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Affaire du mineur Said Chetouane: 5 à 6 ans de prison requis contre Mohamed Tadjadit et quatre co-accusés

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Le procès des cinq activistes Mohamed Tadjadit, Malik Riahi, Soheib Debaghi, Noureddine Khimoud (Nadjib Milano) et Tarik Debaghi, dans le cadre de l’affaire du mineur Saïd Chetouane, s’est ouvert ce mardi 22 mars au Tribunal Sidi M’hamed à Alger.

Le procureur de la République «a requis 6 ans de prison ferme, assortie d’une amende d’un million de DA, contre Mohamed Tadjadith et Soheib Debaghi», a indiqué maitre Nabila Smail. Pour Malik Riahi, Noureddine Khimoud (Nadjib Milano) et Tarik Debaghi, le parquet a rquis 5 ans de prison ferme, un million de DA d’amende et la saisie des affaires.

Les cinq activistes sont poursuivis dans l’affaire du mineur Saïd Chetouane qui remonte à avril 2021, lorsque l’enfant de 15 fut arrêté à Alger avec plusieurs autres personnes, suite à une tentative de marche dispersée.

À sa sortie du commissariat, dans la soirée, l’enfant a été filmé en pleurant et évoquant «une agression sexuelle» dont il aurait été victime lors de sa garde à vue. Sur la vidéo paraissait Mohamed Tadjadit, surnommé «poète du Hirak» et d’autres personnes.

Mohamed Tadjadit et Malik Riahi ont alors été arrêtés le 4 avril 2021 dans un appartement à Ain Beniane après perquisition de la police. Le lendemain, Soheib Debaghi, Noureddine Khimoud et Tarik Debaghi seront, à leur tour, arrêtés à Barika (Batna), à bord d’un véhicule, avant d’être transférés vers Alger.

Le 8 avril, après une présentation devant le procureur qui transmet leur dossier devant le juge d’instruction, avant même l’arrivée de leurs avocats, les cinq activistes seront placés sous mandat de dépôt pour plusieurs chefs d’inculpation.

Chetouane « témoin de l’innocence » des accusés

Ils sont poursuivis pour «diffusion de fausses informations de nature à troubler l’ordre public», «atteinte à la vie privée d’un enfant et son exploitation à des fins contraires à la morale» et «incitation à la débauche, et détention de stupéfiants (drogue) pour consommation».

Selon l’avocate Nabila Smail, «l’enfant mineur, Said Chetouane a demandé la parole » affirmant être «le témoin de l’innocence de Mohamed Tadjadit et ses compagnons».

Amnesty international appelle à «l’abandon» des charges

L’organisation de défense des droits de l’Homme, Amnesty international à plaidé ce mardi pour «l’abandon» des charges. «Les autorités algériennes doivent abandonner toutes les charges portées contre cinq militants qui font l’objet d’accusations forgées de toutes pièces», a écrit l’ONG dans un communiqué.

«Bien que cette vidéo soit devenue virale en Algérie, suscitant l’indignation face à la torture qui aurait été infligée à un mineur, notamment une tentative de viol, les autorités algériennes choisissent de faire taire les messagers plutôt que d’enquêter sur les allégations», déplore Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International. Les accusations portées contre ces cinq hommes «sont liées à l’exercice de leur liberté d’expression», a-t-elle ajouté. 

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