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Amnesty International: La dissolution du RAJ est « une gifle » pour les libertés en Algérie

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Amnesty International a dénoncé la décision du tribunal administratif d’Alger de dissoudre l’association du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ). Amnesty a qualifié ce verdict de « décision arbitraire » et de « gifle pour les libertés en Algérie ».

« La décision de dissoudre l’association nationale pour la jeunesse (RAJ) est une gifle aux droits humains en Algérie. C’est aussi un indicateur inquiétant de la détermination des autorités à réprimer l’activisme indépendant, les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique », a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International.

« La fermeture des organisations de la société civile est l’une des restrictions les plus sévères imposées au droit à la liberté d’association. Le faire dans le but de faire taire les critiques et d’écraser la dissidence est tout simplement illégal et inacceptable », a ajouté Amnesty International.

Le tribunal administratif de Bir Mourad Rais a décidé de dissoudre le RAJ ce mardi après une requête introduite en mai dernier contre l’association qui active depuis 1992.

« Malgré cette décision injuste et aberrante, le RAJ va se battre et défendre l’association pour qu’elle continue à exister sur le terrain. Les avocats de l’association vont introduire à la fois un appel pour la suspension de l’exécution de la décision du tribunal et un appel auprès du conseil d’état », a indiqué le RAJ après le rendement du verdict.

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