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Appel à une grève nationale dans l’enseignement supérieur: le CNES-Tizi-Ouzou se démarque

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Crédit photo: DR | Grève des enseignants à l'appel du CNES

Suite à l’appel à la grève nationale dans l’enseignement supérieur, à partir du 14 janvier 2018, lancé au nom de la coordination des syndicats représentants les différentes composantes de la communauté universitaire (enseignants, étudiants et ATS),  la section syndicale CNES de Tizi-Ouzou (Le CNES-TO) a  exprimé et souligné, à travers un communiqué « sa démarcation totale vis-à-vis de cet appel et décline toute responsabilité quant aux conséquences que celle-ci impliquerait si elle venait à être concrétisée ».

Les raisons en sont toutes simples, explique  le CNES en  déclarant « ceux qui dans cette  coordination  parlent du CNES et au nom du CNES ne nous représentent pas et n’ont même pas la qualité d’adhérent du CNES. Ils agissent contrairement aux statuts et bafouent les règles élémentaires de la démocratie et de l’éthique, ainsi que les valeurs du CNES comme cela se voit clairement au fait qu’ils n’aient pas pris la peine de demander l’avis des adhérents et encore moins celui des enseignants, comme l’exige la loi et les traditions et statuts du CNES ».

« Au CNES l’exercice du droit de grève est soumis à l’approbation de la base par voie référendaire dans le respect de la loi et des dispositions statutaires », rapporte le CNES-TO pour qui « les modalités d’évolution des carrières des enseignants, la question des salaires, le problème du logement, le déferlement de la violence et de la rente et de la corruption sous toutes leurs formes sur l’université, la gestion totalitaire et despotique, le bradage des formations et de l’évaluation, la hogra,… nous interpellent toutes et tous, mais nous ne pouvons faire l’épargne de prendre garde à la manipulation en ces temps d’incertitudes, de repositionnement tous azimuts, de déstructuration implacable et de remise en cause des acquis sociaux de hautes luttes et de la relation de travail ».

«  Les desseins des manipulateurs ne sont-ils pas souvent impénétrables ? », s’est-il demandé le CNES-TO, tout en affirmant « tous ces dossiers et tous ces maux exigent de nous que l’on y livre batailles, mais il ne faudrait pas foncer la tête baissée et les rangs extrêmement dispersés. Ils exigent de nous préalablement un maximum de mobilisation, un rassemblement autour de nos valeurs communes, legs de nos aînés, et un dépassement de notre égo ».

Et au CNES de conclure  par un appel « à  tous les adhérents et toutes les adhérentes à la vigilance extrême et tous les représentants et toutes les représentantes, au niveau local qu’au niveau national, à se démarquer officiellement de cet appel à la grève nationale lancée par cette prétendue coordination. Le CNESTO rappelle les représentants du CNES au niveau national à la tenue de leur engagement au moment de leur élection au 4ème congrès, à savoir œuvrer au rassemblement des adhérents ».

 

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Malgré le transport “inexistant”, les étudiants appelés à rejoindre leurs campus

Meriem Nait Lounis

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Après l’annonce de l’ouverture des campus universitaires la semaine dernière, des centaines, voire des milliers d’étudiants se retrouvent bloqués dans leurs wilayas respectives à cause de « l’inexistence » de transport inter-wilayas.

C’est le cas de Massinissa, jeune habitant de Tizi Ouzou, étudiant à l’université de Bab Ezzouar. celui-ci nous admet qu’il n’a pas trouvé de moyens de transport pour se rendre à son université. Si ce n’est pas pour son ami qui l’a déposé, il n’aurait pas pu rejoindre son campus.

Si Massinissa a eu « un peu de chance », comme il le dit, ce n’est pas le cas de ses camarades des quatre coins du pays «  j’ai des camarades de Bejaïa et de Tamanrasset par exemple comment ils vont faire ? », s’est-il demandé.  

D’autres étudiants sont laissés à leur sort, « on a deux semaines de révisions et on commence les examens juste après » raconte Massi « ils vont rater les révisions et ils risquent même de rater leurs examens », regrette-il.  

L’étudiant ajoute que « les cités universitaires n’ont ouvert que ce dimanche, il y a des étudiants qui sont venus avant le week-end et n’ont pas trouvé où aller. Ils ont même été empêchés de laisser leurs affaires à la cité ».

La question de transport ne concerne pas uniquement les étudiants qui habitent loin de leurs universités mais même ceux qui habitent dans la même wilaya que leurs campus. Meriem Hassanine étudiante à l’université d’Alger 3 nous affirme qu’elle n’a pas trouvé de transport universitaire « j’ai dû attendre longtemps, en vain je pense que le service des cous (transport universitaire) est minimal, on en trouve pratiquement pas ».

Pourtant, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdelbaki Benziane a affirmé, dans son dernier entretien à la radio nationale, le 14 septembre, que le transport sera disponible « pour tous les étudiants concernées » par cette reprise universitaire exceptionnelle. 

