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Politique

Affaire de Karim Tabbou : Sa famille demande l’ouverture d’une enquête

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR | Karim Tabbou,

Dans un communiqué rendu public ce lundi 30 mars, la famille Tabbou a appelé à la libération « immédiate » de son fils, ainsi qu’à l’ouverture d’une enquête pour « faire toute la lumière sur ceux qui sont derrière ce traitement inhumain et cruel » que subit Karim Tabbou.

La famille Tabbou a réitéré son indignation quant au procès en appel de son fils qui s’est tenu le 24 mars. Un procès que la famille a qualifié du “plus abject” et le “plus scandaleux dans l’histoire de la justice algérienne” . Dans ce sens, la famille souligne que ce procès “arbitraire et inique” est “en violation flagrante du code des procédures pénales”.

Ainsi, en ce lundi 30 mars qui marque le 200e jour de détention de Karim Tabbou, sa famille a exigé sa libération afin « qu’il puisse bénéficier d’une prise en charge urgente par une équipe algérienne de notre choix ». La famille souligne que si l’état de santé de Karim Tabbou montre des améliorations suite au malaise dont il a été victime lors de son procès, « le maintenir en prison constitue un réel danger pour sa vie ».  

“Apres avoir bafoué toutes les règles et normes telles que contenues dans le droit national et international en orchestrant le procès le plus scandaleux dans l’histoire de la justice de notre pays, nous avons de sérieux doutes sur la funeste malveillance du pouvoir qui cherche à monter un dossier médical afin de préparer de nouveaux plans diaboliques”
a écrit la famille dans le communiqué.

En plus de sa libération, la famille Tabbou a également demandé l’ouverture d’une enquête tout en exigeant que celle-ci soit “supervisée par des organes indépendants” et ce dans le but “de faire toute la lumière sur ceux qui sont derrière ce traitement inhumain et cruel que subit notre fils depuis le 11 septembre”, soit le jour de son arrestation.

Rappelons que Le 24 mars dernier, le procès en appel de Karim Tabbou a été programmé à la Cour d’Alger à l’insu de ses avocats. C’est par le biais de son frère Djafer que ces derniers ont été notifiés de l’audience. Seul à la barre, Karim Tabbou avait demandé le report de celle-ci. Une requête qui lui a été refusée par le Juge. Suite à la décision du juge de poursuivre, l’opposant Karim Tabbou a eu un malaise et a été évacué à l’infirmerie de la Cour d’Alger, comme annoncé par ses avocats, qui ont précisé qu’il s’agissait d’un pic de tension.

A l’issue de ce procès, et malgré son état de santé, une année de prison ferme a été prononcée contre Karim, alors qu’il était condamné en première instance à six mois de prison ferme. Une peine qu’il était à deux jours près de purger. Alors qu’il devait quitter la prison le jeudi 26 mars, Karim Tabbou s’est vu condamné à six mois supplémentaires.

Si les informations concernant l’état de santé de Karim Tabbou ont été démenties par la suite par le Parquet d’Alger, sa famille et son collectif d’avocats ont affirmé que le militant Karim Tabbou a bel et bien été victime d’un pic de tension. D’ailleurs, sa famille le réaffirme dans le communiqué rendu public aujourd’hui.




Politique

Abderrahmane Benbouzid s’exprime sur la rentrée scolaire

Yasmine Marouf-Araibi

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© DR |APS

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, s’est exprimé ce jeudi sur la rentrée scolaire dont la date n’a pas encore été fixée en raison de la pandémie de coronavirus. Pour le ministre cette rentrée doit se faire même si elle aura lieu dans des conditions particulières.

Invité ce matin à la chaine I de la radio nationale, Abderrahmane Benbouzid, dit ne pas détenir une date précise quant à la rentrée scolaire. Il explique que la décision de la fixer revient au ministère de l’Education nationale.

Cependant, ajoute-il, la décision sera prise en collaboration avec le ministère de la Santé et en se basant sur l’avis du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus en Algérie.

Pour le ministre de la Santé, la rentrée scolaire “doit avoir lieu” même si la situation épidémiologique ne s’améliore pas. “Nous devons co-exister avec le virus”, a-t-il dit.

Il précise, dans ce sens, que les élèves et les enseignements ainsi que le personnel administratif seront soumis à des mesures de prévention dont la distanciation sociale et le port du masque. Il révèle également que le comité scientifique, qui relève de son secteur, a proposé un calendrier au ministère de l’Education pour éviter les rassemblements. Ainsi, certaines classes auront cours le matin tandis que les autres auront cours d’après-midi.

Le secteur de l’éducation a été lourdement impacté par la pandémie de coronavirus en Algérie. Les écoles sont fermés depuis mars dernier. L’examen du 5e a été annulé, le BEM a été facultatif cette année pour les élève scolarisé tandis que le bac a été maintenu dans des conditions particulière.

En effet, les deux examens nationaux se sont déroulées dans des conditions inédites avec des mesures préventives imposées aux candidats et aux encadreurs.




