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Economie

Aigle Azur annule tous ses vols à partir de samedi 7 septembre

Bouzid ICHALALENE

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La deuxième compagnie aérienne française, placée en redressement judiciaire, ne pourra pas « assurer les vols au-delà du 6 septembre au soir ». Les voyageurs Algériens seront très touchés par ces perturbations, car le marché Algérien représente, selon les chiffres communiqués par la compagnie, 50 à 60% de l’Activité de Aigle Azur.

 

Les grandes difficultés se confirment pour Aigle Azur. La compagnie aérienne française Aigle Azur a annoncé jeudi l’annulation de tous ses vols à compter de vendredi soir, sans dédommagement dans l’immédiat pour ses clients, et doit trouver un repreneur d’ici à lundi pour ne pas sombrer. « La situation financière de la société et les difficultés opérationnelles en résultant ne permettent pas d’assurer les vols au-delà du 6 septembre au soir », a précisé dans un communiqué la spécialiste des liaisons vers l’Algérie, qui représentent 50 % à 60 % de son activité. L’entreprise a en outre prévenu ses clients devant effectuer un vol retour au-delà de vendredi qu’ils seraient « contraints d’acquérir un autre billet retour. La situation financière de la société ne permet pas de garantir un dédommagement ».

clouer au sol l’ensemble de ses appareils

Après avoir interrompu plus tôt jeudi les liaisons en provenance ou à destination du Mali, du Brésil et du Portugal, Aigle Azur a annoncé en fin de journée d’abord à ses salariés, puis aux clients, n’avoir d’autre choix que de clouer au sol l’ensemble de ses appareils. Pour la dernière journée vendredi, 44 vols ont été maintenus, tous à l’exception d’un seul reliant la France et l’Algérie. À l’aéroport de Paris-Orly, base principale d’Aigle Azur, la situation était « calme » jeudi matin, « parce que la compagnie a pu prévenir en amont les voyageurs. Il y a juste eu un peu de monde hier avec l’annulation d’un vol sur Bamako », selon la police aux frontières.

« La recherche de repreneurs se poursuit activement »

Dans une lettre adressée aux salariés, la compagnie indique assure que « la recherche de repreneurs se poursuit activement. Elle continue durant l’arrêt des vols ». Le temps presse pour le deuxième transporteur aérien français : les éventuels repreneurs ont jusqu’au lundi 9 septembre à midi pour déposer leur offre. L’accélération des événements est due à la dégradation de la trésorerie, loin des 25 millions évoqués en août par l’ex-PDG Frantz Yvelin, selon Martin Surzur, président du syndicat de pilotes SNPL d’Aigle Azur et membre du comité d’entreprise (CE). M. Yvelin a démissionné mercredi.

« La vente à la découpe qui s’annonce dans le cadre d’une liquidation qui s’approche, nous la refusons clairement », a déclaré M. Surzur à l’Agence France-Presse jeudi soir. « Beaucoup d’acteurs du transport aérien attendent cette liquidation pour faire leur marché au moindre coût, avec un effacement du passif et des dettes », selon lui.

15 millions d’euros sont bloqués en Algérie

Dans le cadre du redressement, les salaires ne sont plus réglés par la compagnie mais pris en charge par un système de garantie (AGS). Environ 15 millions d’euros sont bloqués en Algérie et « difficilement rapatriables », selon M. Surzur. Une trésorerie dont la compagnie a désespérément besoin. Le gouvernement a assuré que l’ambassade à Alger faisait « toutes les démarches possibles » pour faciliter le rapatriement des fonds.

Aigle Azur dispose d’atouts susceptibles d’intéresser un repreneur, plaident ses salariés, notamment des droits de trafic vers l’Algérie qui lui donnent une place de choix sur cette destination. La compagnie dispose surtout d’une pépite de 9 800 créneaux horaires annuels à Orly, où le total pour toutes les compagnies est plafonné à 250 000. « Le SNPL a demandé au ministre des Transports (qu’il organise) un rendez-vous urgent avec le Premier ministre à Matignon en présence des acteurs incontournables d’une reprise, Lionel Guérin et Air France », a rapporté M. Surzur. Il a ajouté qu’avec « l’ensemble des salariés, nous avons décidé de manifester dès samedi à Orly autant de jours que nécessaires jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée ».

coup de force

Plusieurs repreneurs potentiels ont fait part de leur intérêt, sans que l’on sache s’ils vont déposer une offre. Parmi eux se trouvent Lionel Guérin et Philippe Micouleau, anciens dirigeants du groupe Air France, selon des sources syndicales. Le nom du groupe Dubreuil, propriétaire d’Air Caraïbes, a également été évoqué. Gérard Houa, un actionnaire minoritaire qui avait tenté un coup de force pour prendre le contrôle de la compagnie fin août, a de son côté dénoncé dans un communiqué « une liquidation dangereuse et illégale » contre laquelle il a « engagé plusieurs actions devant les juridictions compétentes ». Aigle Azur compte 1 150 employés, dont 350 en Algérie. La compagnie dispose d’une flotte de 11 avions et a transporté 1,88 million de passagers en 2018, année pendant laquelle elle a réalisé un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros.

