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Boeing abattu en Iran : L’appareil a été touché par deux missiles

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© DR | Boeing abattu par un missile iranien

De nouvelles images publiées par le « New York Times » et issues d’une caméra de vidéosurveillance montrent deux projectiles se diriger vers l’avion.

Le crash d’un avion civil ukrainien, le 8 janvier dernier, serait dû non pas à un, mais à deux missiles, tirés depuis une base militaire près de Téhéran, révèlent de nouvelles images vidéo publiées mardi par le New York Times. Des images capturées par une caméra de vidéosurveillance, puis filmées par un téléphone portable, et qui montrent, successivement, deux projectiles se diriger vers l’appareil.

On peut y voir la trajectoire d’un objet brillant dans la nuit, puis une explosion dans le ciel après près de 20 secondes. Un second objet lumineux est lancé dix secondes plus tard du même endroit, dans la même direction, et explose dix secondes après. Une minute plus tard, une boule de feu apparaît brièvement en haut de l’écran.

Le New York Times encadre dans sa vidéo ce qu’il présente comme les deux missiles et comme le Boeing de la compagnie ukrainienne International Airlines, qui s’est écrasé peu après son décollage, faisant 176 morts. Ces images sont « vérifiées », souligne le quotidien américain. Elles expliquent « pourquoi le transpondeur de l’appareil a cessé de fonctionner quelques secondes avant d’avoir été atteint par un second missile », et que l’appareil a réussi à changer de trajectoire pour revenir vers l’aéroport avant de s’écraser. Elles ont été prises selon le journal par une caméra installée sur le toit d’un immeuble près du village de Bid Kaneh, à 6 kilomètres d’une base militaire iranienne. Le village est situé à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de l’aéroport international de Téhéran.

L’annonce du crash a déclenché un mouvement de colère populaire contre le régime iranien, accusé d’avoir nié sa responsabilité avant d’admettre une «erreur humaine». La catastrophe aérienne est survenue en plein pic des tensions entre Téhéran et Washington après la mort de Qassem Soleimani, un important général iranien tué par un tir de drone américain à Bagdad. En représailles, l’Iran avait tiré le 8 janvier deux missiles contre deux bases militaires utilisées par l’armée américaine en Irak, sans faire de victimes. Quelques heures plus tard, l’avion ukrainien était abattu « par erreur » alors que la défense antiaérienne iranienne était en état d’alerte « guerre ».

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Chloroquine : Le New York Times accuse Trump d’avoir des intérêts avec Sanofi

Yasmine Marouf-Araibi

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Le quotidien américain, The New York Times a accusé Donald Trump d’avoir un intérêt “financier personnel” avec le groupe pharmaceutique français Sanofi, producteur de traitement à base de chloroquine.

Dans un article paru le mardi 07 avril, le quotidien accuse le président américain d’avoir un intérêt avec Sanofi . “Donald Trump lui-même a un petit intérêt financier personnel dans Sanofi, le producteur de médicaments français qui fabrique des traitements à base de chloroquine” a écrit le journal.

“Si l’hydroxychloroquine devient un traitement accepté, plusieurs sociétés pharmaceutiques devraient en profiter, notamment des actionnaires et des cadres supérieurs ayant des liens avec le président” a soutenu le journal.

En effet, Selon le New York Times , plusieurs personnalités proches du président Trump seraient parmi les principaux actionnaires de Sanofi. Entre autres noms cités, Ken Fisher, le gros donateur des Républicains et Wilbur Ross, le secrétaire au commerce des Etats-unis.

Les révélations du quotidien interviennent alors que Donald Trump loue les bienfaits de la chloroquine sur les patients atteints du covid-19 à chaque sortie médiatique. Selon le président, cette molécule pourrait “révolutionner le monde de la médecine”.

En mars dernier, Le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU de Marseille a vanté l’efficacité de la chloroquine comme traitement pour les patients atteints du covid-19. Depuis et même si plusieurs pays, y compris l’Algérie, ont adopté le protocole de traitement à base de chloroquine, la communauté scientifique reste partagée quant à son efficacité.

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L’OMS condamne «les propos racistes» des médecins français sur des tests de vaccin en Afrique

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS

Le patron de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a condamné lundi les « propos racistes » de chercheurs ayant récemment évoqué l’Afrique comme « un terrain d’essai » pour tester un vaccin potentiel contre le Covid-19, dénonçant « l’héritage d’une mentalité coloniale ».