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Politique

Après son dérapage lors de sa visite à Oran : le ministre de la Poste présente ses excuses

Meriem Nait Lounis

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Le ministre de la Poste et des TIC, Brahim Boumzar, s’est excusé suite à des déclarations faites mercredi à Oran et qui ont été qualifiées de “discriminatoires” et “racistes” par les internautes. Le ministre s’est excusé mais n’a pas retiré ses mots parce que pour lui “ils ont été mal interprétés”.

” On est à Oran, la capital de l’Ouest, on est pas au Sahara”, avait déclaré le ministre lors d’une visite officielle. Les propos ont fait le tour des réseaux sociaux hier soir. En effet, les internautes ont vite réagi et jugé ses propos de ” racistes”, “dégradants” et ” discriminatoires”.

Le ministre n’a pas tardé à répliquer, dans une vidéo publiée sur la page officielle de son ministère. Brahim Boumzar a affirmé que ses déclarations ont été ” déviées de leur sens ” et ” mal interprétées”.

Le ministre se justifie: si il a comparé Oran aux régions du Sud c’est parce que ces dernières manquent de réseaux. “Nous étions dans une cité résidentielle qui contient plus de 40.000 logements, habitée depuis 3 ans et où il n’y avait pas de réseaux, ni téléphone portable ni fixe”, a-t-il ajouté.

En plus de la vidéo, un autre publication a été diffusée tard dans la nuit de mercredi à jeudi et dans laquelle il est écrit : “je m’excuse auprès de mes frères pour les mots qui ont été mal compris et mal interprétés. Non à la discorde. Un seul peuple. un seul pays”.

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Politique

Condamnation de Khaled Drareni: le comité de soutien charge Tebboune et Ammar Belhimer

Melissa NAIT ALI

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“Les geôliers de Khaled Drareni devant leurs responsabilités”. C’est ce qu’a affirmé, ce mercredi, le comité de soutien au journaliste, condamné le 15 septembre dernier, à deux ans de prison ferme.


Dans un communiqué rendu public, le comité charge le président, Abdelmadjid Tebboune et le ministre de la communication, Ammar Belhimer, qui ont tout fait, à travers leurs interventions, à justifier l’emprisonnement du journaliste avant de l’enfoncer.

Le directeur de casbah tribune a subi un traitement spécifique. Celui d’un otage personnel de Abdelmadjid Tebboune. Le président de la République a conduit une charge personnelle contre le détenu provisoire, le 02 mai 2020 en le traitant de « Khebardji » pour justifier son incarcération le 27 mars précédent“, explique le comité dans un communiqué.

Selon la même source, l’appareil de la justice, la cour d’Alger, après le tribunal de Sidi M’hamed ne “s’est pas « libéré » de cet épisode unique dans les anales où un chef d’Etat se transforme en procureur général dans une affaire en cours, ajoutant une accusation inventée par son entourage et ne figurant ni dans le rapport de l’enquête préliminaire ni dans le dossier de l’instruction judiciaire“.

Le verdict, ajoutent les rédacteur de ce communiqué, “a suivi le réquisitoire assumé au sommet de l’État” . “C’est un précédent d’une gravité monumentale dans la vie de la république s’agissant d’un journaliste protégé par l’article 50 de la constitution pour exercer sa mission d’information“, précisent-ils également.

Rappelant que les seuls faits pour lesquels Khaled Drareni est poursuivi “sont liés à l’exercice de son métier de journaliste”, le comité dénonce avec force contre la tentative honteuse du ministre de la communication Amar Belhimmer d’ôter à Khaled Drareni sa qualité de journaliste.

Notre collègue est reconnu par ses pairs, par le public algérien par les auditoires des médias étrangers, par les organisations mondiales de défense de la presse, et surtout par les centaines de milliers de manifestants du Hirak à Alger, comme un grand témoin professionnel de son temps, le cœur même de la mission de journaliste“, soulignent-ils comme rappeler à Ammar Belhimer ces réalités qu’il semble vouloir nier à tout prix.

L’entêtement de l’appareil sécuritaire et du président de la république à priver khaled drareni de sa liberté pour qu’il ne témoigne plus, indique-t-on dans le même communiqué, a déclenché la plus grande compagne de soutien pour un détenu en Algérie et la plus au monde pour un détenu algérien.

C’est une source de fierté pour la profession, mais un immense gâchis pour les énergies du pays et pour les promesses de liberté portées par le mouvement populaire. L’Algérie est au bancs des nations pour la politique répressive des ses gouvernants. Elle subit une dégradation sans précédent de son image”, précise la même source, réitérant l’engagement du comité à “poursuivre sans relâche la formidable compagne en cours pour la libération et la réhabilitation de Khaled Drareni dont le courage et la ténacité ont irradié le projet, aujourd’hui populaire, d’une Algérie libre et démocratique”.

Le comité a intégré dans ses revendications la libération des autres journalistes et éditeurs de presse détenus : Abdelkrim Zeghilèche, Abdessamia abdelhai.
Il est solidaire et converge, ajoute-t-on, avec tous les autres comités en lutte pour la libération des détenus du Hirak et des détenus d’opinion.

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