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Economie

Aigle Azur disparaîtra faute de repreneur “crédible”

Espoir brisé pour Aigle Azur et ses 1.150 salariés: aucune offre de reprise n’a été retenue pour la compagnie aérienne spécialiste de l’Algérie, qui va cesser son activité vendredi soir, a annoncé le tribunal de commerce d’Evry.

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Des employés de la compagnie aérienne Aigle Azur avaient manifesté le 9 septembre 2019 devant le ministère des Transports à Paris
© AFP | Des employés de la compagnie aérienne Aigle Azur avaient manifesté le 9 septembre 2019 devant le ministère des Transports à Paris

“On avait espéré jusqu’au bout que quelque chose se passe”, a regretté Bruno Forey, de la CFDT, le premier syndicat de la compagnie. “Il semblerait que l’on veuille que le transport aérien français soit axé uniquement autour d’Air France”, a-t-il lancé, disant éprouver “une profonde déception”.

De son côté, la présidente du tribunal de commerce Sonia Arrouas a regretté dans un communiqué une décision “difficile”, car “tout avait été mis en œuvre pour sauver les salariés”. “La fin de la poursuite d’activité aura lieu ce soir, vendredi 27 septembre à minuit”, a-t-elle ajouté.

Concrètement, “la liquidatrice a 21 jours pour licencier tout le monde”, explique Bruno Forey. “C’est la durée légale. Il n’y a pas de plan de sauvegarde de l’emploi, donc tout le monde est licencié au minimum légal. On va pointer à Pôle emploi dans 21 jours”.

Aigle Azur, spécialisée dans les liaisons avec l’Algérie et la desserte du bassin méditerranéen, emploie quelque 1.150 personnes, dont 800 en France et 350 en Algérie.

“Désistements” et “absences d’offres concrètes”

La compagnie, dont les 11 avions ne volent plus depuis le 7 septembre, avait été placée en liquidation judiciaire le 16 septembre avec poursuite d’activité jusqu’à ce vendredi pour laisser aux repreneurs le temps d’améliorer leurs offres de reprise.

Mais finalement, “aucune solution pérenne n’a été proposée par les candidats repreneurs”, a expliqué Mme Arrouas, déplorant “les désistements ou les absences d’offres concrètes, l’absence de moyens financiers des candidats crédibles”, “l’indétermination de la provenance des fonds” ou encore “l’irrecevabilité de certaines propositions”.

Le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, qui a promis aux salariés “un accompagnement particulier (…) afin d’assurer un retour plus rapide à l’emploi”, a réagi en assurant que “tout avait été mis en œuvre pour donner leurs meilleures chances aux offres de reprise”, mais qu'”aucune offre financée” n’avait pu “aboutir”.

Deux offres étaient étudiées, l’une émanant de deux anciens responsables d’Air France, Lionel Guérin et Philippe Micouleau, subordonnée à l’obtention d’un prêt participatif de 15 millions d’euros auprès de l’État, l’autre présentée par Lu Azur, actionnaire minoritaire d’Aigle Azur à hauteur de 19%.

“L’une ne pouvait être choisie car elle reposait sur une majorité de capitaux extra-communautaires, l’autre était assortie d’une aide de l’État”, a expliqué à l’AFP Bruno Forey, également membre du Comité social et économique de l’entreprise.

Vendredi soir Gérard Houa, actionnaire minoritaire d’Aigle Azur via la société Lu Azur, a fustigé un “jugement irrationnel” qui “met à mort une entreprise en difficulté, pourtant pleine de potentiel” et appelé le gouvernement à “prendre ses responsabilités”.

Conditions “compliquées”

Air France, un temps intéressée, n’avait finalement pas déposé d’offre. “Il y a certains avoirs intéressants” mais les conditions légales et sociales “sont plutôt compliquées”, a estimé Benjamin Smith, directeur général d’Air France-KLM, vendredi lors d’une conférence de presse à Toulouse.