“Ce genre de propos racistes ne font rien avancer. Ils vont contre l’esprit de solidarité. L’Afrique ne peut pas et ne sera un terrain d’essai pour aucun vaccin”, a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse virtuelle depuis Genève. “L’héritage de la mentalité coloniale doit prendre fin”, a-t-il ajouté.

Un échange entre un chercheur de l’Institut français de la recherche médicale (Inserm) et un chef de service d’un hôpital parisien, diffusé le 1er avril sur la chaîne LCI, a suscité une vive polémique. Dans cette séquence les deux chercheurs ont évoqué l’Afrique comme terrain d’essai pour tester le BCG contre le covid-19.

Jean-Paul Mira, chef de service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Cochin, lui demande : « Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c’est fait d’ailleurs sur certaines études avec le sida, ou chez les prostituées: on essaie des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées. Qu’est-ce que vous en pensez ? »

« Vous avez raison, d’ailleurs. On est en train de réfléchir en parallèle à une étude en Afrique avec le même type d’approche, ça n’empêche pas qu’on puisse réfléchir en parallèle a une étude en Europe et en Australie», lui répond Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm à Lille (nord de la France).

« Il est honteux et horrifiant d’entendre des scientifiques tenir ce genre de propos au XXIe siècle. Nous les condamnons dans les termes les plus forts », a conclu M. Tedros, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé.

Avec AFP

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L’Afrique furieuse contre les propos de deux chercheurs français !

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | L'Afrique furieuse contre les propos de deux chercheurs français

“L’Afrique n’est pas le laboratoire de l’Europe”, “les africains ne sont pas des cobayes”, ce sont les cris d’indignation poussés par des internautes suite à une séquence de deux chercheurs français évoquant des tests de vaccin contre le coronavirus en Afrique.

Il s’agit de Jean-Paul Mira, chef de la réanimation à l’hôpital Cochin, à Paris, et Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm. Réunis lors d’un dialogue diffusé sur la chaîne française LCI. Les deux chercheurs discutent sur des futures études pour tester l’efficacité du vaccin du BCG contre le coronavirus, quand l’un deux propose l’Afrique comme terrain d’étude.

« Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c’est fait d’ailleurs sur certaines études avec le sida, où chez les prostituées : on essaie des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées. Qu’est-ce que vous en pensez? » a proposé Jean-Paul Mira, chef de la réanimation à l’hôpital Cochin, à Paris.

Camille Locht rejoint les propos de son interlocuteur et lui répond qu’il a raison, « on est d’ailleurs en train de réfléchir en parallèle à une étude en Afrique avec le même type d’approche” a-t-il déclaré.


L’association SOS Racisme s’est indigné « des propos tenus par deux médecins hier sur LCI qui tombent d’accord à l’antenne sur le projet d’utiliser les Africains comme cobayes pour tester des vaccins contre le virus Covid-19 » a écrit l’association dans un communiqué diffusé jeudi soir.

“Il est inconcevable que nous continuons à accepter ceci. L’Afrique n’est pas un laboratoire.
Je dénonce vivement ces propos graves, racistes et méprisants!”
, s’est insurgé le célèbre joueur ivronien, Didier Drogba.

En plus de plusieurs ONG et personnalités publiques, nombreux internautes ont réagi à ces propos “provocateurs” et “racistes” portant le hashtag Afrique à la tête des tendances sur twitter.

Suite aux cris d’indignation poussées sur les réseaux sociaux, l’Institut Inserm a réagi en estimant que c’est « Une vidéo tronquée, tirée d’une interview sur LCI d’un de nos chercheurs à propos de l’utilisation potentielle du vaccin BCG contre le CoVid-19 fait l’objet d’interprétations erronées sur les réseaux sociaux. Voici les bonnes explications ».


Selon l’institut « des essais cliniques sont en cours ou sur le point d’être lancés dans les pays européens (Pays-Bas, Allemagne, France, Espagne…) et en Australie. S’il y a bien actuellement une réflexion autour d’un déploiement en Afrique, il se ferait en parallèle de ces derniers. L’Afrique ne doit pas être oubliée ni exclue des recherches » s’est justifié l’Inserm.

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