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Economie

BTPH: « 175 000 ouvriers BTPH sont menacés de se retrouver sans emploi à la veille de la rentrée sociale »

Kenza Ait Bachir

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La production aurait baissé de 70 à 80%. L’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) a tiré la sonnette d’alarme ce mercredi sur la situation économique de l’industrie de fabrication des matériaux de construction

 

Cette baisse de production dans de l’industrie de fabrication des matériaux de construction menace la pérennité de plus de 36 500 entreprises. Selon l’AGEA, ces entreprises sont en voie de fermeture. Partant de ce constat, 175 000 ouvriers BTPH sont « menacés de se retrouver sans emploi et ce à la veille de la rentrée sociale », avertit l’association dans un communiqué publié ce mercredi et repris par TSA.

« Les portes du siège de l’AGEA demeurent grandement ouvertes au comité de dialogue qu’est le panel de dialogue et de médiation ainsi que l’ensemble de nos partenaires publics ou privés. Il est temps de se rassembler pour l’intérêt suprême du pays », estime l’AGEA.

Economie

ExxonMobil associée à l’évaluation du potentiel en hydrocarbures de l’Algérie

 L’Agence Nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) a signé dimanche une convention avec ExxonMobil portant sur la participation de cette compagnie américaine à l’étude d’évaluation du potentiel en hydrocarbures des bassins du domaine minier du Sahara algérien, a annoncé lundi l’agence dans un communiqué.

Bouzid ICHALALENE

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Champs de production pétrolière
© DR | Champs de production pétrolière

La signature de la convention, qui s’inscrit dans le cadre de la mission d’ALNAFT visant la promotion et la valorisation du domaine minier hydrocarbures, fait d’ExxonMobil la quatrième compagnie multinationale à rejoindre l’Agence dans cette étude, après l’italien ENI, le français Total et le norvégien Equinor, a précisé la même source.

Selon ALNAFT, la compagnie américaine « ExxonMobil montre ainsi son intérêt, à l’instar des autres compagnies, pour le domaine minier hydrocarbures algérien, qui recèle encore d’importants ressources en hydrocarbures ».

ALNAFT considère cet engagement comme « un premier pas d’ExxonMobil en Algérie pour la prospection d’opportunité dans la recherche et l’exploitation des hydrocarbures ».

L’apport de ENI, Total, Equinor et ExxonMobil, leaders dans le domaine des hydrocarbures, consolidera l’expertise déjà mobilisée par ALNAFT avec BEICIP-FRANLAB pour le succès de l’étude en cours de réalisation.

Ceci permettra, sans doute, d’améliorer la prospectivité du domaine minier algérien des hydrocarbures, a souligné la même source, ajoutant que ce partenariat vise à améliorer la qualité et la fiabilité des résultats de l’étude objet du contrat conclu entre ALNAFT et BEICIP-FRANLAB le 10 septembre 2017.

La première phase de cette étude, clôturée en juin 2019, a montré un potentiel qui place l’Algérie aux premiers rangs mondiaux en termes de ressources en hydrocarbures générées. Cette phase a porté sur l’évaluation régionale de l’ensemble des bassins du Sahara et a permis d’identifier les zones les plus prometteuses.

La deuxième phase, dont les résultats finaux sont prévus pour le premier semestre 2020, est consacrée à l’évaluation de détails de ces zones prometteuses et qui feront objet d’appels à la concurrence pour la conclusion de contrats de recherche et d’exploitation, a-t-on fait savoir.

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Economie

Algerie-Russie: contrats pour l’exportation de plus de 4.000 tonnes de dattes

Des exportateurs algériens spécialisés dans le domaine de la production et de la transformation des dattes ont affirmé que leur participation au Salon international des produits agroalimentaires « World Food Moscow », organisé récemment à Moscow (Russie) a constitué une occasion pour la conclusion de contrats commerciaux en vue d’exporter plus de 4.000 tonnes de dattes vers la Russie et vers d’autres pays européens.

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Crédit photo l DR.

 

Dans une déclaration à l’APS au terme de cette manifestation économique internationale, les exportateurs algériens ont fait savoir que leurs participations régulières aux expositions et aux salons internationaux avaient permis de faire connaître les dattes algériennes, très prisées.

