marseille (IHU), la file d’attente est très longue. Ici, pas comme dans les autres régions en France, les français qui viennent de plusieurs villes peuvent y être testés et bénéficier du traitement par hydroxychloroquine associée à un antibiotique.

Plusieurs patients “guéris” dont un médecin qui raconte son expérience. “Le résultat est incroyable. Jamais j’aurais penser être dans l’état dans lequel je suis aujourd’hui quand je vois l’état dont lequel j’étais hier” témoigne un médecin 24 heures uniquement après avoir pris le traitement.

En france, plusieurs maires ont décidé de suivre le protocole de la chloroquine mis au point par le professeur Raoul. C’est le cas du maire de la ville de Nice Christian Estrosi, lui même sous traitement après avoir été testé positif. « J’ai fait confiance à ce médicament, et je vais bien » a-t-il témoigné.

Après le bouclier médiatique et politique qui s’est opposé les premiers temps contre ce traitement en France, les choses commencent à changer après une terrible compagne menée sur les réseaux sociaux.

Une étude chinoise, publiée par la revue BioScience Trends et disponible en ligne, démontrerait l’efficacité de la chloroquine – un médicament utilisé contre paludisme -, dans le traitement du Coronavirus SARS-CoV-2 et sa maladie Covid-19. 

“Les Chinois, qui sont les plus pragmatiques, plutôt que de chercher un vaccin ou une nouvelle molécule, ont testé des molécules anciennes, connues, sans problème de toxicité, explique le professeur dans une courte vidéo. Ils ont trouvé que la chloroquine est active sur le nouveau coronavirus.” L’étude affirme effectivement que “500 milligrammes de chloroquine par jour pendant 10 jours” produiraient “une amélioration spectaculaire dans tous les cas positifs d’infection”, souligne Didier Raoult. “L’excellente nouvelle est qu’il s’agit probablement de l’infection respiratoire la plus facile à traiter”, se réjouit-il. 

Hier, 23 mars, le ministre de la Santé français Olivier Véran, a déclaré lors d’un point presse au sujet de l’épidémie de Covid-19, que “la chloroquine pourra être administrée aux malades souffrant de formes graves du coronavirus, et  sur décision collégiale des médecins et sous surveillance strictecitant une décision du Haut conseil de santé publique !

Coup de thâtre! C’est le même département qui a mis la vidéo du proffesseur pendant trois jours en catégorie “Fake News” qui se rattrape. Mais quelle est la raison, au-delàs du “chantage médiatique?”.

Marsactu, site d’informations marseillais, souligne «un conflit ancien avec le mari de la ministre [de la Santé Agnès Buzyn], par ailleurs PDG de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale ’Inserm, Yves Lévy».

Le premier responsable de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) était obligé de céder son poste de PDG en raison de “possibles conflits d’intérêts” aurait «toujours voulu la peau des IHU, […] un enjeu de pouvoir», a rapporté en 2017 le canard enchainé.

Sue l’échelle mondiale, plusieurs états dont l’Algérie, les États Unis, la république Tchèque ainsi que la monarchie marocaine qui a annoncé la réquisition de tous les stocks de SANOFI, ont décidé de suivre le protocole mis en place par l’équipe de Didier Raoul.

Je pense que cela va changer la donne !” Lundi 19 mars, Donald Trump a annoncé que les États-Unis allaient “pouvoir rendre le médicament disponible immédiatement”. 

Hier, L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a condamné l’administration de médicaments aux patients infectés par le nouveau coronavirus avant que la communauté scientifique se soit accordée sur leur efficacité, mettant en garde contre les “faux espoirs” qu’ils pourraient susciter. 

Monde

L’Afrique furieuse contre les propos de deux chercheurs français !

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | L'Afrique furieuse contre les propos de deux chercheurs français

“L’Afrique n’est pas le laboratoire de l’Europe”, “les africains ne sont pas des cobayes”, ce sont les cris d’indignation poussés par des internautes suite à une séquence de deux chercheurs français évoquant des tests de vaccin contre le coronavirus en Afrique.

Il s’agit de Jean-Paul Mira, chef de la réanimation à l’hôpital Cochin, à Paris, et Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm. Réunis lors d’un dialogue diffusé sur la chaîne française LCI. Les deux chercheurs discutent sur des futures études pour tester l’efficacité du vaccin du BCG contre le coronavirus, quand l’un deux propose l’Afrique comme terrain d’étude.

« Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c’est fait d’ailleurs sur certaines études avec le sida, où chez les prostituées : on essaie des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées. Qu’est-ce que vous en pensez? » a proposé Jean-Paul Mira, chef de la réanimation à l’hôpital Cochin, à Paris.

Camille Locht rejoint les propos de son interlocuteur et lui répond qu’il a raison, « on est d’ailleurs en train de réfléchir en parallèle à une étude en Afrique avec le même type d’approche” a-t-il déclaré.


