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Politique

Béjaia: deuxième jour de heurts entre les citoyens et la Police à Kherrata

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La ville de Kherrata est devenue depuis hier un champs de violents affrontements entre les manifestants et les forces de police qui ont empêché la marche de soutien aux détenus d’opinion, prévue pour hier 1e septembre.

Vers 11H, des manifestants ont tenté de se rassembler mais les forces anti-émeutes ont été déployées sur le terrain. Aussitôt, les renforts de police sont arrivés sur les lieux depuis Béjaia et la wilaya de Sétif. Selon des témoins sur place, l’information de l’intervention policière perçue comme une « énième provocation » s’est propagée comme une trainée de poudre dans la ville et ses alentours.

balles en caoutchouc

C’est à partir de ce moment-là que tous les commerces ont baissé les rideaux pour laisser place à de violents heurts entre manifestants et forces de police. Ces derniers ont utilisé du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc dans les deux endroits de la ville qui connaissent des heurts.

Selon des sources locales, « plusieurs manifestants ont été touchés par ces balles en caoutchouc et les bombes lacrymogène qui visaient directement les manifestants ». Nos sources ajoutent qu’« il est impossible pour le moment de savoir s’il y’a des blessés graves ou pas, vu que les manifestants se réfugient dans des maisons et personne n’est allé à l’hôpital ».

Appels au calme

La Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) et plusieurs voix sages dans la région ont appelé au calme pour éviter que cette situation s’empire. « La LADDH appelle au calme, à la vigilance et à la sauvegarde du caractère pacifique du combat citoyen, kherrata est bien le symbole du Hirak pacifique, ne laissez pas ternir cette symbolique gravée dans l’histoire », a appelé la LADDH.

Les émeutes ont éclaté hier à Kherrata après l’empêchement, par les éléments de la police, d’une marche en soutien aux détenus d’opinion. Les agents de la sûreté ont procédé à de nombreuses arrestations et au tir du gaz lacrymogène.

Un dispositif policier énorme, inhabituel, a été déployé ce matin ( hier NDLR). Ils ont arrêté plusieurs activistes connus à Kherrata et ont même procédé à des tirs du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants“, nous a témoigné, mercredi, l’activiste et étudiant Amrani Kedafi qui se trouvait sur place.

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