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Politique

Agressions contre le personnel médical : des peines allant jusqu’à trois ans de prison

Yasmine Marouf-Araibi

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Les sanctions à l’encontre des agresseurs du personnel médical, paramédical et administratif continuent de tomber. En effet, des condamnations allant jusqu’à trois ans de prison ont été prononcées ces dernières 24h contre les auteurs des agressions physiques et verbales perpétrées à l’encontre des employés du secteur sanitaire.

A Tissemsilt une peine de 18 mois de prison ferme et une amende de 50.000 DA ont été prononcés, jeudi, à l’encontre d’une personne pour offense à une femme médecin généraliste exerçant au niveau d’un établissement public, indique l’agence de presse APS en citant un communiqué du procureur de la République près le tribunal de Tissemsilt.

Le mis en cause est poursuivi pour “agression sur un médecin généraliste, menace de mort et cassage de l’écran d’un tableau d’affichage de l’hôpital”, précise le communiqué de l’instance judiciaire

A Constantine le tribunal de Ziadia a prononcé, jeudi, une peine de trois ans de prison ferme contre un trentenaire pour “agression d’un médecin en exercice” et “coups et blessures volontaires”.

Selon l’APS, l’accusé aurait agressé un médecin exerçant au service Covid-19, dans le Centre hospitalo-universitaire (CHU) Dr Benbadis.

A Oran, la chanteuse de rai Siham Japonia a été condamnée à 18 mois de prison ferme et 120.000 DA d’amende pour « insulte à un employé dans l’exercice de ses fonctions”, “outrage à corps constitué”, “diffamation et prise de photos et leur publication sans l’autorisation de son propriétaire”, entre autres accusations.

Pareil à M’sila où deux jeunes ont été placés sous mandat de dépôt pour agression ciblant des employés de l’établissement hospitalier public (EHP) de cette wilaya.

Pour rappel le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné, mardi, l’élaboration d’un texte de loi pour “consolider” et “renforcer” la protection des personnels de la Santé.

Un dispositif qui “vise à prémunir le corps médical de toute agression ou violence, quel qu’en soit la forme, le moyen ou l’auteur, dans l’enceinte des hôpitaux et autres structures et établissements sanitaires à travers tout le territoire national“, selon un communiqué du Premier ministère.

De son coté, le ministère de la Justice a instruit les procureurs généraux d’agir avec « fermeté » contre les agresseurs des médecins, des infirmiers et des responsables des différentes structures de santé en les appelant à recourir automatiquement à l’arrestation des auteurs.

Il les appelle également à demander de lourdes peines contre eux, mais aussi de “faire appel des décisions qui ne sont pas conformes aux réquisitoires ».

Plusieurs agressions à l’encontre du personnel de la santé ont été signalées depuis le début de la pandémie de coronavirus notamment sur les réseaux sociaux où des photos et vidéos ont été diffusées. Ces agressions, déjà courants, se sont accentués avec la hausse des cas de contaminations et la saturation des hôpitaux.

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