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Politique

Tamanrasset: le ministre des travaux publics face à la colère de la rue

 

Une décision qui serait probablement motivée par  le dernier accueil réservé au ministre de la jeunesse et des sports ainsi qu’à son collègue de la santé, de la population et de la réforme hospitalière qui a été, rappelons-le, apostrophé par de jeunes manifestants à l’entrée de l’établissement public hospitalier de la ville en scandant le célèbre  slogan des artisans de la révolution populaire « Klitou Labled Ya Sarakine (Vous avez pillé le pays, bande de voleurs) ».
Le ministre des travaux publics a ainsi préféré de se faire discret pour éviter de se confronter à « une réalité qui renseigne sur le mal profond qui affecte ce secteur  qui aura consommé des budgets astronomiques pour des projets  qui n’ont jamais vu le jour », dénoncent des activistes de la société civile en invitant le représentant du gouvernement à prendre des mesures coercitives à l’encontre de tous les responsables défaillants qui seraient pour beaucoup dans le délabrement avancé des routes de la wilaya, particulièrement la RN1 dans sa partie allant de In Salah Jusqu’à In Guezzam, sur 1500 Km.
Kouraba est également appelé à ouvrir une enquête approfondie sur les budgets engloutis  pour la réhabilitation des routes qui demeurent toujours impraticables, maugrée-t-on, chaque samedi, lors des rassemblements de protestation organisés à la place du 1er Novembre.

Un appel sans suite

Les manifestants exigent l’inscription d’une opération urgente portant dédoublement de la transsaharienne  et la réalisation d’un chemin de fer à l’effet d’insuffler une nouvelle dynamique économique dans cette région aux innombrables potentialités d’investissement.
De leur côté, les habitants de Tazrouk demandent le revêtement du chemin de wilaya  N°109, reliant leur municipalité au chef-lieu de wilaya en passant par Tahifet, sur 140 Km. Un projet qui traîne depuis des années, selon les habitants qui ont tiré à boulet rouge sur les autorités nonchalantes et les entreprises qui trouvent le moyen d’échapper aux pénalités imposées par le code des marchés publics.
Toujours dans cette commune située à 270 km du Tamanrasset, les habitants invitent le ministre des travaux publics à emprunter le CW n° 142  et se rendre à Tihankikert, à  moins de 45 km de la commune d’Idelès (200 km de Tamanrasset) pour découvrir le trou béant dans la chaussée que les villageois avaient signalé depuis 2013 sans qu’on daigne bouger le petit doigt.
La cécité fait que tous les responsables qui se sont rendus à Tazrouk, où s’organise annuellement la célèbre Ziara de Abdellah Moulay Reggani, réussissent à contourner cette excavation sans pour autant prendre la décision de la réparer au grand dam des usagers.
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Société

Recrutement: Accusée « d’iniquité », Sonatrach sème la zizanie à Tamanrasset

 

 

Pour le président du bureau local de l’organisation nationale pour la jeunesse, l’emploi et la promotion de la citoyenneté, Ahmed Chegga, il est plus qu’impératif de revoir ce plan de recrutement en l’adaptant aux besoins réels de cette wilaya qui renferme, a-t-il rappelé, l’un des plus importants champs gaziers du pays en plus de plusieurs sociétés pétrolières implantées dans la capitale de Tidekelt, In Salah.

D’aucuns vont jusqu’à exiger de Sonatrach d’annuler ce plan de « la discorde » du fait qu’il ne prend pas en considération les spécificités géopolitiques de cette région du grand sud. Cette annulation doit intervenir dans le but d’éviter la reproduction des scènes de violence provoquées par le vent de protestation qui a soufflé sur le Sud depuis 2011.

« Nos jeunes cadres ont le droit d’être embauchés dans cette société au même titre que les postulants des autres wilayas du pays », préconise notre interlocuteur.

