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Economie

Cevital : Plusieurs projets industriels débloqués

Omar Rebrab, actionnaire à Cevital, et fils de l’industriel Issad Rebrab actuellement en prison, a révélé dans un entretien accordé à TSA que « les projets bloqués du groupe Cevital sont en phase de déblocage », suite à une rencontre « entre les dirigeant du groupe et les membres du gouvernement », a annoncé la même source.

Bouzid ICHALALENE

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Siège du groupe Cevital à Alger

« Nous avons été reçus par le Premier ministre et six membres du gouvernement auxquels nous avons exposé la situation des projets bloqués. Ils nous ont promis de faire le nécessaire pour les débloquer et permettre leur concrétisation », révèle Omar Rebrab qui précise que parmi les projets concernés, « figure celui de l’usine de trituration de graines oléagineuses à Béjaïa, devant créer 1000 emplois directs et 100 000 autres indirects ».

Omar Rebrab a précisé « qu’il ne s’agit pas d’une simple promesse, les premières décisions sont tombées immédiatement après cette rencontre, avec notamment le déblocage de 1700 containers d’équipements destinés à l’usine d’électroménager Brandt de Sétif, propriété du groupe ».

« Avec ce nouveau gouvernement, la communication a été rétablie. Ils ont écouté nos doléances, demandé des documents de chaque blocage qu’on avait et ils se sont engagés à nous accompagner pour le déblocage des projets. Ils nous ont dit que l’ère du passé est terminée, qu’on veut créer plus d’emplois. La création d’emplois c’est justement l’ADN du groupe Cevital. C’est ce qu’on a toujours fait et on continuera toujours à le faire », assure le fils d’Issad Rebrab.

La même source conclut en précisant que « la priorité étant donnée aux efforts pour le déblocage des projets ».

Directeur de publication. Passionné par l'enquête et le reportage. Je m'intéresse à tout ce qui se passe autours de moi.

Economie

En hausse de 34,81% : Le déficit de la balance commerciale se creuse davantage

Melissa NAIT ALI

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Restrictions à l’import : le déficit commercial ne baisse que grâce au pétrole
© DR |Le déficit de la balance commerciale se creuse

Le déficit de la balance commerciale de l’Algérie continue de se creuser. Selon les statistiques, rendues publiques aujourd’hui par la direction générale des Douanes (DGD), il s’est établi, en 2019, à 6,11 milliards de dollars, contre un déficit de 4,53 milliards de dollars en 2018, soit une hausse annuelle de 34,81%.

Cela s’explique par la différence importante entre les revenus des exportations algériennes sur l’année précédente et le montant des importations durant la même période. Selon la DGD, les exportations algériennes ont atteint 35,82 milliards de dollars (mds usd) en 2019, contre 41,79 mds usd en 2018, enregistrant une baisse de 14,29%.

Certes, la facture des importations a sensiblement baissé, mais l’économie nationale souffre de sa dépendance des hydrocarbures, dont les prix ont connu une chute sensible. Les importations, explique la même source, ont, pour leur part, totalisé 41,93 mds usd, contre 46,33 mds usd, en baisse de 9,49%.

 En 2019, les exportations ont ainsi assuré la couverture des importations à hauteur de 85,43%, contre 90,22% en 2018. « Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des exportations algériennes l’année dernière, soit 92,80% du volume global des exportations, en   s’établissant ainsi à 33,24 mds usd, contre 38,87 mds usd, en 2018, enregistrant un recul de 14,48% », note encore la DGD.

Faible volume des exportations hors hydrocarbure

Parallèlement au recul des recettes des hydrocarbures, celles des exportations hors hydrocarbure ne décollent pas. Les revenus en dehors de l’Or noir restent toujours marginaux, avec 2,58 mds usd, ce qui représente 7,20% du volume global des exportations.

Ils ont même régressé de 11,80% par rapport à 2018, où ils étaient de 2,92 milliards de dollars. Les exportations hors hydrocarbures étaient composées des demi-produits,   avec 1,95 md usd contre 2,33 md usd, en baisse de (6,21%), des biens alimentaires avec 407,86 millions usd contre 373,77 millions usd (+9,12%) et des biens d’équipement industriels avec 82,97 millions usd contre 90,1   millions usd (-7,92%).

Pour combler ce déficit, l’Etat continue de puiser dans les réserves de change, dont le volume a aussi fondu. Cette situation augure, en tout cas, des lendemains sombres pour l’économie algérienne. L’on se demande d’ailleurs quelle sera la recette du gouvernement pour éviter un retour rapide à l’endettement extérieur à court terme.

