Annaba : Les trois présumés tueurs de l’étudiant zimbabwéen écroués

Les services de sécurité de la wilaya de Annaba ont lancé une vraie "chasse à l'homme" pour retrouver les assassins de l'étudiant d’origine zimbabwéenne, Ndudzu Prosper, agressé le 5 février dernier. 

Crédit photo: DR | L'étudiant zimbabwéenne, Ndudzu Prosper

Le juge d’instruction de la première chambre près le tribunal d’El Hadjar (Annaba) a ordonné aujourd’hui dimanche après midi la mise sous mandat dépôt de Z.A 20 ans, B.A 19 ans et B.S 18 ans. Ils sont poursuivis  pour « association de malfaiteurs » et « coups et blessures avec préméditation ayant entraîné mort d’homme », a appris inter-lignes.com de sources judiciaires.

La victime est Ndudzu Prosper, 26 ans, un jeune étudiant de nationalité Zimbabwéenne. Inscris en 2ème année master électrotechnique, à l’université Badji Mokhtar de Annaba, il a été mortellement poignardé par des jeunes algériens, mardi 5 février après midi dans la commune de Sidi Amar (Annaba).

Selon le témoignage de son ami, étudiant également à la même université : « Les agresseurs, avaient tenté de lui voler son portable alors qu’il était trois à la recherche de provisions pour préparer leur dîner suite à la fermeture du restaurant de la résidence universitaire, au lendemain d’une grève estudiantine ». Sa résistance face à ses assaillants n’a pas empêché l’un des malfrats de lui taillader la jambe à l’aide d’un couteau avant que l’autre ne le poignarde au cou et prendre la fuite ».

Une version que les mis en cause auraient démenti lors de leur déposition chez services de sécurité en déclarant qu’ : « ils ont été attaqués par le trio africain suite à un salut à connotation raciste. Une altercation s’en est suivi au terme de laquelle l’un d’eux (Prosper) a été blessé à l’arme blanche avant de mourir le lendemain à l’hôpital El Hadjar ».

Rappelons que la communauté des étudiants africains résidant dans la même cité universitaire a manifesté sa colère exigeant que les tueurs de Prosper soient arrêtés et présentés à la justice. C’est ce qu’a été fait.