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Amnesty international: «les autorités algériennes ont intensifié la répression»  

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Amnesty international (AI), a déclaré que la répression s’est intensifiée, depuis quelques semaines, en Algérie, accusant les autorités d’instrumentalisation de la loi pour museler toutes les voix discordantes.

« Les autorités algériennes ont intensifié leur attaque contre la société civile ces dernières semaines, arrêtant quelque 27 défenseur·e·s des droits humains et militant·e·s pacifiques en février », affirme, ce jeudi 3 mars, l’organisation de défense des droits de l’Homme, dans un communiqué.

Dans ce sens, AI rappelle la condamnation du militant de la LADDH, Faleh Hammoudi, le 20 février, à trois ans de prison ferme, assortie d’une amende de 100.000 DA, et le placement de l’activiste Zaki Hannache, en détention provisoire, le 24 du même mois.

« Les accusations forgées de toutes pièces et motivées par des considérations politiques portées contre Faleh Hammoudi et Zaki Hannache sont caractéristiques de l’intensification de la répression de la dissidence par les autorités algériennes, qui utilisent la loi comme une arme pour museler leurs détracteurs », estime Amna Guellali, directrice adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-orient et l’Afrique du nord.

« Trois ans après le début du mouvement de protestation du Hirak, les autorités algériennes poursuivent l’intensification de leur répression », fera-t-elle remarquer, demandant « la libération de tous les militant·e·s et défenseur·e·s des droits humains pacifiques en Algérie. »

La loi «comme arme» de musèlement  

Faisant un comparatif avec la situation qui prévalait durant les marches du Hirak, l’organisation souligne qu’initialement, les autorités « avaient limité les poursuites aux personnes portant le drapeau amazigh pendant les manifestations ».

Cependant, « depuis 2021, elles tentent de mettre fin aux manifestations du Hirak, ont arrêté des milliers de militant·e·s, de défenseur·e·s des droits humains et de journalistes, les ont maintenus en détention provisoire ou les ont déclarés coupables d’infractions définies en des termes vagues, notamment de terrorisme », accuse Amnesty international.  

En plus des 290 personnes détenues « pour avoir simplement exprimé pacifiquement leurs opinions », l’ONG affirme que « huit autres membres de la LADDH font actuellement l’objet de poursuites pour leur participation au Hirak ou pour avoir critiqué les autorités ».

Parmi ces personnes « figure Hassan Bouras, actuellement en grève de la faim en contestation de son maintien en détention provisoire depuis le 12 septembre 2021 », précise-t-elle, outre Kaddour Chouicha, vice-président de la LADDH, Djamila Loukil et Said Boudour, qui même s’ils ne sont pas en détention, sont « également poursuivis depuis avril 2021 pour des accusations liées au terrorisme ».

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