“Nous voulions bien reprendre des gens, les accueillir, mais à des conditions qui nous permettent de réussir”, a déclaré de son côté Marc Rochet, directeur général du groupe Dubreuil Aero (maison mère d’Air Caraïbes et de French Bee), sur franceinfo, blâmant “des gens qui ont mené une guérilla permanente contre les directions successives (…) et se sont construit des statuts qui font que ça n’est plus cohérent avec le marché”.

Liant la situation d’Aigle Azur à celle d’une autre compagnie en difficulté, XL Airways, une intersyndicale du transport aérien a appelé vendredi le gouvernement à venir en aide à un secteur engagé dans une “trajectoire mortifère”. Ils seront reçus “prochainement” par M. Djebbari, a assuré de son côté l’entourage du secrétaire d’Etat aux Transports à l’AFP vendredi, sans plus de précisions.

De son côté, l’intersyndicale de XL Airways a “exhorté les pouvoirs publics, nos actionnaires actuels et les autorités de tutelle à trouver une solution” pour éviter “un drame social de plus”.

Selon Bruno Forey, Air France bénéficiera de la fin d’Aigle Azur: “la moitié des créneaux” d’atterrissage et de décollage à l’aéroport d’Orly “doit être redistribuée au prorata de l’activité”, lui revenant en grande partie.

Ces créneaux, très convoités car leur total est plafonné, seront réattribués au bout d’un mois par l’Association pour la coordination des horaires (Cohor).

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SADEG invite ses clients à régler leurs factures

Achour Nait Tahar

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© DR | La Société algérienne de distribution de l’électricité et du gaz (SADEG)

La Société algérienne de distribution de l’électricité et du gaz (SADEG) a invité mercredi ses clients à régler leurs factures de consommation énergétique par l’un des modes de paiement mis à leur disposition pour éviter l’accumulation des factures et assurer la continuité du service public.

dans un communiqué rendu public, l’entreprise indique “avoir, tout au long de la crise sanitaire induite par l’épidémie de Covid-19, démontré son engagement à assurer la continuité des services d’électricité et de gaz et sa capacité à mobiliser de manière exceptionnelle ses ressources humaines et matérielles pour répondre à toutes les demandes de ses clients malgré toutes les difficultés découlant de la situation sanitaire”.

La même source précise que par solidarité avec ses clients, la société a suspendu, durant cette période exceptionnelle, le recouvrement des factures impayées, entraînant l’augmentation continue de ses créances auprès des secteurs privé et public”, soulignant que des niveaux record avaient été atteints en septembre 2020, avec plus de 7,9 milliards de dinars dans la wilaya d’Oran à titre d’exemple, soit une augmentation de plus de 54%.

Par ailleurs, la SADEG, fait état des difficultés financières résultant de cette conjoncture sanitaire exceptionnelle impactaient la trésorerie de la SADEG qui s’emploie à assurer la pérennité des revenus de tous les acteurs de sa chaîne d’activités.

La SADEG invite ses clients à prendre attache avec ses agences commerciales pour obtenir un échéancier de paiement des factures impayées, selon le communiqué.

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Economie

Pétrole: le prix moyen du panier de l’Opep recule à 41,04 dollars le baril

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Le prix du panier de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) était en baisse au lendemain de la 23éme réunion du Comité ministériel mixte de suivi de l’accord Opep et nonOpep (JMMC), tout en se maintenant au niveau de 41 dollars , selon les données de l’Organisation publiées mercredi sur son site web.

Ce panier de référence de l’Opep (ORB), qui comprend le pétrole algérien (le Sahara Blend), s’est établi à 41,04 dollars le baril mardi après avoir débuter la semaine en à 41,38 dollars , a précise la même source.

Le baril de Brent de la mer du Nord, côté sur le marché de Londres, sur lequel est établi le pétrole algérien a terminé la séance de mardi à 43,16 dollars à Londres, en hausse de 1,3% ou 54 cents par rapport à la clôture de lundi.

Les prix de l’or noir ont été soutenus par l’engagement des pays de l’Opep+ à poursuivre leur efforts pour le rééquilibrage du marché pétrolier en plus de l’espoir d’avancées majeures sur un nouveau plan de relance aux Etats-Unis .

