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Culture

après 27 ans de fermeture, le Mausolée royal de Maurétanie rouvert au public

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après 27 ans de fermeture qui ont privé les visiteurs de contempler et d’explorer l’intérieur de ce superbe lieu classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, le Mausolée royal de Maurétanie (de Tipasa), a été rouvert au public dans la soirée de vendredi 24 mai, rapporte l’agence officielle

 

 

La décision de réouverture “à titre exceptionnel” du Mausolée royal de Maurétanie dans la soirée de vendredi a été prise par la Direction technique de protection des biens culturels, relevant de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC), dans l’attente de la finalisation d’une étude technique attestant de l’absence d’un risque quelconque sur le monument lié à la présence des visiteurs.

Accompagnés de spécialistes en archéologie, les nombreux visiteurs du Mausolée royal de Maurétanie, -sis sur les hauteurs de Sidi Rached, avec vue plongeante sur la côte du Chenoua- venus à l’invitation de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés, n’ont pas caché leur “admiration et stupéfaction mêlées de fierté et d’orgueil” à la découverte de “ce site d’exception” comme ils l’ont qualifié dans leurs déclarations à l’APS, “construit depuis la nuit des temps, selon des techniques architecturales de haut niveau, qui n’ont pas encore livré leurs secrets, jusqu’à nos jours”, a observé le directeur de l’exploitation à l’Office, Youcef Lalmas.

les visiteurs du Mausolée royal de Maurétanie ont eu droit à une visite d’exploration de ses différents passages séparés d’une galerie menant à la chambre funéraire, supposée être la sépulture de la reine égyptienne Cléopâtre, épouse de Juba II, roi de la Mauritanie césarienne.

La décision de réouverture du Mausolée royal aux visiteurs est “historique et courageuse”, a estimé, pour sa part, le directeur de l’OGEBC, Nasroune Bouhil, soulignant qu’elle vise “la valorisation et promotion du patrimoine archéologique national”.

Lieu de sépulture

Interrogé sur l’inhumation supposée ou pas de la reine Cléopâtre dans le Mausolée, Youcef Lalmas a souligné que les recherches à ce sujet “n’ont pas encore confirmé cette hypothèse”. “Une chose est sûre cependant, la reine Cléopâtre a bien visité le Mausolée qui abritait, à l’époque, des rites à l’honneur des morts de la famille royale”, a assuré le responsable.“Les historiens s’accordent, en outre, sur le fait que le mausolée a été bien construit pour servir de sépulture aux membres de la famille royale”, a-t-il ajouté.

M. Lalmas a, par ailleurs, exprimé son rejet catégorique de l’appellation de “pyramides algériennes” donnée par certains médias à ce mausolée, estimant que ce titre “réduit la valeur historique et archéologique du monument”. “Il n’y a aucun lieu de comparaison avec les pyramides d’Egypte, tant au volet des techniques de construction, que de l’époque de sa réalisation”, a-t-il assuré.

Le Mausolée royal de Maurétanie est situé à près de 70 km à l’Ouest de la capitale algérienne, avant d’arriver à la ville de Tipasa, sur la route menant à Cherchell.

Ce monument, construit en pierre, est de forme circulaire, avec une base de 185,5 mètres et un diamètre de 60,9 mètres, sur une hauteur de 32,4 mètres. La base de la structure était autrefois ornée de 60 colonnes ioniques et quatre portes arrières. Les visiteurs ont accès au mausolée à travers une petite porte à sa base, située dans sa partie Est.

Au centre de la tombe se trouvent deux chambres voûtées accessibles par un escalier en colimaçon. Ces chambres sont divisées par un court passage et séparées de la galerie par des portes en pierre mobiles.

Le tombeau est parfaitement visible de la plaine de la Mitidja, au Sud d’Alger, et des hauteurs de Bouzaréah. Il constitue, également, un point de repère pour les marins et pêcheurs en mer.

D’autres mausolées de constitution similaires existent en Algérie, à l’exemple du mausolée numide de Medghacen de la ville de Batna, ou le mausolée ouvert de Tlemcen.

Selon certains vieux écrits romains, la construction du Mausolée royal de Maurétanie remonterait à l’an 40 après J.C, soit à l’époque de la prise du royaume de Mauritanie par les romains.

Avec APS

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Culture

Reportage. Yennayer 2970 célébré au village Sahel (Tizi Ouzou)

Bouzid ICHALALENE

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© INTERLIGNES | Les femmes du village Sahel se préparent pour les chants ancestraux

Le village Sahel, situé au pied du massif du Djurdjura dans la commune de Bouzeguène, primé cette année village le plus propre de la wilaya de Tizi Ouzou, a célébré le nouvel an berbère “Yennayer 2970”. Des milliers de visiteurs venus des quatre coins du pays ont vibré aux rythmes des chants traditionnels tout en profitant de la beauté du village.

