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Amnesty international appelle à la libération « immédiate » de l’avocat Abdelraouf Arslan

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L’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Amnesty International a appelé les autorités algériennes à la libération « immédiate » de l’avocat incarcéré Abderaouf Arslan, poursuivi entre autres pour « adhésion à un groupe terroriste » , fait savoir un communiqué de l’ONG.

Amnesty International a également appelé les autorités algériennes à abandonner l’accusation de « diffusion de fausses informations » ainsi que « les charges liées au terrorisme » portées contre l’avocat. L’organisation a affirmé que ces accusations sont liées à « sa défense des militants du Hirak, et les opinions qu’il exprimées en ligne ».

« Il est épouvantable que les autorités algériennes emprisonnent un avocat simplement pour avoir fait son travail et pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression« , a déclaré Amna El Galali, la directrice adjointe du bureau régional d’Amnesty International au Moyen-Orient et au Afrique du Nord.

« L’emprisonnement et le procès d’Abdraouf Arslan adresse un message effrayant aux avocats de tout le pays qui osent défendre les militants ou défendre les droits humains, en particulier dans le contexte de la répression », a-t-elle estimé.

Et d’ajouter: « le procès d’Abdelraouf Arslan constitue un coup dur pour l’État de droit et l’accès à la justice en Algérie. les autorités doivent veiller à ce que tous les avocats puissent mener à bien leur travail sans crainte de représailles ou de restrictions arbitraires.»

Selon les propos du procureur général adjoint près la Cour de Tebessa, l’avocat est poursuivi pour des faits « criminels » en lien avec le « mouvement Rachad » qui a été classé par le Haut Conseil de Sécurité comme « organisation terroriste ».

Tous impliqués dans la même affaire, maitre Abderraouf Arslane, et les trois manifestants Aziz Bekakria, Redouane Hamidi et Azeddine Mansouri sont poursuivis pour «le crime d’adhésion à une organisation terroriste et le délit de publication et de diffusion d’informations malveillantes dans le but de porter atteinte à la sécurité publique et à l’ordre public ».

Pour rappel, la chambre d’accusation prsè la Cour de Tebessa a confirmé le 1er juin dernier la mesure du mandat de dépôt ordonnée le 26 mai.

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