Avec AFP

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Pour Tebboune, l’exploitation du gaz de Schiste est “nécéssaire”

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Alors que plusieurs experts ont jugé inopportun l’exploitation du Gaz de Schiste en Algérie tant sur le plan technique qu’environnemental, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lui, semble vouloir déconstruire cette approche estimant que le recours à cette énergie est une “nécessité”.

Lors de son entrevue tenue hier mercredi avec les responsables des médias publics et privés, Abdelmadjid Tebboune a déclaré d’emblée que “l’exploitation du gaz de schiste est nécessaire” voire même “indispensable” pour l’avenir de l’Algérie”

Il y a eu par le passé une réaction négative de la population de Aïn Salah, a indiqué le chef de l’Etat, soulignant que “l’exploitation du gaz de schiste a évolué. Aux USA actuellement, il y a des puits de gaz de schiste entre les villas”.

Evoquant les essais de l’exploitation du schiste, le chef de l’Etat a affirmé que ceux-ci se feront dans “le calme“.

« Si nous voulons élever le niveau de vie, cette richesse doit être exploitée », a-t-il soutenu. « L’exploitation du gaz de schiste nécessite un débat national. Une richesse que Dieu vous a donné, pourquoi vous en priver ? », a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, nous consommons 43% de notre production de gaz et avec le nombre de logements réalisés et les projets d’approvisionnement de la population en gaz dans les zones montagneuses et rurales, notre consommation interne de gaz atteindra plus de 60% à court et moyen terme”.

« Nous sommes un pays producteur de gaz plus que de pétrole et cette réalité s’impose. Nous avons la deuxième ou la troisième réserve mondiale de gaz de schiste et nous n’exportons ni matières agricoles ni industrielles. La porte est ouverte à l’exploitation du gaz de schiste et nous ouvrirons le débat avec les milieux influents », a-t-il dit.

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Le pétrole en baisse, craintes d’une offre excédentaire

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Les prix du pétrole baissaient mercredi en cours d’échanges européens alors que l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), par la voix de son directeur exécutif à Davos, prévoit un surplus d’or noir pour la première moitié de 2020, selon le site prix du baril.

Ainsi, dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 64,12 dollars à Londres, en baisse de 0,73% par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril américain de WTI pour mars, dont c’est le premier jour de cotation comme contrat de référence, perdait 0,82% à 57,90 dollars. A noter que la veille, le WTI et le Brent avaient, respectivement, perdu 0,3% et 0,9%.

Le directeur exécutif de l’AIE Fatih Birol s’est exprimé mardi à l’occasion du 50e Forum économique mondial (WEF) à Davos, en Suisse, et a fait état d’une “abondance de l’offre de pétrole” avec un surplus estimé à un million de barils par jour, ont noté plusieurs analystes cités par la même source.

Pointant un niveau de la demande toujours faible, Naeem Aslam, analyste chez Avatrade, considère que cette analyse condamne tout mouvement haussier malgré les craintes qui pèsent sur les perturbations des exportations en Libye.

Un ralentissement de la production de pétrole aux États-Unis d’ici février plus important que ce que prévoit l’AIE devient désormais le meilleur espoir” pour un soutien des cours de l’or noir, selon Jasper Lawler, de LCG.

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Commerce extérieur, grandes surfaces commerciales, importation anarchique : le grand chantier qui attend Rezig

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Lancement de grandes surfaces commerciales, problématique du prix du lait ou encore commerce extérieur, le ministre du Commerce nouvellement installé a du pain sur la planche.

Le ministre du commerce, Kamel Rezig a dévoilé, lors d’une journée d’étude sur la loi de finances 2020 tenue hier mardi à Blida, son plan d’action qui consiste, entre autres, à booster l’exportation hors hydrocarbures et à réguler les prix des produits nationaux, et ce, à travers le lancement des surfaces commerciales.

Lancement de grandes surfaces commerciales en vue de réguler des prix

Kamel Rezig a annoncé le lancement de grandes surfaces commerciales, durant cette année 2020, en vue de la régulation des prix de différents produits nationaux notamment.

“Cette année 2020 verra le lancement de grandes surfaces commerciales dédiées à la promotion du produit local et la régulation de ses prix” , a-t-il indiqué

Le succès de ce projet sera, selon lui, du “ressort des entreprises privées qui, à leur tour, seront accompagnées par l’Etat“.