L’association SOS Racisme s’est indigné « des propos tenus par deux médecins hier sur LCI qui tombent d’accord à l’antenne sur le projet d’utiliser les Africains comme cobayes pour tester des vaccins contre le virus Covid-19 » a écrit l’association dans un communiqué diffusé jeudi soir.

“Il est inconcevable que nous continuons à accepter ceci. L’Afrique n’est pas un laboratoire.
Je dénonce vivement ces propos graves, racistes et méprisants!”
, s’est insurgé le célèbre joueur ivronien, Didier Drogba.

En plus de plusieurs ONG et personnalités publiques, nombreux internautes ont réagi à ces propos “provocateurs” et “racistes” portant le hashtag Afrique à la tête des tendances sur twitter.

Suite aux cris d’indignation poussées sur les réseaux sociaux, l’Institut Inserm a réagi en estimant que c’est « Une vidéo tronquée, tirée d’une interview sur LCI d’un de nos chercheurs à propos de l’utilisation potentielle du vaccin BCG contre le CoVid-19 fait l’objet d’interprétations erronées sur les réseaux sociaux. Voici les bonnes explications ».


Selon institut « des essais cliniques sont en cours ou sur le point d’être lancés dans les pays européens (Pays-Bas, Allemagne, France, Espagne…) et en Australie. S’il y a bien actuellement une réflexion autour d’un déploiement en Afrique, il se ferait en parallèle de ces derniers. L’Afrique ne doit pas être oubliée ni exclue des recherches » s’est justifié l’Inserm.

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Monde

Coronavirus : La Tunisie libère 1420 prisonniers

Bouzid ICHALALENE

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DR | Le président tunisien Kais Said

Le président de la république Tunisienne, Kais Said a décidé de de remettre 1420 prisonniers en liberté pour motif de grace particulière a rapporté aujourd’hui 31 mars, un communiqué de la présidence de la république tunisienne.

Cette liste établie par le comité de la grâce présidentielle s”ajoute à celle des 670 prisonniers remis en liberté à l’occasion du 64e anniversaire de l’indépendance du pays.

Le 19 mars dernier, lors de la rencontre du président avec le comité de la grâce présidentielle, le chef de l’état “a demandé d’étudier la possibilité de libérer plus de prisonniers afin de veiller sur leur santé et celle de tous les citoyens tunisiens suite à la pandémie du Covid-19”.

Kais Said a notamment donné des “instructions fermes” pour veiller sur “la désinfections des prisons et renforcer les efforts des services sanitaires”.

Pour rappel, le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU Michelle Bachelet a appelé mercredi à la libération urgente de détenus à travers le monde pour éviter que la pandémie de Covid-19 ne fasse des ravages dans les prisons souvent surpeuplées”.

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Economie

Le prix du pétrole au plus bas depuis 2003

Yasmine Marouf-Araibi

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Le prix du pétrole a enregistré, ce lundi 30 mars, une baisse dramatique jamais vue depuis 2002-2003. Le prix du brut West Texas Intermediate (WTI) a enregistré une baisse de 5.3% tandis que le prix du Brent a chuté de 6.5%.

Le prix du pétrole continue à chuter face aux ravages du coronavirus. Le prix du brut West Texas Intermediate (WTI), référence aux Etats-Unis, a enregistré une baisse de 5,3 % à 20 dollars le baril, tandis que celui du baril de Brent de la mer du Nord est de 23 dollars, une chute de 6,5 %. Des baisses jamais enregistrées depuis 2002-2003.

En plus de l’aggravation de la crise sanitaire due au coronavirus, s’ajoute le désaccord entre les trois grands leaders du marché pétrolier à savoir l’Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis suite à la décision de Ryad de réduire unilatéralement les prix de production. Une décision prise après l’échec de négociations entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie sur des réductions de production.

Une crise sanitaire et une guerre de prix qui risquent de plonger les pays dont les revenus dépendent du pétrole, à l’image de l’Algérie, dans une crise économique profonde.

C’est pourquoi, l’Algérie a introduit une requête auprès de l’Opep, appelant le Conseil de la Commission économique de tenir une réunion au plus tard le 10 avril. Une réunion qui se tiendra sous forme de téléconférence à cause de la propagation du coronavirus. Cependant l’initiative de l’Algérie n’a pas abouti, après le refus de la majorité des pays membres d’y prendre part. Il s’agit de la deuxième requête introduite, la première venant de l’Irak et qui a également été rejetée.

Le refus des membres de l’Opep à tenir une réunion d’urgence, et la détermination des leaders du marché pétrolier à durcir leur conflit, insinuent que la crise du marché pétrolier risque de durer. Une crise dont les conséquences seront lourdes sur l’économie algérienne.

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