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Ali Haddad passe la nuit au commissariat d’El Kala

Mouloud Bouyahia

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Le président du FCE, Ali Haddad a démenti, dans un communiqué publié ce dimanche 27 janvier, l’exclusion de Laid Benamor de la direction du FCE.

Aux cris de « Haddad le voleur ! », une foule excitée a encerclé vers 16h30 le commissariat d’El Kala où le désormais ancien Président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), était entendu sur PV par des officiers de la police judiciaire.

 

Des éléments de la police et de la gendarmerie ont été déployés en force autour du commissariat. Les manifestants ont crié très fort leur colère à l’encontre de celui qui est connu pour être l’un des grands “prédateurs” des ressources économiques du pays. Remontés, les protestataires sont restés sur les lieux jusqu’au départ des voitures qui emmenaient celui qui est désigné comme le pourvoyeur en fonds du cercle présidentiel.

Selon des sources policières, “il a été emmené vers le chef-lieu El Tarf pour être entendu par le procureur général”.  Ali Haddad, sous le coup d’une ISTN, a été interpelé vers 3 heures du matin au poste frontalier d’Oum Tboul avec environs 400 000 DA, 4000 euros et 100 dollars. Il est accusé d’infraction à la réglementation de change et devra comparaitre devant le procureur de la République d’El Kala, territorialement compétent.

Ce qui laisse penser que Ali Haddad est toujours en détention dans le commissariat d’El Kala et que le départ des véhicules de la Gendarmerie Nationale et des brigades de la BRI sont une ruse pour éloigner les manifestants et les disperser.

En ville, on savait dès le matin, bien avant que la nouvelle ne soit donnée par les médias électroniques, que l’ami du frère cadet du Président Bouteflika avait été intercepté à la frontière alors qu’il cherchait à quitter le territoire national. Toute la journée les commentaires, les supputations et les rumeurs les plus folles ont alimenté les conversations.

Chercher à passer la frontière au poste de contrôle à 3 heures n’est certes pas très innocent et pas très malin non plus, notamment lorsqu’il s’agit de quelqu’un qui cherche à fuir le pays comme Ali Haddad.

Les frontaliers se sont gaussés de cet ex Président de l’organisation la plus puissante de l’ère des Bouteflka qui aurait pu se payer les meilleurs passeurs avec le quart de ce qu’il avait en poche pour gagner le territoire tunisien par les chemins détournés. De là à s’en prendre à l’intelligence de l’oligarque très caricaturé, il n’y qu’un pas et il a été franchi.

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