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Bejaia: le Front anti-répression dénonce «la terreur» dans l’université et le milieu culturel

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La section de Bejaia du Front contre la répression et pour les libertés, a dénoncé «le climat de terreur» qui règne dans plusieurs secteurs et lieux de travail. «Les prisons et les tribunaux ne sont pas les seuls lieux qui évoquent l’oppression», écrit le Front dans une déclaration rendue publique mercredi, affirmant qu’on la retrouve aussi «dans des lieux de travail».

À l’université de Bejaïa, affirme-t-il, «trois enseignants sont arbitrairement licenciés de leur travail», d’autres fonctionnaires syndicalistes «sont également suspendus» tandis que d’autres «sont poursuivis en justice».

«Ce climat de terreur touche aussi le domaine de la culture à travers les interdictions récentes du salon du livre de Sidi-Aïch, de conférences de scientifiques et d’écrivains à l’université de Bejaïa et dans des établissements culturels», déplore le Front.

Pour ce conglomérat de partis, d’associations, de militants et d’acteurs du Hirak, «les atteintes aux libertés ont atteint un seuil sans précédent en Algérie». «Pas une seule région n’en est épargnée. Les poursuites judiciaires, les mises en détention provisoire en plus des condamnations à la prison ferme sont légion. Les prisons regorgent de citoyennes et citoyens incarcérés juste pour avoir exprimé une opinion ou pris une position politique critique», constatent ses animateurs. La logique répressive du pouvoir, «implacable et impitoyable» veut, selon eux, «réduire tout un peuple au silence castrateur, le contraindre à une soumission asservissante vis-à-vis de l’autorité publique».

Cependant, le peuple algérien «ne doit pas continuer à subir passivement, comme par fatalité, cette grave atteinte à la dignité humaine», estime le Front anti-répression. Ainsi, il est, ajoute-t-il, est «du devoir» de chacune et de chacun de «s’impliquer dans la réappropriation de nos droits et libertés, de nos espaces d’expression et de notre dignité bafouée par tant d’injustices qu’on continue d’endurer interminablement».

Car, conclut-il, «l’existence et l’activité des partis, des associations et de collectifs culturels sont de plus en plus remises en cause» à cause de «la forte pression continuelle» qui s’exerce sur eux «dans le but d’anéantir toute forme de résistance dans la société».

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