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Ali Yahia Abdennour: “La mission du panel, en mettant la pression pour aboutir à une élection présidentielle, est de diviser et casser le Hirak”

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Ali Yahia Abdenour

Le militant et défenseur des droits de l’homme, Me Ali Yahia Abdennour est revenu aujourd’hui, sur sa rencontre samedi dernier avec les membres de l’Instance de dialogue et médiation réaffirmant que la mission du panel que conduit l’ancien président de lAPN, Karim Younès, est “de diviser et casser le Hirak”.

 

Dans un entretien accordé au quotidien Liberté, Me Ali Yahia Abdennour estime que “la mission du panel, en mettant la pression pour aboutir à une élection présidentielle aussi rapidement, n’a qu’un seul but : diviser et casser le Hirak” .

Allant plus loin dans son argumentaire, le défenseur des droits explique que “la première mission de ce panel est de répondre aux exigences du haut commandement militaire qui veut une élection présidentielle dans les meilleurs délais” ajoutant que “face au refus des citoyens, la situation se complique pour eux. Donc, ils ont mis en place ce panel pour tenter de tenter la réalisation de ce projet d’élection présidentielle. D’ailleurs, ils disent qu’une partie de la population a adhéré à cette initiative. Ils disent aussi que sans cette élection, ça sera le chaos”. Et “les membres du panel vont s’appuyer sur la situation économique déplorable du pays pour y parvenir”.

Répondant à ceux qui disent qu’une élection présidentielle constitue la seule solution à la crise actuelle, Ali Yahia Abdennour souligne qu'”avec la constitution actuelle, quelle que soit la nature du futur président, il sera dans l’obligation d’appliquer une constitution qui est, elle-même, le problème.Notre loi fondamentale a été triturée plusieurs fois au profit du président qui s’était octroyé tous les pouvoirs”.

Pour lui, “sans une révision en profondeur de ce texte, nous aurons demain un président qui jouira de tous les pouvoirs, donc nous aurons finalement un dictateur, un potentat”.

“ceux qui appellent à la mise sur pied d’une constituante ont raison. Car ses membres seront élus par le peuple souverain et ils n’appliqueront que les décisions du peuple souverain”, soutient-il.

Revenant sur sa rencontre avec les membres de l’Instance de dialogue, Ali Yahia Abdennour indique que “samedi dernier, Karim Younès était venu me rendre visite et il était accompagné par quatre membres dont le journaliste Amar Belhimeur, le seul que je connais parmi les quatre. Au début, on a évoqué des questions plutôt générales. Karim Younès, que je connais depuis longtemps, m’a expliqué sa mission en tant que coordinateur du panel. Il a mis l’accent sur le fait qu’il a été  désigné par le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, et partant, il n’a de comptes à rendre qu’à celui qui l’a désigné et non à une autre institution”.

“Ils ne m’ont rien demandé. Sauf que, et je dois le souligner, j’ai posé une question qui est fondamentale pour moi, à savoir que le pays, soit les institutions, sont dans l’illégalité. Bensalah, Bedoui, le président du conseil constitutionnel sont tous illégaux et, de ce fait, nous devrions trouver une solution rapide à cette crise”, souligne le défenseur des droits de l’homme.

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