Ahmed Benbitour propose la désignation d’un représentant du Hirak par wilaya

Crédit photo: DR. Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement

L’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour a proposé, mercredi, dans un entretien accordé à l’agence officielle, la désignation d’un représentant par wilaya. Ces représentants  se réunissent, par la suite, afin d’élire trois d’entre eux pour parler au nom du Hirak.

 

L’ancien chef du gouvernement a mis en avant l’importance de choisir des représentants compétents du Hirak populaire pour des « négociations » avec les parties dirigeantes en vue d’un « changement total du système ».

Le Hirak populaire qui réclame un changement radical du système « se doit de passer » à une nouvelle phase à travers « la désignation de représentants officiels capables d’élaborer une feuille de route pour négocier avec les parties dirigeantes en vue de réaliser la principale revendication de la rue algérienne, à savoir le changement de tout le système », indique M.Benbitour à l’agence officielle.

Plus explicite, M. Benbitour propose la désignation d’un représentant par wilaya. « Ces représentants se réunissent, par la suite, afin d’élire trois d’entre eux pour parler au nom du Hirak », explique-t-il.

Programme de sortie de la crise politique

Se disant disposé à « apporter son aide » dans la transition qu’il prône, en contribuant à l’élaboration de la feuille de route pour la gestion de cette étape, il a indiqué avoir « un programme » de sortie de la crise politique que traverse le pays.

A la question de savoir s’il accepterait de diriger cette transition, M. Benbitour a affirmé que c’est là « une grande responsabilité historique », mais, a-t-il ajouté « je ne peux frapper aux portes » soulignant que « La rue refuse actuellement qu’on la représente ».

« Lorsque les manifestants et le régime conviendront d’un accord sur une transition, je ferai part de ma position concernant la direction de cette étape », a-t-il déclaré.

Dans le même sens, M. Benbitour a estimé que « l’opposition ne peut actuellement convenir d’un candidat de consensus pour la conduite de l’étape de transition », affirmant que « l’opposition peut être représentée par plus d’un candidat ».

Commentant les discours de l’institution militaire au sujet de la crise, M. Benbitour a estimé que ces discours étaient une preuve qu’elle (l’institution militaire) « avance prudemment », mettant en garde contre la durabilité du statu quo car, a-t-il dit, « plus le temps passe, plus les revendications augmentent et les solutions deviennent difficiles ».