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Politique

Amnesty International sur la condamnation de Drareni, Belarbi et Hamitouche: “Une parodie de Justice”

Yasmine Marouf-Araibi

Publié

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© DR | Le journaliste Khaled Drareni

Amnesty International a réagi, lundi, au verdict rendu par le tribunal de Sidi M’hamed dans l’affaire du journaliste Khaled Drareni et des deux activistes Samir Belarbi et Slimane Hamitouche. L’ONG a dénoncé une “parodie de justice” et a appelé à la libération de Khaled Drareni.

Le journaliste a été condamné, lundi, à une peine de trois ans de prison assortie d’une amende de 50 000 DA. Ses co-accusés, le militant politique Samir Belarbi et le coordinateur national des familles de personnes disparues Slimane Hamitouche, ont été condamnés à deux ans de prison dont quatre mois ferme.

Suite à ce verdict, l’organisation non gouvernementale Amnesty International a réagi en estimant que les peines prononcées “ne pourraient mieux illustrer l’intransigeance avec laquelle les autorités abordent le militantisme pacifique en général”.

« Dans un tel contexte, il est d’autant plus crucial de protéger les journalistes indépendants et de leur permettre de faire leur travail sans entraves – au lieu de les sanctionner. Nous demandons aux autorités algériennes de libérer immédiatement et sans condition Khaled Drareni et d’annuler ces déclarations de culpabilité et ces condamnations”, a écrit l’organisation dans un communiqué diffusé sur son site-web.

“Elles doivent cesser de réprimer les droits humains et permettre à tous les citoyen·ne·s d’exercer librement leurs droits”, a-t-elle ajouté.

Pour sa part, la directrice par intérim du programme régional Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International, Lynn Maalouf a déclaré que « le verdict rendu par le tribunal est une parodie de justice et un affront pour les droits humains, notamment pour le droit à la liberté d’expression et le droit à la liberté de la presse en Algérie. Khaled Drareni est sanctionné uniquement pour avoir dénoncé avec courage la répression exercée par les autorités contre les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, notamment leur réponse brutale au mouvement de contestation Hirak”.

Le journaliste Khaled Drareni, arrêté le 07 mars dernier, et placé sous mandat de dépôt le 29 mars, a été condamné, lundi, par le tribunal de Sidi M’hamed, à trois ans de prison ferme et 50.000 DA d’amende.

Ses co-accusés, arrêtés le même jour que lui et poursuivis pour les mêmes accusations à savoir : “atteinte à l’unité nationale” et “incitation à un attroupement non armée”, ont été condamnés à deux ans de prison dont quatre mois ferme. Sous mandat de dépôt depuis le 10 mars dernier et remis en liberté le 02 juillet, Samir Belarbi et Slimane Hamitouche ont déjà purgé la peine prononcée contre eux, il ne retourneront donc pas en prison .

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