La banque d’Algérie veut récupérer à tout prix l’argent de l’informel

La banque d’Algérie veut récupérer à tout prix l’argent de l’informel

Crédit photo : Dr | Le siège de la banque d'Algérie

Face à l’inquiétude des opérateurs économique activant dans l’informel, la Banque d’Algérie sort la grande artillerie. Elle demande aux banques de ne plus chercher à comprendre d’où vient l’argent déposé.

Dans une note aux banques commerciales, la Banque centrale note qu’« il est apparu qu’au nom d’une interprétation, souvent abusive et non fondée, des dispositions de la loi régissant le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, certains guichets bancaires ont été à l’origine de refoulement de capitaux de manière arbitraire et sans   justifications réglementaires». Cette interprétation « restrictive » que font certaines banques des dispositions légales et réglementaires est constatée notamment en matière d’ouverture de comptes, d’acceptation des dépôts et de « délais exagérés » de mise à disposition des fonds. Elle « a desservi les objectifs de l’inclusion financière et a généré, auprès des épargnants potentiels, un phénomène d’incompréhension et d’expectative », relève la même source. Par conséquent, la Banque d’Algérie a adressé cette note à l’ensemble des banques de la place dans laquelle elle les appelle « à cesser d’exiger, lors de tout dépôt de fonds en caisse auprès de leurs guichets, des justificatifs au-delà de ceux relatifs à l’identité du client dans le cadre des exigences règlementaires en matière de connaissance du client ».

Une instruction qui confirme que le gouvernement veut à récupérer de l’argent à tout prix.

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