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Filières de montage : Le premier ministre ordonne le dédouanement des Kits CKD/SKD

Achour Nait Tahar

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La facture d'importation des collections CKD destinées à l'industrie de montage des véhicules de tourisme a atteint près de 3 milliards de dollars en 2018 contre 1,67 milliard de dollars en 2017, a appris l'APS auprès du Centre national des transmissions et du système d'information des Douanes (Cntsid).
Crédit photo: DR | Usine de montage de vopitures Algérie

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a instruit la direction générale des douanes de procéder au dédouanement, “à titre exceptionnel”, de l’ensemble des collections destinées aux industries de montage (véhicules de tourisme, véhicules utilitaires, électroménagers et téléphonie) se trouvant actuellement en souffrance au niveau des zones douanières, avec maintien du traitement fiscal préférentiel, instruit une note du Premier ministère datée du 11 février et adressée à la direction générale des douanes dont Algérie Eco détient une copie.

Les entreprises de montages de véhicules, électroménagers et téléphonie mobile connaitront un dénouement heureux à leur calvaire, et ce, suite à la décision du Premier ministre de dédouaner les Kits CKD/SKD destinés à ces industries.

La même source indique que les banques domiciliataires ont été également instruites de ne plus domicilier les factures d’importation de collections, destinées aux industries de montage et qui sont non couvertes par une décision d’évaluation technique en cours de validation ou pour lesquelles les montants plafonnés au titre de l’année 2020 n’ont pas encore été communiqués.

Pour rappel, plusieurs sociétés sont en difficulté à cause du blocage des Kit dans plusieurs ports du pays.

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Economie

Loi de Finances 2020 : « des dispositions fiscales injustes »

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APN
© DR / APN, séance plénière

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, qui présentait aujourd’hui devant les parlementaires le plan d’action du Gouvernement, à fait savoir qu’il compte « amender » la loi de finance 2020, adoptée par l’Assemblée populaire et le Conseil de la Nation en novembre dernier et ratifiée en décembre par l’ancien Chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah.

Qualifiant certaines dispositions fiscales de cette loi de finances 2020 « d’injustes », le Premier ministre a déclaré en marge de son intervention à l’APN « J’ai proposé au président de la République la préparation d’un projet de   loi de finances complémentaire en vue de traiter les dysfonctionnements contenus dans la LF2020 ».

Argumentant sa démarche, Abdelaziz Djerad explique que  « des dispositions fiscales injustes envers les salariés exerçant au Sud et certaines professions libérales seront annulées ».  Il affirme par ailleurs que ces dispositions prêtent à « à semer la confusion ».

Pour rappel, la loi de finances 2020 avait fixé le baril du pétrole au prix référentiel de 50 dollars. Il est nécessaire de rappeler que pour que la balance de paiement soit équilibrée, le baril doit s’établir à un prix beaucoup plus important que celui pris en référence. Hors, les cours actuels n’indiquent aucune remontée des cours du pétrole. Pis, la pandémie que connaît la Chine a fait reculer les cours du prix du pétrole et fait craindre le pire aux économies basées sur la rente de l’Or noir.

Quelques chiffres clés de la loi de finances 2020 :

-Un baril de pétrole à 50 dollars et un prix de marché à 60 dollars.

-Un taux de change de 123 DA/dollar

-Un taux d’inflation de 4,08 %.

-Un taux de croissance de 1,8% (contre 2,6% dans les prévisions de 2019).

Les Recettes :

– Les recettes budgétaires passent à 6.200,3 Mds de DA en 2020 (-7%).

– La fiscalité pétrolière budgétisée s’élève à 2.200,3 Mds de DA (contre 2.714 mds DA en 2019).

– Les recettes fiscales augmentent de 8,6%, passant à 3.029,9 Mds de DA (contre 2790,5 Mds de DA en 2019).

Les Dépenses :

– Les dépenses budgétaires se situent à 7773,1 Mds de DA (contre 8557,2 Mds de DA en 2019, en en baisse de 8,6%).

– Les dépenses de fonctionnement s’établissent à 4893,4 Mds de DA (- 1,2% par rapport à 2019).

– La loi prend en charge 33.179 postes budgétaires, dont 16.117 nouveaux postes, devant couvrir le fonctionnement de 1.353 établissements en voie de réception au profit des secteurs de la Santé, l’Education Nationale, l’Enseignement Supérieur et la Formation Professionnelle.

– Les transferts sociaux budgétisés ont été maintenus quasiment inchangés par rapport à 2019, s’établissant à 1.798,4 Mds de DA, soit 8,4% du PIB.

– Les dépenses d’équipement baissent de 20,1 en termes de crédits de paiement et de 39,7% en termes d’autorisation de programme.

– Les crédits de paiement se situent à 2879,7 Mds de DA (contre 3602,7 Mds de DA en 2019) Ils se répartissent en : · 2080,2 Mds de DA, pour le financement des programmes d’investissement (72,2%) · 799,5 Mds de DA pour les opérations en capital (27,8%).

(Source : Radio Algérienne)

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