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Politique

Amnesty appelle les autorités à « cesser d’invoquer de fausses accusations de terrorisme » contre les militants et les journalistes

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Amnesty International a appelé le mardi 28 septembre les autorités algériennes à « cesser d’invoquer de fausses accusations de terrorisme » pour poursuivre en Justice des « militants pacifiques et des journalistes ».

Rappelant la dernière modification du code pénal qui élargit la définition d’acte terroriste notamment à travers l’article 87 bis et le classement du mouvement RACHAD et le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) comme organisations terroristes, Amnesty International a estimé que les autorités algériennes visent « à réduire au silence la dissidence pacifique ».

« Les autorités algériennes durcissent leurs méthodes visant à réduire au silence la dissidence pacifique en s’appuyant sur des accusations liées au terrorisme pour diaboliser et discréditer les militant·e·s pacifiques et les journalistes. Ce n’est qu’un écran de fumée pour dissimuler la répression sévère exercée contre le militantisme », a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International.

Alors que plusieurs journalistes et militants sont poursuivis pour une présumée affiliation à une organisation terroriste conformément à l’article 87 bis du code pénal, Amnesty International cite le cas des deux journalistes Hassan Bouras et Mohamed Mouloudj, « les dernières cibles de cette nouvelle tendance inquiétante ».

« Amnesty International demande aux autorités algériennes de libérer immédiatement Hassan Bouras et Mohamed Mouloudj et d’abandonner ces charges infondées. Il est abject que ceux qui souhaitent exercer leur droit à la liberté d’expression soient poursuivis de manière aussi systématique », a indiqué Amnesty International dans son rapport.

Appelant les autorités algériennes à cesser « invoquer ces accusations », Amnesty rappelle que « des dizaines de personnes ont été arrêtées et poursuivies pour des accusations de terrorisme, en raison de leurs liens présumés avec ces deux organisations, dont les défenseurs des droits humains et les journalistes Kaddour Chouicha, Said Boudour et Djamila Loukil, ainsi que 12 autres militants politiques et de la société civile ».

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