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Politique

Assises du PAD : Plaidoyer pour l’ouverture d’un processus démocratique authentique

Melissa NAIT ALI

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© INTERLIGNES | Assises nationales du PAD
© INTERLIGNES | Assises nationales du PAD

Les participants aux assises des forces du PAD plaident pour l’ouverture d’un « processus démocratique authentique ». C’est ce que nous avons pu lire dans la plateforme adoptée, cet après-midi, à l’issue de cette rencontre qui s’est tenue avec une forte présence des représentants de différentes organisations, partis et des personnalités, à l’image d’Abdelaziz Rahabi. 

« Afin de permettre au peuple algérien de prendre son destin en main et d’exercer pleinement sa souveraineté, les forces du Pacte pour l’Alternative Démocratique militent pour : l’arrêt de la répression par la libération immédiate des détenus politiques et d’opinion et l’abandon de toutes les poursuites engagées contre eux, ainsi que leur réhabilitation juridique et leur indemnisation morale et matérielle intégrale et la levée de toutes les entraves aux droits et libertés (droits aux  libertés d’expression, de circulation, de manifestation, d’information, de presse, d’organisation associative, syndicale, politique…) », lit-on dans ce document.

Ce processus démocratique passe, selon la même source, par la « la fin des atteintes à l’unité du peuple algérien et de toute propagande et subversion contre la révolution populaire, l’arrêt de toutes les mesures de bradage des richesses nationales avec annulation immédiates de toutes les lois y afférentes, un moratoire sur la non exploitation le gaz et des pétroles de schiste et l’abrogation de toutes les lois liberticides, notamment les lois sur les partis politiques, les associations et l’information ».

« Une conférence nationale indépendante du système »

Poursuivant, les forces du PAD proposent une « conférence nationale indépendante du système pour l’alternative démocratique ». « Les forces du pacte pour l’Alternative démocratique œuvrent à la tenue d’une Conférence nationale indépendante du système. Celle-ci  rassemblera toutes les forces agissantes de la société qui s’engagent à concrétiser les exigences démocratiques exprimées par le peuple depuis le 22 février et qui refusent le coup de force du 12 décembre et le processus de restauration de l’autoritarisme ainsi que la politique de l’octroi, imposés contre la volonté et la souveraineté populaires », lit-on encore dans le document.

Dans le prolongement, le document précise que la Conférence nationale « débattra de la période de transition démocratique et des règles, modalités et échéances consensuelles de la transition et du processus constituant souverain ». La troisième étape de la démarche du PAD concerne la mise en place d’une transition démocratique autonome et un processus constituant souverain.

« La rupture avec le système en place exige l’organisation d’une période de transition démocratique à même de satisfaire les aspirations légitimes du peuple algérien. Cette solution reste de l’ordre de la nécessité pratique et historique. Elle permettra un assainissement institutionnel, juridique et politique préalable à l’exercice effectif de la souveraineté populaire par le suffrage universel libre et transparent », ajoute-t-on dans ce document.

Une transition et dissolution des institutions illégitimes

Cette période de transition, souligne-t-on, sera vouée à la mise en place consensuelle d’un processus constituant  souverain destiné  à déconstruire les fondements de l’autoritarisme politique et à refonder l’Etat pour consacrer une nouvelle république démocratique et sociale.

« L’ouverture de la période de transition démocratique passe par la dissolution de toutes les institutions illégitimes. La contre révolution s’obstine à maintenir le système pour protéger les prédations passées et garantir leur pérennité par l’initiation d’un simulacre de dialogue. Les forces de l’Alternatives démocratiques rejettent cette voie. Les forces vives de la Nation sont mises au défi de se rassembler autour des revendications populaires démocratiques et sociales pour consacrer la victoire de la souveraineté populaire », indique-t-on.

Malgré le fait que l’administration, et par ricochet le pouvoir, a refusé d’autoriser cette rencontre, les assises de l’Alternative démocratique ont été une réussite, tant sur le plan des interventions que sur celui du contenu de leurs propositions.

Politique

RSF : Le régime profite du Coronavirus pour régler ses comptes avec le journalisme indépendant

Achour Nait Tahar

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© DR | Khaled Drareni placé sous mandat de dépôt

L’organisation non gouvernementale Reporter Sans Frontière (RSF) a exprimé sa protestation et indignation suite à l’incarcération du journaliste Khaled Drareni. L’ONG estime que le régime algérien profite du Coronavirus pour régler ses comptes avec le journalisme indépendant.

L’acharnement contre Khaled est une menace contre les derniers médias libres en Algérie. Les détenteurs du pouvoir à Alger, qui tirent les ficelles de la justice, ne se rendent manifestement pas compte que le monde et plus encore la société algérienne ont changé“, écrit RSF dans son communiqué.

Alors que l’épidémie de Coronavirus menace le monde en général et l’Algérie en particulier, la justice algérienne n’a eu rien de mieux à faire que d’incarcérer notre confrère, collègue et ami, le 29 mars, en application d’un mandat de dépôt délivré quelques jours plut tôt. Cette détention provisoire survient après sa mise en examen pour “incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale”“, le 10 mars, déplore l’ONG.

