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Politique

Amnesty International et 9 organisations demandent la libération d’Abdallah Benaoum

Yasmine Marouf-Araibi

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Amnesty International et neuf autres organisations non gouvernementales (ONG) dont Article 19, Riposte Internationale et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) ont appelé ce mardi 20 octobre à la libération du détenu Abdallah Benaoum qui a besoin de “toute urgence” d’une opération au niveau du coeur.

En effet, à l’approche de son procès prévu le 27 octobre au tribunal criminel de Relizane, 10 organisations nationales, régionales et internationales ont appelé, via un text diffusé sur le site-web d’Amnesty International, à la libération “immédiate” et “sans condition” d’Abdellah Benaoum, et de lui permettre de se faire opérer du cœur.

Les signataires ont exhorté les autorités algériennes à respecter leurs engagements découlant du droit international relatif aux droits humains, et ce, afin d’éviter qu’Abdellah Benaoum “ne subisse le même sort” que le défenseur des droits humains Kamel Eddine Fekhar “mort en détention à l’âge de 55 ans, après avoir observé une grève de la faim pendant 50 jours pour protester contre sa détention illégale”.

Arrêté le 09 décembre dernier puis placé en détention préventive, Abdellah Benaoum “souffre d’une maladie cardiaque, l’artériosclérose, qui peut provoquer une crise cardiaque et nécessite une intervention chirurgicale urgente. En 2018, il a été opéré une première fois du cœur ; son état de santé a commencé à se dégrader lorsqu’il a été incarcéré un peu plus tard cette même année et s’est encore détérioré après son arrestation en décembre 2019. Les médecins ont conclu qu’il avait besoin d’une deuxième opération”, expliquent les signataires.

Cependant, poursuit-on, “les autorités ont refusé à plusieurs reprises de lui accorder une libération provisoire, invoquant la gravité des accusations portées contre lui”

Poursuivi pour « atteinte au moral de l’armée», « atteinte à l’unité nationale» et « incitation à un attroupement non armé», les organisations estiment qu‘”aucun de ces chefs d’accusation ne constitue une infraction légitime au titre du droit international relatif aux droits humains car ils imposent des restrictions injustifiées au droit à la liberté d’expression”.

Outre les organisations suscitées, figurent parmi les signataires la confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), l’Institut du Caire pour les études des droits de l’homme (CIHRS), l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT).

Pour rappel, le procès du détenu Abdellah Benaoum, initialement programmé pour le 18 novembre au tribunal criminel de Relizane, a été avancé au 27 octobre.


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