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Amnesty International dénonce la “répression ciblée de militants Saharouis” par les autorités marocaines

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Dans un nouveau rapport rendu public ce mardi 14 septembre, l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Amnesty International indique avoir recensé des atteintes aux droits fondamentaux perpétrées par les forces marocaines de sécurité contre des défenseurs des droits humains et militants Sahraouis. Parmi les personnes concernées figurent des journalistes, des militants, des défenseurs des droits humains et des mineures, selon l’ONG.

Dans son rapport, Amnesty International indique que “les autorités marocaines ont intensifié leurs atteintes aux droits de militant·e·s sahraouis indépendantistes, les soumettant à des mauvais traitements, des arrestations, des placements en détention et des manœuvres de harcèlement dans le but de les réduire au silence ou de les sanctionner pour leur action non violente contre les tentatives du Maroc visant à renforcer encore son contrôle sur le territoire contesté du Sahara occidental”

“Rien que depuis novembre 2020”,
Amnesty International affirme avoir “recensé des atteintes aux droits fondamentaux perpétrées par les forces marocaines de sécurité contre 22 défenseur·e·s des droits humains et militant·e·s sahraouis, dont sept cas de torture et d’autres formes de mauvais traitements, trois descentes dans des habitations, deux placements de fait en résidence surveillée et neuf cas d’arrestations, de détentions et de harcèlement de personnes en relation avec l’exercice pacifique de leur liberté d’expression et de réunion”.

D’après l’ONG, “les personnes concernées incluent des journalistes, des militant·e·s, des défenseur·e·s des droits humains et des mineur·e·s. Les actes pour lesquels ces personnes sont visées par ces mesures de répression incluent des publications sur Facebook et des articles de presse critiques à l’égard des autorités marocaines et en particulier du roi, le fait d’agiter le drapeau sahraoui à leur domicile et la participation à des manifestations pacifiques”.

Difficulté de “démontrer cette répression

Amnesty International a pointé dans son rapport la difficulté de “démontrer cette répression” en raison de la fermeture établie sur le territoire Sahraouie par les autorités marocains.

“Les autorités marocaines ont limité la possibilité pour les organes de suivi et les journalistes indépendants de se rendre au Sahara occidental, ce qui signifie que la réalité de cette répression est difficile à démontrer. Les 25 et 28 février 2020, les autorités marocaines ont expulsé au moins neuf personnes à leur arrivée à l’aéroport de Laayoune, dont plusieurs députés espagnols et une avocate espagnole, qui devaient observer le procès du défenseur des droits humains Khatri Dada”, a indiqué Amnesty.

Dans ce sens, Amnesty a exhorté les autorités marocaines à “respecter les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique, le droit de ne pas faire l’objet d’une détention arbitraire, d’actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements, et le droit à un procès équitable” et ce “en vertu du droit international relatif aux droits humains”.





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