L’engagement de tous les pays participants à se conformer pleinement à leur engagement et à compenser tout déficit au titre des plans de compensation présentés au Comité pour une période prolongée jusqu’en décembre 2020 a été réaffirmé lors de la réunion du JMMC tenue lundi par vidéoconférence.

“De cette manière, tous les pays participants ont été encouragés à redoubler d’efforts pour compenser des volumes surproduits afin d’atteindre l’objectif de rééquilibrage du marché et d’éviter des retards indus dans le processus”, a souligné le JMMC dans son communiqué final.

Actuellement les signataires de l’accord de réduction de production appliquent une baisse de 7,7 millions de barils par jour , qui sera ramenée ramené à 5,8 millions en début d’année prochaine, sachant qu’une nouvelle réunion du JMMC est attendue pour le 17 novembre.

Elle sera suivie de la 180éme réunion de la Conférence de l’Opep fixée pour la fin du mois prochain , tandis que la 12éme réunion ministérielle de l’Opep et Non -Opep est programmée pour le 1er décembre prochain, selon le planning fixé par l’Organisation .

Pour ce mercredi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 42,65 dollars à Londres, en baisse de 1,18% par rapport à la clôture de mardi.

Les cours de l’or noir sont pénalisés par l’évolution de la pandémie de Covid-19 et la reprise de la production d’or noir en Libye, selon les analystes.

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Economie

Le taux d’inflation stationnaire à 2% à fin septembre

Feriel Bouaziz

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Le taux d’inflation moyen annuel en Algérie à atteint 2% en septembre dernier, informe ce mercredi l’Office National des Statistiques (ONS).

En effet, l’évolution des prix à la consommation en rythme annuel à septembre 2020, est le taux d’inflation moyen annuel calculé en tenant compte de 12 mois, depuis le mois d’octobre 2019 à septembre 2020 comparé à la période allant du mois d’octobre 2018 à septembre 2019.

Cependant, la variation mensuelle des prix à la consommation, qui est l’évolution de l’indice de prix du mois de septembre 2020 par rapport à celui du mois d’août dernier, a noté une augmentation de 1,1%, a rapporté l’Office.

Par ailleurs, la variation mensuelle et par catégorie de produits, les prix des biens alimentaires ont affiché une hausse de 2,2%, résultat de l’augmentation des prix des produits agricoles frais en septembre dernier et par rapport au mois d’août.

C’est pourquoi, ces derniers ont augmenté de 4,7%, conséquence de la hausse des prix de certains produits, notamment les fruits frais (+27,1%), les légumes frais (+7,4%), la viande de poulet (+9,8%) et les œufs (+0,5%).

Par ailleurs, l’Office a relevé que le seul produit qui a connu une baisse de prix dans la catégorie des produits alimentaires agricoles frais, c’est la pomme de terre qui a chuté de 9,8% en septembre et ce par rapport au mois d’août dernier.

Quant aux produits alimentaires industriels, les prix ont enregistré un léger recul (-0,13%), selon l’ONS. Les prix des produits manufacturés, quant à eux, ont augmenté de 0,5%, alors que ceux des services ont stagné.

Durant le mois de septembre dernier, les prix à la consommation ont augmenté de 1,4% par rapport au même mois de 2019, ainsi que les enseignes d””habillement chaussures” qui eux aussi ont connu une hausse de (+1,44%), ceux de l’éducation également, culture et loisirs (+1,38%), du groupe de santé, hygiène corporelle (0,21%) et transport et communication (+0,1%).

Pendant les neuf premiers mois de 2020, les prix à la consommation, ont connu une hausse de 2,09%, marqués par une légère baisse des biens alimentaires (-0,47%), les produits agricoles frais (-1,60%), comparé aux produits alimentaires industriels qui eux ont augmenté de 0,65%. Les prix des biens manufacturés ont connu également une hausse de près de 5,2% et ceux des services près de (2%) durant les neuf premiers mois de l’année en cours et par rapport à la même période en 2019.

Ainsi, en 2019, le taux d’inflation en Algérie avait atteint 2%.

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