Les rédacteurs du document louent les qualités de reporter du journaliste incarcéré, notamment par ses couvertures distinguées du ‘’Hirak’’ qui “secoue l’Algérie depuis un peu plus d’une année. Il est cité comme une source d’information neutre et fiable par les principaux médias dans la région et au-delà“, précise la même source.

Interpellé à plusieurs reprises, harcelé par les services et insensible au chantage, Khaled est devenu la cible du régime“, souligne le communiqué. L’ONG indique également que ce dernier a préféré de ne pas communiquer sur ces intimidations et se mobiliser pour les confrères victimes du même traitement.

Le Covid-19 semble être considéré par un régime autoritaire réticent au pluralisme comme une aubaine. Les autorités algériennes profitent de la vacuité des rues pour remplir les prisons, ce qui relève d’un cynisme étrange“, s’indigne l’ONG qui estime qu’en cette période de crise sanitaire, où le rôle des journalistes est primordial dans la lutte contre la désinformation, cette incarcération est une atteinte aux droits fondamentaux doublée d’une mise en danger, estime-t-elle.

Par ailleurs, l’ONG s’appuie sur la constitution algérienne qui prévoit dans son article 50 “qu’aucune peine privative de liberté ne saurait être infligée pour un délit de presse“, précise RSF. Les rédacteurs indiquent également que le président Tebboune a été solliciter pour intervenir pour qu’il soit mis fin à des poursuites abusives, attentatoires à la liberté de la presse.

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Politique

Étrange transfert du journaliste Khaled Drareni à la prison de Koléa

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Khaled Drareni placé sous mandat de dépôt

Le journaliste Khaled Drareni, placé sous mandat de dépôt à la prison d’El Harrach, a été transféré, hier après-midi à la prison de Koléa, a alerté ce mardi 30 mars l’avocate Nassima Rezazgui.

C’est en allant lui rendre visite ce matin à la prison d’El Harrach que l’avocate a été notifiée du transfert de Khaled Drareni à la prison de Koléa. En demandant le motif de ce transfert, celle-ci a été informée que la décision est motivée par “le manque de place à la prison d’El Harrach”.

L’avocate a été informée que “Khaled Drareni est placé en cellule individuelle pour une durée de 14 jours, et ce en prévention contre la propagation du coronavirus”, pourtant, Khaled a dèja passé deux nuit à El Harrach !

Selon l’avocate, Khaled Drareni se pose des questions sur la décision de son transfert. “je n’ai pas pu lui répondre, car moi même je ne sais pas, pour le moment” nous a confié Me Razazgui avant d’ajouter qu’“on doit voir avec le juge d’instruction, le premier responsable de son dossier et essayer de comprendre pourquoi ils ordonné le transfert”.

Pour rappel, le placement sous mandat de dépôt du journaliste Khaled Drareni a été exécuté par la Cour d’Alger le dimanche 29 mars. Si les autorités se soucient de l’état de santé du journliste ainsi que les prisonnier, il aurait fallu suivre les recommandations de l’ONU et l’OMS qui ont appelé à la “libération des détenus afin d’éviter les ravages dans les prisons”.

C’est lors d’une marche populaire qui s’est déroulée le 07 mars dernier que Khaled Drareni a été arrêté alors qu’il exerçait son métier de journaliste. Depuis, il a été placé en garde-à-vue et présenté devant le procureur près le tribunal de Sidi M’hamed pendant trois jours consécutifs.

Au bout de la troisième présentation, soit le 10 mars, le juge d’instruction a ordonné le placement de Khaled Drareni sous contrôle judiciaire pour  «incitation à attroupement non armé» et «atteinte à l’intégrité nationale», chefs d’inculpations rejetés par le journaliste, ses avocats et toute la corporation.

Le mercredi  25 mars après un appel introduit par par le parquet, la chambre d’accusations près la Cour d’Alger a décidé, contre toute attente, de durcir la peine à l’encontre du journaliste en ordonnant la mise sous mandat dépôt, en annulant le contrôle judiciaire

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Politique

Covid-19 : Les mesures préventives du ministère de la Justice prolongées au 15 avril

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | ministère de la Justice

Le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati a décidé de prolonger la durée des mesures préventives décrétées le 16 mars jusqu’au 15 avril, et ce dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

Dans une note adressée aux différents établissements relevant de son secteur, à savoir les présidents des juridictions et des établissements pénitentiaires, le ministre de la Justice a informé de la prolongation de la durée des mesures préventives décidées le 16 mars.

Rappelons que le 16 mars dernier, Belkacem Zeghmati avait décidé de suspendre les audiences du tribunal criminel, en première instance et en appel, ainsi que les audiences correctionnelles, à tous les niveaux à l’exception de celles déjà engagées et qui concernent des personnes en détention préventive.

S’agissant des audiences civiles, celles-ci ont été ajournées au niveau des tribunaux, mais elles pourront se tenir au niveau des cours. Elles ne sont cependant ouvertes qu’aux avocats, sans les parties.

Les audiences en référé ainsi que les audiences administratives, elles, se tiendront mais encore une fois qu’en présence des avocats.

La réception du public au niveau des juridictions restera également suspendue jusqu’au 15 avril. Les visites des détenus, quant à elles, ne seront autorisées qu’aux avocats.

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