De son coté, la direction de l’Université Mouloud Mammeri de de Tizi-Ouzou (l’UMMTO) a annoncé qu’une flotte du transport universitaire sera consacrée au transport des étudiants de son établissement résidants dans d’autres wilayas à partir de lundi.

Via un communiqué diffusé par l’agence de presse APS, l’Université précise que les wilayas concernées par cette mesure, “qui vise à permettre à ces étudiants poursuivant leurs études au niveau de l’UMMTO et ayant des examens de rejoindre l’Université”, sont Boumerdes, Bouira, Béjaia, Bourdj Bou Arraridj et Alger.

Les départs, est-il précisé de même source, se feront à partir des campus universitaires de chaque wilaya, à savoir, l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, Abderrahmane Mira de Béjaia, M’hamed Bougara de Boumerdes, Mohamed El Bachir El Ibrahimi de Bordj Bou Arérridj et Houari Boumediène d’Alger.

Entre temps, les étudiants des autres universités restent dans l’attente d’une initiative similaire à celle prise par l’UMMTO.

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Ministre de l’Enseignement Supérieur: Le 23 août est la date de la reprise des cours à distance

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdelbaki Benziane, a clarifié, vendredi, que le 23 août marquera la reprise des cours à distance tandis que le retour aux universités sera annoncé par les institutions en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique dans chaque wilaya.

“Nous attirons votre aimable attention, chers étudiants, sur le fait que le 23 août 2020 est la date de la reprise des cours à distance”, a-t-il clarifié via une publication diffusé sur Facebook.

“Quant à la date de la reprise des cours dans les instituions universitaires, elle sera annoncée ultérieurement par chaque institution en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique dans chaque wilaya”, -a-t-il rappelé.

Le 25 juillet, le ministre a déclaré que “la rentrée universitaire a été fixée au 23 août prochain, tandis que les cours devraient reprendre progressivement au gré de l’évolution de l’épidémie du coronavirus“.

“Un protocole pour la reprise progressive des cours universitaires a été mis en place en coordination avec le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière”, avait-il assuré.

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Universités : la date de reprise “fixée par les recteurs” selon la situation épidémiologique

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La date de la reprise progressive des cours de l’année universitaire 2020/2021 à partir de septembre “sera laissée à l’appréciation des recteurs qui devront prendre en considération la situation épidémiologique dans chaque wilaya et chaque région”, a indiqué samedi à partir de Skikda le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane.

“Un protocole pour la reprise progressive des cours universitaires a été mis en place en coordination avec le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière”, a précisé le ministre en marge d’une visite d’inspection dans la wilaya de Skikda, rappelant que la rentrée universitaire “a été fixée au 23 août prochain, tandis que les cours devraient reprendre progressivement au gré de l’évolution de l’épidémie du coronavirus.”

Le ministre a affirmé, à ce propos, que “la protection de la santé de la famille universitaire est au centre des préoccupations de la tutelle,” tout en insistant sur “le rôle primordial du partenaire social dans la lutte contre la propagation de l’épidémie à travers son implication dans le travail de sensibilisation.”

Faisant part de son souhait de voir la situation épidémiologique s’améliorer avant le début de la prochaine rentrée universitaire, Abdelbaki Benziane a souligné que “le ministère de l’Enseignement supérieur s’adapte et suit avec minutie l’évolution de cette crise sanitaire.”

Concernant l’ouverture de l’université sur son environnement socioéconomique, le ministre a indiqué “qu’offrir des emplois et des stages aux étudiants figure parmi les priorités de son département ministériel comme en attestent les nombreuses conventions signées avec les secteurs concernés.”

M.Benziane avait, lors de sa visite dans la wilaya de Skikda, inauguré plusieurs nouvelles infrastructures réalisées dans le but d’améliorer les conditions pédagogiques pour la prochaine rentrée.

Il a ainsi inauguré une enceinte de 8000 places pédagogiques, réalisée pour un montant de 3,56 milliards de dinars, en vue de décongestionner l’université 20 Août 1955 de Skikda et de lui permettre de créer de nouvelles spécialités.

Le ministre a également inauguré une résidence universitaire de 2000 lits dans la commune d’El Hadaik, dont la réalisation a nécessité la mobilisation d’une enveloppe financière de 1,98 milliard de dinars.

Il s’est également rendu sur le chantier de réalisation de 200 logements de fonctions sur ce même campus, où il a écouté les préoccupations des enseignants concernant le retard qu’accuse ce projet lancé en 2013 et est à l’arrêt “depuis plusieurs mois maintenant.”

Le ministre a affirmé à ce sujet suivre de près cette question d’autant plus que les travaux ont atteint un taux d’avancement de l’ordre de 95%, expliquant que “l’arrêt des travaux est dû au manque de budget et que le parachèvement des logements sera étudié avec les responsables locaux,” sans avancer la date de leur livraison.

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