Le quota des emplois accordés parcimonieusement à Tamanrasset doit ainsi interpeller les autorités compétentes qui devraient étudier la possibilité de revoir toute l’opération de recrutement décidée par Sonatrach en cette période sensible, afin, a-t-on averti, d’éviter de raviver la braise dans cette wilaya déjà au bord de l’explosion, eu égard au nombre de manifestations qui y sont enregistrées presque quotidiennement.

« Contrairement aux autres wilayas du Sud dont Ouargla, Laghouat et Illizi qui ont bénéficié respectivement de 515, 475 et 210 postes, Tamanrasset n’en a eu que 11. C’est inconcevable! » peste le représentant de l’Onjepc dans une correspondance adressée au premier ministre et au ministre de l’énergie ainsi qu’au DG de Sonatrach où il les presse d’intervenir pour résoudre cette situation problématique.

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Tamanrasset: Les chômeurs arrêtés, sont poursuivis en justice

Les quatorze chômeurs arrêtés, récemment, par les forces de l’ordre à l’intérieur du siège de l’assemblée populaire de  la  wilaya de Tamanrasset, suite à une action de protestation qu’ils ont observée pour réclamer de l’emploi, ont été présentés devant le parquet local.

 

Selon une source au fait du dossier, une instruction judiciaire a été ainsi ouverte pour élucider cette affaire inédite dans les annales locales. Les prévenus ont comparus devant le juge près le tribunal de Tamanrasset en présence de leurs proches, d’activistes de la société civile et de défense des droits de l’homme.

D’après la même source, les chômeurs  mis en cause ont été inculpés pour « attroupement non autorisé » et « atteinte à l’autorité de l’Etat ». Il convient de rappeler que les manifestants arrêtés se sont introduits à l’intérieur du siège de l’Apn qui est, faut-il le signaler, attenant au secteur opérationnel de la 6e région militaire, où ils ont organisé un F’tour collectif avant de gravir la terrasse de la bâtisse pour y déployer leur banderole et scander leurs slogans.

Le ministère public aura requis une année de prison avec sursis assortie d’une amande de 200 000 Da à  l’encontre des chômeurs mis en cause, indique notre source.

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Logements sociaux à Tamanrasset: Le positionnement des bénéficiaires enfin opéré

Tenus en haleine depuis le 17 avril 2019, date de l’affichage de la liste définitive des bénéficiaires de logements publics locatifs à Tamanrasset, les heureux bénéficiaires ont enfin pris connaissance de leur affectation à l’issue de l’opération du tirage au sort qui a eu lieu en séance publique à la salle omnisports de la cité Adriane, dans la ville de Tamanrasset.

 

L’opération qui s’est déroulée dans la transparence et la sérénité a été, faut-il le signaler, supervisée par un huissier de justice et des cadres de l’OPGI qui ont veillé à la réussi de cet « événement » tant attendu par les postulants à cette formule d’habitat.

Selon le DG de l’office, Yacine Amokrane,  le personnel de l’entreprise a été mobilisé pour que cette opération qui précède la phase cruciale relative à la remise des clés, concerne 1702 bénéficiaires sur les 2006 prévus. Certains d’entre eux ont eu une préaffectation en attendant l’achèvement des travaux et la réception des chantiers.

Evitant d’avancer une date pour la livraison des logements affectés, le même responsable assure que la remise des clés se fera le plus tôt possible, afin de permettre aux bénéficiaires de fêter l’aïd El Fit’r sous un nouveau toit.

« La date du relogement sera décidée en concertation avec les autorités concernées. Ce qui est certain, c’est qu’une fois le fichier des locataires validé, le relogement touchera en premier lieu les quartiers abritant des logements achevés, dont Al-Djazira, In-Kouf et Adriane. Les bénéficiaires concernés devraient s’acquitter du loyer principal et du montant des droits au bail avant d’avoir leurs décisions d’affectation » indique M Amokrane.

Il convient de noter que les bénéficiaires étaient unanimes à afficher leur satisfaction quant aux conditions et moyens mis en place pour mener à bien cette opération qui s’est déroulée, témoigne-t-on, dans le calme et dans un climat de convivialité consacrant les valeurs liturgiques et la piété caractérisant ce mois sacré du Ramadhan.

