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Au Soudan, au moins dix manifestants antiputsch tués par balles

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Le bilan de cette nouvelle journée de mobilisation mercredi ne cesse de s’alourdir et s’élève désormais à au moins dix morts et des dizaines de blessés par balles.

Bravant une répression qui a déjà fait trente-quatre morts et la coupure, désormais, totale des communications, des manifestants ont afflué par milliers, mercredi 17 novembre, dans les rues de Khartoum, au Soudan, contre le coup d’Etat militaire.

Dix personnes ont été tuées dans la répression des manifestations, a annoncé un syndicat de médecins prodémocratie, dont sept dans la seule banlieue nord de Khartoum, où des centaines de protestataires défilent encore. La plupart des morts et des blessures par balles recensées dans la capitale soudanaise ont été touchés « à la tête, au cou ou au torse », précisent les médecins. L’Association des professionnels soudanais, un des fers de lance de la révolte de 2019 qui a renversé le dictateur Omar El-Bechir, accuse les forces de l’ordre de « meurtres prémédités ».

Outre Khartoum, des défilés conspuant le général Burhane se sont également déployés mercredi à Port-Soudan, dans l’est du pays, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse.

Le 25 octobre, le général Abdel Fattah Al-Burhane a rebattu les cartes d’une transition qui battait de l’aile depuis des mois. Il a fait arrêter la quasi-totalité des représentants civils au sein du pouvoir et mis un point final à l’union sacrée entre civils et militaires qui avait renversé en 2019, sous la pression de la rue, le dictateur Omar El-Bechir. Deux cent cinquante manifestants avaient péri lors de cette révolte.

Depuis le dernier putsch, trente-quatre personnes ont été tuées, parmi lesquelles trois adolescents, note l’Unicef qui s’inquiète d’un usage « excessif » de la force contre des manifestants pacifiques. Depuis le 25 octobre, les militants ont appris à mobiliser par le biais de SMS plutôt que sur les réseaux sociaux, mais depuis mercredi à la mi-journée, ils ne peuvent même plus s’écrire sur leurs téléphones ou s’appeler en raison de la coupure des communications. Les organisations de la société civile peinent de plus en plus à communiquer au monde le bilan des violences, même si un syndicat de médecins prodémocratie est parvenu, mercredi, à annoncer sur les réseaux sociaux deux nouveaux morts et des « dizaines de blessés par balles » à Khartoum.

Les forces de sécurité, elles, assurent ne pas ouvrir le feu et la télévision d’Etat a annoncé l’ouverture d’une enquête sur la journée de manifestations de samedi, la plus meurtrière depuis le putsch avec huit morts, selon le syndicat de médecins.

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