Problématique du prix du lait en sachet

Le ministre du cCommerce a souligné l’impératif de mettre fin à la problématique du prix du lait. “Nous accordons un intérêt suprême à l’élimination du problème de spéculation sur le prix du lait en sachet, soutenu par l’Etat, dont la note est payée par le citoyen modeste“, a-t-il soutenu.

“Dans une première étape, nous avons préféré adopter la méthode de sensibilisation envers certains commerçants qui procèdent délibérément au relèvement du prix du sachet de lait dont le prix est soutenu (par l’Etat)”, a précisé le ministre, assurant que des “instructions ont été données à tous les directeurs du commerce des wilayas en vue d’appliquer les sanctions à l’encontre des contrevenants, dans la 2ème étape de l’opération”, a-t-il fait savoir.

Et de poursuivre “nous ne tolérerons aucune infraction au prix du lait pasteurisé en sachet dont le prix est fixé à 25 DA le litre, à partir de la semaine prochaine”, a averti le ministre du Commerce appelant, dans la foulée, les citoyens à dénoncer “tout commerçant vendant le lait en sachet à un prix au dessus de 25 DA ».

Le ministère du Commerce met en avant l’intensification des patrouilles de contrôle aux premières heures de la matinée, en vue de constater de visu les « dépassements de certains commerçants », considérés, selon le ministre, « comme des victimes de certains distributeurs », a-t-il estimé.

Par ailleurs, le ministre du Commerce a assuré que “les quantités de lait produites actuellement couvrent les besoins nationaux », selon les informations parvenues à ses services, a-t-il dit, affirmant, néanmoins, que son département ministériel « n’hésitera pas, en coordination avec le ministère de l’Agriculture, à la prise des mesures nécessaires pour le relèvement du volume de production actuelle, si un manque est enregistré », a-t-il souligné.

Les industriels appelés à affecter une part de leurs produits à l’exportation

Les industriels sont tenus, à l’avenir, (de manière indirecte) à affecter un taux entre 20 à 30% du volume de leur production à l’exportation vers les marchés extérieurs », a indiqué le ministre.

M. Rezig a souligné que son département ministériel s’attelle actuellement à « formuler des concepts régissant le domaine de l’exportation avec l’élaboration du plan national d’exportation, en collaboration avec les opérateurs économiques qui bénéficieront du soutien et de l’accompagnement de l’Etat ».

« Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a veillé à la création d’un ministère délégué chargé du Commerce extérieur dans l’objectif d’accompagner les investisseurs et leur permettre d’accéder aux marchés extérieurs », a-t-il dit.

Accompagner les exportateurs

Abordant longuement la question inhérente à la promotion des exportations hors hydrocarbures, le ministre s’est également engagé à « soutenir et à accompagner les exportateurs » à qui il a recommandé de « ne plus se justifier par des problèmes d’entraves et de contraintes qui font désormais partie du passé, dans la nouvelle Algérie », a-t-il estimé.

M. Rezig a affirmé, en outre, que les portes de son département ministériel « sont ouvertes à tous, y compris aux citoyens et aux hommes d’affaires, en vue d’examiner toutes les doléances et d’œuvrer à trouver les solutions idoines ».

Le ministre du Commerce a précisé, à ce propos, que « des préparatifs sont en cours en vue de la tenue de rencontres et consultations avec les opérateurs économiques, exportateurs et importateurs, dans les jours à venir, pour s’entretenir notamment de sujets relatifs aux factures gonflées et aux importations anarchiques » et ce, a-t-il dit, suite à l’adoption du programme du Gouvernement par les deux chambres du Parlement.

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig a annoncé, mardi à Blida, que des préparatifs étaient cours, en vue de l’élaboration d’un fichier national des produits fabriqués en Algérie, en perspective de la mise au point d’une liste des produits autorisés à l’importation.

Un fichier national des produits

S’agissant des produits algériens destinés à l’importation, le ministre du Commerce annoncé que des préparatifs sont en cours, en vue de l’élaboration d’un fichier national des produits fabriqués en Algérie, en perspective de la mise au point d’une liste des produits autorisés à l’importation.

Nous veillerons à l’élaboration, dans les plus brefs délais possibles, d’un fichier national de tous les produits, industriels, agricoles, artisanaux et de services, de fabrication algérienne, en vue de mettre un terme à l’importation anarchique“, a-t-il précisé

Il a signalé le “recensement, sur le marché national, de dizaines de milliers de produits de fabrication algérienne inconnus“, nécessitant, a-t-il ajouté, “l’élaboration d’une liste à leur sujet, avec l’implication des industriels et autres opérateurs économiques“.

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