Les présents ont eu ainsi droit à un f’tour collectif qui renvoie toutes les images de solidarité et de communion dans cette région connue pour son hospitalité coutumière. Revenant aux postulants lésés, on a appris par ailleurs qu’une contre enquête a été lancée par la daïra de Tamanrasset qui aura dépêchée plusieurs brigades devant vérifier et examiner sur le terrain les recours formulés.

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En continu Société

Le Hoggar interpelle Gaïd Salah sur le marasme qui frappe le secteur touristique

Les  Tamanrassetis maintiennent le cap contre le système et les manœuvres du pouvoir qui mise sur l’essoufflement de la mobilisation populaire en ce mois de Ramadhan. De nombreux manifestants sont encore sortis dans la rue pour réaffirmer leur rejet aux autorités honnies et de ce fait, dénoncer les desseins qui se trament dans les coulisses de la chefferie de l’Etat pour permettre au régime abhorré de se régénérer.

Les protestataires qui ont repris en chœur des slogans hostiles au système et aux responsables qui l’incarnent, ont, encore une fois, affiché une détermination inflexible à aller jusqu’au bout de leur revendication pour faire aboutir le choix du peuple qui aspire à une  nouvelle Algérie.
L’action des manifestants intervient également dans le but de répondre au Général de l’Etat major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, qui n’a toujours pas réagi aux accusations incriminant son institution à Tamanrasset, notamment concernant « les concessions faites aux orpailleurs illicites », « blocage de l’activité touristique » et « ces histoires quotidiennes de contrebandiers présentés médiatiquement comme des terroristes repentis pour qu’ils bénéficient de dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale ».
Mohamed Benhamdoune, l’un des pionniers du tourisme saharien et d’aventure désertique, revient par force de détail sur ces dossiers avant de se focaliser sur les véritables raisons motivant la fermeture des sites touristiques dans la wilaya de Tamanrasset.
Pour lui,  la décision relative au verrouillage des sites touristiques n’obéit qu’aux intérêts des trafiquants d’or qui voulaient à tout prix se débarrasser des tour-opérateurs, longtemps considérés comme des garde-fous du désert Algérien, afin d’investir tranquillement les sites aurifères dont jouit l’Ahaggar.
« Depuis la fermeture des sites touristiques, en février 2010, le secteur touristique s’est déclaré sinistré contrairement au trafic du métal jaune qui a connu étrangement des jours meilleurs et une fluorescence mettant sérieusement en cause les plans sécuritaires mis en place dans la région», dénonce le chef de l’agence touristique Mahatour.
Ce dernier regrette l’état dans lequel se trouvent actuellement les sites de gravures et de peintures rupestres ainsi que les autres endroits de villégiatures vandalisés par une mafia qui ne dit pas son nom. « L’armée de libération nationale à mis 7 ans pour recouvrer notre indépendance et chasser la France coloniale, et  l’ANP, digne héritière de l’ALN  aura mis plus de 9 ans sans parvenir à recouvrer ce territoire conquis par les orpailleurs de tous bords. C’est grave ! », maugrée notre interlocuteur.
Pour ce dernier, il est temps d’actionner la justice pour le jugement de tous les responsables du chaos et du marasme qui frappe le tourisme et l’économie de plein fouet. « Sauf que celui qui s’engage dans la lutte contre la corruption doit être honnête et propre », a-t-il insisté.
Et de renchérir : « On ne veut plus d’instructions émanant du Quai d’Orsay. Si l’on veut imposer l’escorte des touristes par soucis sécuritaire, on doit le faire aux nationaux et non pas aux étrangers. C’est l’armée du peuple, pas celle des étrangers. Or c’est le contraire qui se produit réellement. Les algériens sont  libres de visiter même les sites fermés pour cause d’insécurité, pendant qu’on continue de mobiliser des escadrons de la gendarmerie pour l’escorte d’un seul touriste étranger. Inadmissible comme conduite! ».
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