Ils ont dit avoir reçu, lors de ce salon, de nombreuses demandes pour l’exportation de dattes algériennes, ajoutant que des opérateurs coréens, chinois, finlandais, indonésiens, et indiens avaient formulé le vœu de conclure des contrats commerciaux pour l’importation de dattes algériennes, notamment la variété « Deglet Nour », classée parmi les meilleures variétés de dattes au monde.

Le responsable de la société Haddadou pour la production des dattes, Salim Haddadou, a indiqué que sa société avait conclu, lors de ce salon, un contrat avec une société russe de distribution visant l’exportation de près de 1.000 tonnes de dattes vers les marchés russes, soulignant avoir reçu d’autres demandes d’Indonésie, d’Inde, des Emirats arabes unis (EAU), du Bengladesh et du Sri Lanka, lesquelles se trouvent actuellement en cours d’examen.

Rappelant que les dattes algériennes avaient connu, ces dernières années, un grand succès au niveau international, M. Haddadou a précisé que lesdites dattes avaient réussi, en outre, à se positionner sur les marchés du sud-est de l’Asie, notamment en Inde.

Le gérant de l’entreprise de dattes Bouarfa, Achab Mouloud, a fait état de la conclusion d’un contrat avec une entreprise russe pour l’exportation de dattes dès le mois d’octobre 2019, précisant qu’un volume de 110 tonnes sera exporté dans un premier temps. Il a fait savoir que son entreprise avait conclu, par le passé, d’autres contrats avec des entreprises de différentes nationalités, soulignant que la datte algérienne était très prisée.

Le propriétaire de l’entreprise « Toumour Djazairia », Ben Abdelhalim Mokaddem, a, pour sa part, indiqué que son entreprise avait signé un contrat avec une entreprise russe pour l’exportation de 400 tonnes de dattes à compter de février 2020.

Le producteur, transformateur et exportateur de dattes algériennes Mehdi Bouguendoura a précisé, quant à lui, que son entreprise « Razan » était présente sur le marché européen depuis cinq (5) ans, notant que la datte algérienne avait réussi à investir les grands marchés en Europe, en Afrique et en Asie.

Il a, toutefois, fait remarquer que les quantités de dattes demandées par les distributeurs étrangers dépassaient les capacités de production de son entreprise qui a, quand même, pu exporter plus de 2.500 tonnes de dattes vers l’étranger.

Selon Khaldoun Al-Asmar, l’un des plus grands distributeurs de dattes au Moyen-Orient présent au « World Food Moscow, la datte algérienne est très demandée dans plus de 35 pays depuis 2008.

Concernant les dattes biologiques (cultivées sans substances chimiques artificielles), le directeur de l’entreprise « Biodattes-Algérie », Youcef Abdelbaki, a indiqué qu’elles étaient très demandées en Europe, signalant que 1.340 tonnes de dattes « Bio » avaient été exportées vers l’étranger jusqu’à septembre 2019.

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Economie

Aigle Azur disparaîtra faute de repreneur « crédible »

Espoir brisé pour Aigle Azur et ses 1.150 salariés: aucune offre de reprise n’a été retenue pour la compagnie aérienne spécialiste de l’Algérie, qui va cesser son activité vendredi soir, a annoncé le tribunal de commerce d’Evry.

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Des employés de la compagnie aérienne Aigle Azur avaient manifesté le 9 septembre 2019 devant le ministère des Transports à Paris
© AFP | Des employés de la compagnie aérienne Aigle Azur avaient manifesté le 9 septembre 2019 devant le ministère des Transports à Paris

« On avait espéré jusqu’au bout que quelque chose se passe », a regretté Bruno Forey, de la CFDT, le premier syndicat de la compagnie. « Il semblerait que l’on veuille que le transport aérien français soit axé uniquement autour d’Air France », a-t-il lancé, disant éprouver « une profonde déception ».

De son côté, la présidente du tribunal de commerce Sonia Arrouas a regretté dans un communiqué une décision « difficile », car « tout avait été mis en œuvre pour sauver les salariés ». « La fin de la poursuite d’activité aura lieu ce soir, vendredi 27 septembre à minuit », a-t-elle ajouté.

