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Politique

Caméra cachée scandaleuse de Numidia TV : L’ARAV réagit et adresse un avertissement à la chaîne

Melissa NAIT ALI

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Régie d'une chaine de télévision
© DR | Régie d'une chaine de télévision

L’autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a adressé, aujourd’hui, un avertissement à la chaîne privée, Numidia TV pour avoir diffusée, en ce début du mois de ramadan, une caméra cachée scandaleuse. Intitulé « Ana w Radjeli (moi et mon époux)» ce programme de très mauvais gout consiste à offrir, en guise de cadeau, une femme aux participants, avant de le tourner en dérision à la fin de l’émission.


Dès son premier numéro, cette pseudo-caméra cachée a provoqué un véritable tollé. Des téléspectateurs n’ont pas manqué de réagir, particulièrement sur les réseaux sociaux, pour dénoncer cette mise en scène choquante et « une atteinte à la dignité de la femme ».

Cette indignation a fait réagir, aujourd’hui, l’ARAV met en garde la chaîne détenue par l’homme d’affaire, Tahkout Mohiédine, actuellement en détention, contre « toute rediffusion de ce genre de programme contraire à la réglementation en vigueur et qui constitue une violation des règle de la déontologie et de la réglementation en vigueur ».

L’autorité de régulation menace également de prendre des mesures contre la chaîne si elle persiste à diffuser ce programme ou des programmes similaires.

Une pétition est lancée sur internet

Une pétition a été aussi lancée contre cette caméra-cachée sur les réseaux sociaux. Les initiateurs sollicitent « l’Autorité de régulation de l’audiovisuel algérien à intervenir pour la suspension définitive du programme ».

«Cette chaîne TV a diffusé ce vendredi 24 avril, premier jour du mois de Ramadan, une caméra cachée nommée « Ana w radjli » dont nous dénonçons le contenu et considérons comme étant irresponsable envers la société algérienne et irrespectueux vis-à-vis de l’intégrité des personnes », lit-on dans le texte de la pétition.

Pour eux, « ce programme est ignoble et déshumanisant dont le concept est celui de poser une série de questions faciles et simplistes à un homme et à lui offrir à la fin une femme comme cadeau. Nous signataires, considérons comme humiliant et scandaleux car ce programme traite les femmes algériennes comme vulgaire objet de récompense dans une caméra cachée. Nous dénonçons également l’humiliation et l’atteinte à la dignité de l’homme ayant été piégé dans ce premier épisode », lit-on dans le même texte.

Pour les initiateurs de cette pétition, cette « chaine TV n’est malheureusement pas à son premier dépassement en matière d’atteinte à la dignité humaine ». « L’année dernière cette chaîne fut aussi à l’origine d’une campagne de dénigrement et de diffamation à l’égard de militantes féministes algériennes. Il est donc urgent de mettre fin à ce genre contenu médiatique à scandale, pour ne plus voir ce genre de dépassement se reproduire », précise-t-on.

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Politique

Covid-19: 146 nouveaux cas et 5 décès supplémentaires

Yasmine Marouf-Araibi

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146 nouveaux cas de coronavirus et 5 décès supplémentaires ont été signalés sur le territoire national au cours des dernières 24h, selon le dernier bilan du comité scientifique.

Ainsi, le bilan national s’élève à 51213 cas confirmés et 1719 décès depuis l’apparition de la pandémie au pays en février dernier.

Les cas de guérisons ont eux atteint un total de 35962 après le recensement de 102 nouveaux cas de guérison.

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Politique

6e sit-in: ” l’affaire de Khaled Drareni est celle de toute la presse”

Yasmine Marouf-Araibi

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Le sixième sit-in de soutien et de solidarité avec le journaliste Khaled Drareni depuis sa condamnation le 10 août a eu lieu ce lundi à Alger. Les sympathisants du journaliste incarcéré réclament toujours sa libération et ” la libération de la presse algérienne”.

Des dizaines de personnes se sont mobilisées cet après-midi à la maison de la presse Taher Djaout à Alger. Journalistes, activistes, avocats, militants politiques et plusieurs figures du Hirak sont venus marquer leur solidarité avec le journaliste.

Avant de commencer leur protestation, et en formant des petits groupes, les présents ont abordé plusieurs sujets, parmi eux ” l’amendement de la constitution”, ” grève des avocats” , ” le procès de Mustapha Bendjama ” et ” les victimes de la décennie noire ” .

” Libérez Khaled Drareni”, “libérez la presse”, ” libérez la Justice “, ” Nous sommes les enfants de Amirouche nous ne faisons pas marche arrière” ou encore ” Algérie libre et démocratique” et plusieurs d’autres slogans du Hirak ont été entonnés lors de cette protestation qui a duré plus d’une heure.