© INTERLIGNES | L'instrument Bendir avec le signe des hommes libres
© INTERLIGNES | L’instrument Bendir avec le sigle des hommes libres

Plus de 2000 reprs ont été offerts par le comité de village pour les visiteurs. Malgré le froid et la pluie, les visiteurs ont assisté à l’inauguration d’une stèle par la détenue d’opinion Samira Messouci qui a purgé 6 mois de prison le 31 décembre 2019.

© INTERLIGNES | Une fille du ville Sahel ornée de bijoux traditionnels berbères
© INTERLIGNES | Une fille du village Sahel portant des bijoux traditionnels berbères

Dans une ambiance festive, femmes, hommes, enfants et vieux ont tous chanté et dansé avec les troupes traditionnelles et les chants ancestraux poussés par les vielles du village, qui tiennent à leurs robes Kabyles malgré le froid.

© INTERLIGNES | Un groupe de jeunes mettent l'ambiance avec l'instrument Bendir
© INTERLIGNES | Un groupe de jeunes mettent l’ambiance avec l’instrument Bendir

Les bus immatriculés des différentes wilayas du pays n’ont pas arrêté d’affluer toute la journée jusqu’à des heures tardives.

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Culture

Le directeur de la Culture de M’Sila limogé après avoir dénigré Abane Ramdane

Bouzid ICHALALENE

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© DR | directeur de la culture de la wilaya de M’Sila, Rabah Drif
© DR | directeur de la culture de la wilaya de M’Sila, Rabah Drif

La ministre de la Cultutre Malika Bendouda « a appelé hier soir 12 janvier, le directeur de la culture de la wilaya de M’Sila, Rabah Drif, pour lui notifier son limogeage immédiatement son poste après avoir insulté la mémoire de Abane Ramdane » avons-nous appris de source sûre auprès du ministère.

Le directeur de la culture a, en effet, traité, dans un post haineux, le dirigeant de la révolution, Abane Ramdane, de « grand traître » et qualifie le Congrès de la Soummam qui a réuni les grands cadres de l’Algérie Combattante « de tentative de coup d’Etat contre la volonté populaire ». En s’adressant au réalisateur Bachir Derrais, ce fonctionnaire va encore plus loin en accusant « Abane Ramdane d’intelligence avec la France coloniale et le roi du Maroc, Mohamed V ».

Selon nos sources auprès du ministère, « le cabinet de la ministre prépare une lettre pour qui de droit afin de mettre fin aux fonctions du directeur de la culture de M’Sila Rabah Drif par décret présidentiel, comme il a été nommé » conclut notre source.

Le ministère de la culture a dénoncé hier soir « ce comportement irresponsable d’un cadre de l’état vis-à-vis de la mémoire d’un architecte de la guerre de la révolution ». L’institution s’est même « démarquée de ces comportement irrespectueux et irresponsables envers l’architecte, le martyrs et le héros de la guerre de la révolution ».

Le président Abdelmadjid Tebboune instruit aujourd’hui 13 janvier, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad d’élaborer un projet de loi criminalisant toutes formes de racisme, de régionalisme et de discours de la haine dans le pays. « Cette mesure intervient après avoir constaté une recrudescence du discours de la haine et de l’incitation à la fitna (discorde), notamment à travers les réseaux sociaux », explique un communiqué de la présidence de la République, repris par l’agence APS.

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Culture

SILA 2019 : le Sénégal invité d’honneur de la 24e édition

Le 24e Salon international du livre d’Alger (SILA) a été inauguré, hier 30 octobre, et ouvert au public dès aujourd’hui. Le Sila s’étalera jusqu’au 9 novembre prochain. Quelques 1030 éditeurs dont 298 maisons d’édition algériens, proposant 183 000 titres toutes spécialités  confondues prendront part à cet événement. Il convient de souligner que le Sénégal est l’invité d’honneur de cette édition, qui reste l’évènement culturel majeur en Algérie. 

Achour Nait Tahar

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Pendant 10 jours, les amateurs du livre prendront d’assaut les différents stands où sont exposés les livres de sciences, de mathématique, de l’informatique ainsi que ceux traitant de l’histoire, philosophie, littérature et les livres religieux fortement sollicités par les lecteurs.

Avec plus de 2 millions de visiteurs enregistrés lors de la précédente édition, celle de cette année connaitra une affluence importante vu l’intérêt que suscite cet évènement chez les Algériens.

Ainsi, les différentes maisons d’édition proposeront leurs nouveautés au public avide de lecture et curieux de découvrir les auteurs.

Invité d’honneur du Sila 2019, le Sénégal devra être représenté par des auteurs comme Hamidou Sall, Khallil Diallo, Rahmatou Seck Samb, ou encore Abdoulaye Racine Senghor.

Outre des conférences sur la littérature et le théâtre, la poésie “melhoun” et autre bandes dessinées, le public est également convié à une rencontre sur l’histoire intitulée “1919: l’Algérie face aux défis de liberté et du siècle”, animée par des historiens algériens et français.

Les jeunes auteurs débutants, particulièrement les lauréats des différents prix littéraires algériens: Prix Assia Djebbar, Prix Mohamed-Dib, ou encore le Prix Ali Maâchi. Ont une  attention particulière de la part des organisateurs, affirment ces derniers.

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