Concrètement, « la liquidatrice a 21 jours pour licencier tout le monde », explique Bruno Forey. « C’est la durée légale. Il n’y a pas de plan de sauvegarde de l’emploi, donc tout le monde est licencié au minimum légal. On va pointer à Pôle emploi dans 21 jours ».

Aigle Azur, spécialisée dans les liaisons avec l’Algérie et la desserte du bassin méditerranéen, emploie quelque 1.150 personnes, dont 800 en France et 350 en Algérie.

« Désistements » et « absences d’offres concrètes »

La compagnie, dont les 11 avions ne volent plus depuis le 7 septembre, avait été placée en liquidation judiciaire le 16 septembre avec poursuite d’activité jusqu’à ce vendredi pour laisser aux repreneurs le temps d’améliorer leurs offres de reprise.

Mais finalement, « aucune solution pérenne n’a été proposée par les candidats repreneurs », a expliqué Mme Arrouas, déplorant « les désistements ou les absences d’offres concrètes, l’absence de moyens financiers des candidats crédibles », « l’indétermination de la provenance des fonds » ou encore « l’irrecevabilité de certaines propositions ».

Le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, qui a promis aux salariés « un accompagnement particulier (…) afin d’assurer un retour plus rapide à l’emploi », a réagi en assurant que « tout avait été mis en œuvre pour donner leurs meilleures chances aux offres de reprise », mais qu' »aucune offre financée » n’avait pu « aboutir ».

Deux offres étaient étudiées, l’une émanant de deux anciens responsables d’Air France, Lionel Guérin et Philippe Micouleau, subordonnée à l’obtention d’un prêt participatif de 15 millions d’euros auprès de l’État, l’autre présentée par Lu Azur, actionnaire minoritaire d’Aigle Azur à hauteur de 19%.

« L’une ne pouvait être choisie car elle reposait sur une majorité de capitaux extra-communautaires, l’autre était assortie d’une aide de l’État », a expliqué à l’AFP Bruno Forey, également membre du Comité social et économique de l’entreprise.

Vendredi soir Gérard Houa, actionnaire minoritaire d’Aigle Azur via la société Lu Azur, a fustigé un « jugement irrationnel » qui « met à mort une entreprise en difficulté, pourtant pleine de potentiel » et appelé le gouvernement à « prendre ses responsabilités ».

Conditions « compliquées »

Air France, un temps intéressée, n’avait finalement pas déposé d’offre. « Il y a certains avoirs intéressants » mais les conditions légales et sociales « sont plutôt compliquées », a estimé Benjamin Smith, directeur général d’Air France-KLM, vendredi lors d’une conférence de presse à Toulouse.

« Nous voulions bien reprendre des gens, les accueillir, mais à des conditions qui nous permettent de réussir », a déclaré de son côté Marc Rochet, directeur général du groupe Dubreuil Aero (maison mère d’Air Caraïbes et de French Bee), sur franceinfo, blâmant « des gens qui ont mené une guérilla permanente contre les directions successives (…) et se sont construit des statuts qui font que ça n’est plus cohérent avec le marché ».

Liant la situation d’Aigle Azur à celle d’une autre compagnie en difficulté, XL Airways, une intersyndicale du transport aérien a appelé vendredi le gouvernement à venir en aide à un secteur engagé dans une « trajectoire mortifère ». Ils seront reçus « prochainement » par M. Djebbari, a assuré de son côté l’entourage du secrétaire d’Etat aux Transports à l’AFP vendredi, sans plus de précisions.

De son côté, l’intersyndicale de XL Airways a « exhorté les pouvoirs publics, nos actionnaires actuels et les autorités de tutelle à trouver une solution » pour éviter « un drame social de plus ».

Selon Bruno Forey, Air France bénéficiera de la fin d’Aigle Azur: « la moitié des créneaux » d’atterrissage et de décollage à l’aéroport d’Orly « doit être redistribuée au prorata de l’activité », lui revenant en grande partie.

Ces créneaux, très convoités car leur total est plafonné, seront réattribués au bout d’un mois par l’Association pour la coordination des horaires (Cohor).

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