Zeghmati dans le viseur des contestataires

Le ministre de la Justice, Belkacem Zaghmati a été visé. Il a été attaqué via le slogan ” Zaghmati abandonnez, la Justice est plus grande que vous”.

Par ailleurs, les manifestants ont également exprimé leur solidarité avec les détenus d’opinion et ont réclamé leur libération à travers les slogans ” libérez les détenus ” ou encore ” libérez les détenus, ils n’ont pas vendu de la cocaïne”. Les portraits de ces derniers ont été portés tout au long de la mobilisation.

L’affaire de Khaled est une cause juste et c’est l’affaire de toute la presse” nous déclare maître Abdelghani Badi et ajoute ” Il faut soutenir les causes justes et tous les opprimés “.

La reprise du Hirak

Vers la fin de la mobilisation, les protestataires ont promis de reprendre la rue en scandant ” nous allons revenir à la rue, nous allons revenir” et aussi ” il n’y a ni peur ni terreur, la rue appartient au peuple”.

A ce sujet maître Badi estime que “ce n’est qu’une question de temps pour que le Hirak reprenne afin d’affirmer la nécessité d’une vraie transition politique “.

Le journaliste Khaled Drareni, rappelons-le, a été condamné en première instance, le 10 août 2020, à 3 ans de prison ferme. Il avait comparu, le 8 septembre, devant la cour d’appel, en même temps que Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, qui ont été condamnés en première instance à deux ans de prison dont quatre mois ferme. Tous les trois sont poursuivis pour «incitation à un attroupement non armé» et «atteinte à l’unité nationale». Le verdict a été prononcé le 15 septembre. Il condamne le journaliste à deux ans de prison ferme et ses co-prévenus à quatre mois de prison ferme.

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Politique

Affaire Sellini: L’union nationale des ordres des avocats rejoint le mouvement de grève

Yasmine Marouf-Araibi

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l’Union nationale des avocats a rejoint lundi le mouvement de grève déclenché par l’affaire du bâtonnier d’Alger, Abdelmadjid Sellini et a annoncé le boycott des audiences au niveau national pendant deux jours.

Via un communiqué rendu public ce lundi, l’union nationale des avocats a décidé de boycotter les audiences au niveau national le 30 septembre et 1er octobre en dénonciation “aux agressions qui ont touché les droits de la défense” et “en soutien avec l’ordre des avocats d’Alger”.

En effet, après un malaise subit par le bâtonnier d’Alger, Abdelmadjid Sellini, suite à une altercation avec un juge le 24 septembre, l’ordre des avocats d’Alger a appelé à une semaine de grève et une journée de protestation le 27 septembre. Le mouvement de grève a été suivi par des avocats d’autres régions du pays dont ceux de Blida.

Ce lundi, c’est l’union nationale des avocats qui a apporté son soutien au mouvement de grève tout en appelant à la préservation des droits de la défense et de la présomption d’innocence.

“Le Conseil de l’union nationale des avocats dénonce et condamne les comportements du Président de la chambre pénale près la Cour d’Alger, le 24 septembre 2020, à l’encontre du bâtonnier de la capitale”, indique un communiqué de l’organisation.

L’union estime que ce “comportement absurde” et une “aberration dangereuse” qui aurait pu être évitée “si le juge a suspendu l’audience et a appliqué l’article 25 de la loi portant organisation des procès”.

Précisant que l’altercation entre Abdelmadjid Sellini a eu lieu lors du procès du patron du groupe sovac, Mourad Oulmi, l’union a demandé “au ministère de la Justice à appliquer l’article 25 dans cette affaire et ce en transférant le dossier au comité national des recours”.

En outre, l’union nationale des ordres des avocats rappelle que la droit à la défense est “un droit sacré” et “inviolable” et ce “peu importe les circonstances”.

“Même si le prévenu a commis le plus absurde des crimes, il a droit à un procès équitable conformément aux chartes internationales approuvées par l’Algérie” , a-t-elle rappelé.

Pour l’union, le jugement par la visioconférence, appliquée en raison de la pandémie de coronavirus, “fait perdre à la Justice sa valeur humanitaire”. C’est pourquoi, l’union estime qu’elle “ne doit pas recourir à cette technique qu’exceptionnellement”.

“Le prévenu a le droit de comparaître devant l’instance judiciaire et d’interagir avec elle. La généralisation de la technique de visioconférence a fait des derniers procès des procès formels qui touchent aux critères des jugements équitables et aux droits de la défense”, a estimé l’union nationale de l’ordre des avocats.




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